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Débat12.04.2016

Les dissections de souris de nouveau autorisées : une décision rétrograde !

Les dissections d’animaux vont reprendre dans les collèges et les lycées selon une récente décision du Conseil d’Etat. Un retour en arrière intolérable pour la Fondation 30 Millions d’Amis qui s’insurge de cette régression aussi soudaine qu’absurde.

Les dissections vont recommencer à l'école ! © BillionPhotos.com - Fotolia.com

Souris, grenouilles, poussins… retournent sur les tables de dissection des élèves (06/04/2016). Le Conseil d’État, la plus haute autorité administrative en France, vient en effet d’annuler l’interdiction de disséquer des souris en classe prise par le ministère de l’Éducation en décembre 2014. Une interdiction qui avait été fortement contestée à l’époque par le premier syndicat d’enseignants du secondaire, le Snes-FSU, qui vient d’ailleurs de se réjouir de ce retour en arrière. Pour le Snes, « la confrontation avec le réel est l'un des fondements de notre discipline, dans l'évident respect de la vie animale, et les solutions alternatives actuellement proposées - maquettes en plastique, programmes informatiques... - sont loin de pouvoir remplacer la manipulation du "vivant" », explique le syndicat sur son site.

Le ministère de l’Éducation avait transposé la directive européenne 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques qui incite les états membres à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés et à leur substituer des méthodes sans animaux. Le Conseil d’État, lui, estime que « le ministère s'est appuyé sur une mauvaise interprétation du droit européen, c'est pourquoi sa décision est annulée, et donc la dissection des souris redevient possible, dans des conditions encadrées ».  Un argument qui ne tient pas pour André Ménache, directeur d’Antidote Europe : « dans le cadre des 3 R (Réduire, Raffiner, Remplacer), la directive est contre la reproduction des animaux dans le but de les tuer. ».

 

Il y a toujours des forces rétrogrades qui combattent toutes les avancées. Reha Hutin.

Toutes les classes de biologie de l'enseignement général jusqu’au baccalauréat pourront donc de nouveau utiliser des animaux vertébrés élevés dans ce seul but. Jusqu’ici, les expériences pouvaient être réalisées sur « des invertébrés (...) à l'exception des céphalopodes (...) et sur des vertébrés ou sur des produits issus de vertébrés faisant l'objet d'une commercialisation destinée à l'alimentation ».

Un retour en arrière

Un répit qui n’aura pas duré. La Fondation 30 Millions d’Amis, qui s’était réjouie en 2014 de ce progrès qui protégeait les animaux de cette tuerie inutile et remplaçable, s’insurge de ce retour en arrière. « Il y a toujours des forces rétrogrades qui combattent toutes les avancées obtenues par les défenseurs des animaux. C’est encore une fois le cas ici. Mais au-delà, que penser d’une société qui impose à des enfants de tuer des êtres vivants sans raison et surtout de « fouiller » dans les entrailles d'un animal mort pour satisfaire une toute petite minorité ? » s’interroge Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis.

Antidote Europe a estimé que cette décision avait probablement été motivée par des enseignants qui refusent de changer leurs méthodes d’apprentissage et ne sont pas à jour des nouveaux procédés : plastification, vidéo numérique… D’autant que « notre association dispose de preuves qui montrent l’équivalence voire la supériorité des résultats d’apprentissage grâce aux méthodes alternatives à la dissection. » explique André Ménache.

Enfin, pour la philosophe Florence Burgat, l’enjeu n’est évidemment pas pédagogique : « ici l’Homme s’affirme dans sa différence absolue avec l’animal en décidant de sa mort ». Cela reflète également une lacune de l’enseignement en France : « Pourquoi veut-on absolument inculquer aux enfants que le rapport qu’ils doivent avoir avec les animaux qui sont des êtres sensibles c’est celui de l’animal mort ? Aujourd’hui, dans les cours d’Histoire ou dans les cours de science, on ne donne aucune place à l’animal ou uniquement à l’animal mort ».

Les associations de protection animale étudient actuellement les recours possibles à cette décision du Conseil d’État.

