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Buzz13.04.2018

Scandale sur les antiparasitaires : veillez à bien protéger vos animaux !

L’enseigne Botanic a retiré de ses rayons certains antiparasitaires pour animaux, les accusant d’être des « pesticides ». La Fondation 30 Millions d’Amis fait le point avec l’expertise du Dr vétérinaire Laetitia Barlerin.

Traiter son animal contre les parasites n'est pas un acte anodin. © nateejindakum - Fotolia.com

C’est l’initiative d’une jardinerie qui a lancé la polémique. La chaîne de magasins Botanic ne « propose plus aucun produit à base de pesticides chimiques (fipronil, perméthrine, tétraméthrine) pour les soins des chats, des chiens et autres animaux de compagnie », déclare-t-elle dans un communiqué de presse. Elle invite même les citoyens à « ramener leurs pesticides chimiques pour les animaux afin de les faire supprimer par un organisme spécialisé dans l’élimination des déchets dangereux ».

Les produits mis en cause

Ouvertement décriés par cette enseigne car suspectés d’être des « perturbateurs endocriniens », les produits contenus dans les pipettes Frontline, Fiprokil, Effitix et Effipro. Se basant sur différentes études, l’enseigne indique que le fipronil ou encore la perméthrine (mortelle pour les chats) et la tétraméthrine ont été associés par des chercheurs de l’Inserm à une « baisse significative » des performances cognitives des enfants ou encore classés comme « cancérigènes possibles » par l’agence de santé américaine. Pour les remplacer, l’enseigne propose désormais une « quarantaine de soins naturels ».

La réponse des labos

Contactés par 30millionsdamis.fr, tous les laboratoires produisant les produits mis en cause renvoient au même communiqué du Syndicat de l'industrie du médicament et des réactifs vétérinaires qui affirme que « les antiparasitaires sont des médicaments vétérinaires et non des "pesticides" ». Ce dernier rappelle également que comme tout médicament, ces produits ont fait l’objet d’études démontrant leur efficacité et leur innocuité et que « les antiparasitaires à base de fipronil gardent un rapport bénéfice-risque positif ». Le Syndicat accuse par ailleurs l’initiative de Botanic d’être « trompeuse » et de laisser penser que ces « médicaments ont fait l’objet d’un rappel de lots, ce qui n’est pas le cas ».

Les pipettes antiparasitaires Frontline, Fiprokil, Effitix et Effipro ont été décriées par l'enseigne Botanic. © tatomm - Fotolia.com

L’avis du vétérinaire

« Nous sommes néanmoins en droit de se poser des questions sur ces produits », rétorque la vétérinaire Laetitia Barlerin, tout en assurant que les sprays et colliers contenant les molécules incriminées sont aujourd’hui peu vendues par les vétérinaires. « Nous préférons nous tourner vers d’autres antiparasitaires par exemple sous forme de comprimés qui sont composés de nouvelles molécules testées récemment autant sur leur efficacité que leur innocuité et dont la mise sur le marché a fait l’objet d’études drastiques et bénéficie d’un suivi régulier par l’Agence du médicament vétérinaire », précise la praticienne.

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Méthodes alternatives : à prendre avec précautions

Si certains vantent les mérites des méthodes dites « naturelles » comme les produits à base d’huiles essentielles, d’extraits de margosa, de pyrèthre ou encore de la terre de diatomées, les professionnels souhaitent mettre en garde les maîtres d’animaux. « Naturel ne veut pas dire que ce n’est pas toxique. Les huiles essentielles par exemple peuvent tuer un chat en cas de surdosage et sont interdites chez l’enfant et la femme enceinte. Quant à la terre de diatomées, elle n’est pas du tout conseillée pour les animaux qui ont des troubles respiratoires car cette poudre en suspension va aggraver leur pathologie. La molécule active du margosa ou neem est par ailleurs interdite en agriculture car potentiellement cancérigène et néfaste pour les abeilles. Attention donc à ne pas remplacer du soi-disant toxique par du toxique ! », avertit le Dr Barlerin.

 

Naturel ne veut pas dire que ce n’est pas toxique.
Dr Barlerin

De plus, la plupart de ces substances agissent comme des répulsifs et ne vont pas tuer les parasites ou insectes. « L’intérêt des médicaments est qu’ils vont tuer la tique et donc l’empêcher de transmettre des maladies graves comme la piroplasmose. Ce qui n’est pas le cas des répulsifs », précise-t-elle.
Sans oublier que ces méthodes alternatives, puisqu’elles ne sont pas des médicaments, n’ont jamais été évaluées comme tels : « Comme il n y a pas d’autorisation de mise sur le marché, il n y a pas d’obligation de preuve scientifique et clinique d’efficacité ou d’innocuité, ajoute-t-elle. D’ailleurs il est bien précisé sur la notice que le produit n’est pas garanti pour la prévention de la piroplasmose. »

Le cas par cas

Il existe un large panel de solutions antiparasitaires pour traiter nos animaux. Comprimés, colliers, pipettes… autant de produits disponibles – pour certains – sur prescription vétérinaire ! « Il faut que les maîtres comprennent que traiter contre les parasites n’est pas innocent. Il faut s’adresser à votre praticien qui vous conseillera au mieux en fonction de votre animal, son âge, son espèce, son mode de vie, son environnement (en particulier les enfants) et des risques », rappelle L. Barlerin. Autrement dit, on ne traitera pas de la même façon un animal qui vit en ville dans une famille qu’un chat qui habite à la campagne ou au contraire, ne sort jamais de chez lui…

Commenter

  1. Jaïa 19/04/2018 à 19:26:04

    ces produits sont sensés tuer puces et tiques et non pas les animaux !!! c'est quoi ce b*****!!!

