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Consommation

Nouveau scandale autour de la viande de cheval

Photo : © pholidito- Fotolia.com

La gendarmerie a mené une vaste opération dans le cadre d’une enquête sur un trafic de viande de cheval dans le sud de la France. 30millionsdamis.fr revient sur les circonstances de cette affaire.

 

Lundi 16 décembre 2013, la gendarmerie a lancé un coup de filet dans le cadre d’une nouvelle enquête sur un trafic de viande de cheval dans 11 départements du sud de la France. Les investigations menées par la section de recherches de la région Languedoc-Roussillon, sous la conduite d’un juge de marseillais, concernent la commercialisation de viande de chevaux qui auraient auparavant servi dans des entreprises pharmaceutiques, des laboratoires et des centres équestres. Près de 200 équidés provenant des laboratoires Sanofi Pasteur en Ardèche auraient ainsi été rachetés par des grossistes pour être revendus en boucherie. Les négociants se seraient aussi fournis auprès de particuliers et de centres équestres. Dans tous les cas, les animaux auraient subi des traitements médicamenteux qui rendraient leur viande impropre à la consommation. « Tous les chevaux étaient destinés à l’équarrissage. Par la mise en place d’un réseau de falsification, ils ont été détournés de leur destination et ont atterris dans la filière alimentation », explique-t-on du côté des forces de l’ordre. Pour l’instant, tout indique à croire que Sanofi n’était pas au courant de ce trafic.

Acheté 10 euros… revendu 800

Toujours selon la Gendarmerie, les chevaux étaient rachetés 10 euros/pièce et les carcasses étaient ensuite revendues pour des sommes allant de 500 à 800 euros/pièce. L’ampleur et la durée du trafic n’ont pas encore pu être déterminées. Les interrogatoires des 21 personnes interpelées dans la matinée du 16 décembre 2013 ainsi que les documents saisis à cette occasion devraient permettre d’établir avec plus de précision les circonstances de cette affaire. Les recherches ont débuté en octobre 2012, suite à la réception par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de l’Aude, d’une lettre anonyme mettant en cause les pratiques frauduleuses de certains négociants en viande du sud de la France. Les autorités ne se sont encore que très peu prononcées sur les conséquences éventuelles liées à la consommation de cette viande. « A ce stade, rien ne permet de dire qu’il y a un problème sanitaire », a déclaré à l’AFP Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire. Le procureur de la République à Marseille, Brice Robin, en charge de l’enquête a indiqué, pour sa part, n’avoir « absolument pas la preuve à travers des analyses toxicologiques que ces animaux étaient nuisibles à la santé humaine ». Pour autant, compte-tenu de leur provenance, ces animaux n’auraient jamais dû se retrouver dans le circuit alimentaire. Près d’un an après le scandale dit « Spanghero », où de la viande chevaline était revendue pour de la viande bovine (essentiellement dans des plats préparés, NDLR), cette nouvelle affaire vient une fois de plus entacher l’industrie alimentaire.

Commenter

  1. qualite22 19/02/2018 à 22:52:32

    il est temps de mettre en place des procédures plus fiable pour le contrôle, la traçabilité et la sécurité alimentaire (pour les humains, comme pour les animaux!)
    Les solutions existent pourtant, comme la norme iso iso-22000.fr