<![CDATA[30 Millions d'Amis - Dernières News]]> fr <![CDATA[30 Millions d'Amis - Dernières News]]> Tue, 14 Aug 2018 15:30:00 +0200 <![CDATA[Abandonné en raison de sa vieillesse, un âne blessé secouru à Islamabad]]> Allongé au bord de la route, trop épuisé pour marcher seul avec sa jambe droite blessée. C’est dans cette triste situation que des bénévoles de Help Welfare Organisation Animal Rescue ont retrouvé un âne, totalement délaissé et amoindri, aux abords d’Islamabad (31/07/2018). « D’après nous, il a été abandonné car il ne pouvait plus porter de charges lourdes en raison de son âge avancé, explique Sunil Jamil, le fondateur de l’association. Il lui manquait la plupart de ses dents sans parler de son antérieur droit qui était en mauvais état. Nous avons clairement à faire à un cas de cruauté animale. » 

Des cas de maltraitance récurrents

Alertée, la police locale a autorisé les bénévoles à emmener l’équidé afin de lui prodiguer les soins nécessaires. S’ils n’avaient pas été là, il est fort probable que l’âne aurait été abattu. « Il est essentiel de les secourir car une fois qu’ils sont considérés comme inutiles, ils sont tués pour leur viande, explique Sunil Jamil. L’an dernier, nous avions déjà sauvé deux ânes avec des vers se nichant dans leurs membres cassés. »

 

Aujourd’hui, l’équidé va beaucoup mieux. HWO donne régulièrement de ses nouvelles sur ses réseaux sociaux. L’âne cherche désormais un lieu où il pourrait vivre sa retraite paisiblement sans aucune charge à porter sur le dos. « Nous avons vraiment besoin que les droits des animaux progressent au Pakistan, estime Sunil Jamil. Au-delà des ânes, nous recevons de nombreux chiens, des rapaces voire même des serpents maltraités ! Une personne qui est aimante envers un animal le sera envers autrui. »

Un autre âne mort après avoir été passé à tabac à Karashi

Les ânes ont souvent la vie dure dans ce pays en proie aux conflits humains. A Karashi, un équidé a succombé à des actes de torture de la part de partisans du groupe politique « Mouvement du Pakistan pour la Justice », lors des élections législatives (16/07/2018). Le pauvre animal s’est fait brutalement frapper sur le corps pour y inscrire le nom du candidat du parti sur le flanc, avant d’être percuté par une voiture. Une vieille loi contre les violences faites aux animaux existe pourtant dans le pays, mais elle n’est que rarement appliquée. Heureusement, la bonté n'a pas de frontières et de nombreuses âmes sont au chevet de ces animaux maltraités. quel que soit leur âge. 

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<![CDATA[Les internautes scandalisés par un manège utilisant des poneys dans une fête foraine de Bruxelles]]> Des poneys forcés de tourner en rond, des enfants sur le dos, le bruit de la ville, en pleine canicule pendant des heures… La scène captée ce samedi 4 août 2018 par un visiteur de la Foire du Midi, à Bruxelles, et postée sur Twitter a provoqué l’émoi, au-delà même de la Belgique. Il faut dire que ces animaux, littéralement objetisés, souffrent terriblement et que cette pratique relève d’un autre âge.

 

 

Pratique hors-la-loi dès janvier 2019 à Bruxelles

Heureusement il y a quelques mois, la ministre bruxelloise du bien-être animal, Bianca Debaets (Parti démocrate-chrétien), a fait passer une loi interdisant les « manèges à poneys » dès janvier 2019. Une victoire obtenue grâce au travail de fond réalisé notamment par l’association belge Gaia. « Il est toujours choquant de voir ces animaux souffrir, regrette Ann De Greef, directrice de Gaia. Nous ne sommes plus en 1918 ! Il faut cependant comprendre que nous sommes en pleine période de transition. Même si cela ne justifie en rien la pratique, la réalité économique fait qu’elle peut encore avoir cours. C’est aussi le cas pour la fin du gavage des oies ou la fourrure. Mais c’est un fait, ces activités sont désormais en cours de disparition. »