     

  2. Gaetgaet 17/04/2018 à 18:51:27

    « L’intérêt des médicaments est qu’ils vont tuer la tique et donc l’empêcher de transmettre des maladies graves comme la piroplasmose. Ce qui n’est pas le cas des répulsifs. »

    Ou bien ils vont lui permettre de transmettre la maladie puis mourir juste après. Mais on peut aussi l'empêcher de transmettre la maladie en la tenant à distance. Avec des répulsifs.

    L'éternel débat sur le manque d'évaluation des produits naturels c'est l'éternel débat entre médecine de prévention et médecine curative. Mais est-ce qu'il y a besoin des mêmes précautions entre de l'artillerie légère et le maniement de bombes lourdes ?

    D'un côté, les effets secondaires classiques en cas de complication sont sauf exception des allergies ou des problèmes épidermiques, de l'autre on a le droit en plus à l'apparition de pathologies lourdes, de défaillances organiques chroniques...

     

  3. Gaetgaet 17/04/2018 à 18:36:01

    Quant à l'éternel débat sur l'absence d'homologation des produits naturels, la question n'est pas une question d'efficacité/ d'innocuité entre naturel et de synthèse mais une question de rentabilité entre brevetable et non brevetable. 

    Certains vétérinaires qui ne jurent que par cela cherchent à faire peur avec des épouvantails mais comparons ce qui est comparable: « Les huiles essentielles par exemple peuvent tuer un chat ». Okay ! Combien de chats meurent par an d'un surdosage d'huiles essentielles ?

    Combien à cause des surdosages des traitements classiques ?

    Et combien sont soignés grâce à des huiles essentielles sans avoir à subir de traitements plus lourds ? Combien souffrent d'effets secondaires liés aux recours systématiques aux traitements chimiques de synthèse ?

    Quant on voit le manque d'indépendance de la profession vis-à-vis des industriels de la nutrition animale et l'intervention des labos pharmaceutiques dans les écoles vétérinaires, on ne peut que douter des pratiques de certains vétérinaires vis-à-vis de la bonne santé de nos petites bêtes.

     

  4. Balthazar63 17/04/2018 à 18:28:09

    Pour moi c est logique depuis bien longtemps. Tous ces produits miracles qui tuent tout sans conséquences sur un organisme vivant moi je ne crois pas au père noel. Si on peut éviter les produits chimiques il faut le faire et pas que pour les anti parasitaires de nos compagnons.

  5. Gaetgaet 17/04/2018 à 18:27:02

    « Les antiparasitaires sont des médicaments vétérinaires et non des "pesticides".» 

    FAUX Oui au sens pesticide = produit phytosanitaire (nom donné par les industriels aux pesticides pour plantes) mais sinon un antiparasitaire est par définition stricto sensu un pesticide sinon c'est qu'il n'a aucune efficacité !

    Les études démontrant leur innocuité sont la plupart du temps des études réalisées par les industriels eux-mêmes. Ou comment être juge et partie ! Quant au fipronil, pour rappel c'est l'insecticide tueur d'abeilles interdit à la vente en agriculture mais encore autorisé pour le marché des antiparasitaires pour chiens et chats..

     

  6. pachyure 17/04/2018 à 09:13:12

    Bonjour,

    Cet article nous alerte sur la composition des anti-parasitaires externes, c'est bien. 

    Mais à la fin de l'article on ne sait pas ce qu'il faut utiliser pour protéger son animal, son entourage

    immédiat et la société en général.

    Il ne suffit pas d'alerter, encore faut-il aussi informer les utilisateurs afin qu'ils puissent choisir le

    meilleur produit , en dehors de l'avis des vétérinaires .

     

  7. arche de Chris 17/04/2018 à 01:35:51

    alors là, j\'ignorais cela...

  8. Coeurdecaro 16/04/2018 à 23:45:48

    renseignez-vous sur le nbre de chiens décédés des effets secondaires de ces cachets pesticides chez Nexgard, Bravecto etc....je viens de perdre mon petit Jack Russel, alors oui pour les produits les plus naturels soient-ils, les laboratoires pensent qu\'à faire du fric sans état d\'âme, perdre son chien 9 j après avoir donné Nexgard, et en seulement 10 h, alors qu\'il jouait, mangeait, courait les 8 j précédents sa mort !!!!\n

  9. lor5 14/04/2018 à 09:02:34

    bonjour, combien de chiens meurent a cause de ces soi disant "médicaments" ! c'est une honte...

    www.facebook.com/groups/1206519026075577/

    www.facebook.com/groups/dangerbravectonexgardsimparica/

     

  10. kira40 13/04/2018 à 23:03:07

    Les comprimés ne sont pas à conseiller non plus. Sujet à controverse. Exemple Bravecto qui est du fluralaner rien d'autre qu'un pesticide chimique aussi. De plus le produit passe directement dans le sang de l'animal ce qui est valable pour tout les comprimés. La plus part de ces médicaments sont vendus par des vétérinaires qui méconnaissent les risques puisques qu'ils ne font que répéter les paroles des laboratoires partenaires. Donc il vaut mieux parfois ne pas ce référé à des vétérinaires.