Commenter

  1. questeur 24/06/2016 à 11:00:27

    je pense que puisqu'il en est ainsi sur la décision, une seule souris par classe devrai être disséqué. le prof fait la manipulation (pour qu il y est un minimum de respect envers l'animale mort), il se film en direct et le retrasmet par video projecteur pour que tous les élèves puisse voir.

     

  2. Pixie30m 14/06/2016 à 20:43:08

    Je ne peux pas le croire ! Comment peut on faire ça ? Ces pauvres souris sont mortes dans j\'espère de bonnes conditions, car c\'est un minimum. Leur corps sera ouvert sans délicatesse, puis oublié. Il faut être malade pour faire ça.\nDisséquer une partie d\'un animal, c\'est déjà à vomir, mais il a été tué pour nous permettre de vivre. Ces souris seront juste tuée pour permettre à des dégénérés (car il faut l\'être pour faire ça) de faire ce qu\'ils pourraient faire sans.\nJ\'ai eu un hamster et quand je pense à ce qu\' on leur fait, j\'ai envie de vomir et de pleurer. 

  3. 100 24/04/2016 à 21:17:23

    ces politiciens véreux me donne honte d'être un humain : la pire des races terrestre ! 

  4. charles2ro@yahoo.com 23/04/2016 à 22:35:46

    Qui vole un oeuf vole un boeuf. Qui dissèque une souris apprend à  torturer un humain

  5. Sosso-05 20/04/2016 à 17:56:21

    Je ne savais pas que la dissection était interdite depuis décembre 2014... et pourtant l'année dernière en année de Seconde au lycée j'ai pourtant bien fait la dissection de la souris ! (Enfin moi je suis resté sur le côté en laissant ma camarade de classe faire tout le "travail" car pour moi il est impossible de faire cela, la souris est un animal comme l'être humain alors je ne vois pas pourquoi sa vie n'aurait aucune importance !)

  6. marie100 20/04/2016 à 08:16:34

     J'ai 65ans ,au lycee je n'ai jamais pu faire ce genre d'exercice .Et cela m'a valu un zero et meme un blame.

    Mais mes parents m'ontdefendue et m'ont felicitee devant le conseil de discipline de mon refus de participer à cette barbarie.

    J'ai appris à mes enfants de faire de meme. Ainsi a ces heures de cours, non de barbarie, ils allaient à l'infirmerie.

    Et j'apprends que maintenant mes petits enfants ce sera la meme chose§

    Stop ca suffit, il faut changer de ministre de l'education!

    car ou est l'education dans  l'apprentissage de la cruaute???????

  7. auzoufrancoise@free.fr 19/04/2016 à 18:19:46

    Si une nouvelle pétition peut être utile, il faut l'initier, sinon que peut on faire ? 

  8. chouchougrisette 19/04/2016 à 17:18:54

    Parents refusez que vos enfants obeissent à ces bourreaux.

    Si vous acceptez cette barbarie, ne vous étonnez pas que , arrivés en fin devie vos enfants soient indifférent à votre vieillesse! ca ils n'auront pas appris la souffrance.

    Ma petite fille a une petite rate. elle a découvert l'intelligence de cette animale qui lui témoigne une veritable affection. Combien depersonne repousse ce type d'animal!  Dans notre famille nous connaissons bien le srats et nous les aimons beaucoup!!! pendant les vacances ma petite fille m'apportesa petite rate " lilou" qui me reconnait immédiatement et qui vient tout de suite faire un calin dans mon cou. Alors pitié pour ces animaux

  9. ced53 19/04/2016 à 16:53:20

    Décision Absolument lamentable!!

    Comment inculquer le respect de la vie à des jeunes qui, souvent, auraient besoin d'un recadrement sur les principes fondamentaux tel que le respect, la tolérance....

  10. gertrude94 19/04/2016 à 14:04:07

    Encore une super décision !  Après on s'étonne que les jeunes empoisonnent et torturent les animaux ! Bravo !    Si je comprends bien, pour découvrir le corps humain, on va faire quoi ?   Comme si étudier les souris pouvaient apporter quelque chose ?   ils ont assez d'outils pour découvrir le monde en 3D !!