Une période transitoire

Le cruel carrousel de la Foire du Midi serait l’unique en région bruxelloise tandis que la Wallonie, qui interdira également la pratique en 2023, en compte une dizaine à l’instar de la Flandre. Il y aurait 42 poneys concernés au total. « Nous avons reçu plusieurs plaintes de la part des habitants concernant ce cas, explique Pierre Migisha, le porte-parole de la ministre Bianca Debaets. Légalement, ils sont toujours autorisés à pratiquer. Cette période de transition permet aux exploitants de s’adapter et de trouver une reconversion à leurs animaux. Jusque-là, seulement quelques communes bruxelloises pionnières avaient décidé d’interdire ces attractions. C’est pourquoi Madame Debaets a souhaité prendre le sujet à bras-le-corps et généraliser l’interdiction. Depuis deux ou trois ans, nous avons imposé des restrictions pour empêcher cela. »

L’offre et la demande 

Si patience est mère de toutes les vertus, il reste insupportable de voir ces pauvres poneys encore subir ce triste sort. « C’est aux parents d’agir et d’arrêter de mettre leurs enfants sur ces poneys, tance Ann De Greef, s’appuyant sur le phénomène d’une offre engendrée par la demande. Ils doivent se rendre compte de la douleur des animaux qui sont contraints d’y rester jusque tard le soir. ». Du côté de la Flandre et en Wallonie, diverses communes n’ont pas attendu 2019 et ont déjà prononcé une interdiction, comme Gand, Anvers, Louvain ou Waterloo. 

Contactée par 30millionsdamis.fr, la Mairie de Bruxelles confirme qu’elle pourrait faire arrêter cette attraction si une maltraitance était avérée (sic)... « Nous réalisons des contrôles extrêmement réguliers, affirme Geoffroy Coomans De Brachène (Libéraux et démocrates flamands), adjoint au maire et chargé du bien-être animal à Bruxelles. Si jamais nous constatons la moindre trace de maltraitance, nous arrêterons cela. Il faut bien prendre en compte qu’il s’agit de la dernière édition de la Foire du Midi où des poneys seront présents dans des manèges. Nous comprenons tout à fait le choc provoqué par les images. Il est toujours triste de voir ces animaux comme cela. C’est aussi aux visiteurs d’être responsables et d’éviter ces attractions. Et nous sommes très vigilants. »

Et en France ? 

 

Ma crainte est que ces manèges s’expatrient en France... Reha Hutin, Préisdente de la Fondation 30 Millions d'Amis

En France, l'exploitation des animaux pour le spectacle est régulièrement dénoncée, comme ce fut le cas lors de la Foire de Dunkerque en décembre 2016 où des poneys étaient déjà utilisés dans une attraction. Outre-Quievrin, force est de constater que des avancées concrètes et nombreuses pour le bien-être animal ont été prises, et elles pourraient avoir des conséquences en France si notre pays ne s’inspirait pas rapidement de telles mesures. « Avec cette interdiction, ma crainte est que ces manèges s’expatrient en France où notre législation ne protègera malheureusement pas ces pauvres animaux, redoute Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis. Il n’y a qu’à voir la présence des animaux sauvages dans les cirques pour lesquels aucune interdiction n’a été envisagée. En matière de bien-être animal, les Belges sont loin devant nous entre la vidéosurveillance dans les abattoirs, la fin des poules pondeuses, des cirques avec animaux sauvages, des delphinariums… ».

 

 

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<![CDATA[Scandale à la frontière bulgaro-turque ! Des bovins laissés 11 jours dans un camion sous la chaleur ]]> Le transport d’animaux de boucherie à l’intérieur de camions pendant des heures voire plusieurs jours, le tout sous une température caniculaire, représente une souffrance inimaginable. Cet enfer, 57 bovins français l’ont vécu pendant 11 jours ! Une enquête de l’ONG allemande Animal Welfare Foundation et relayée par Welfarm, a révélé les terribles conditions subies par ces animaux dans un camion de marchandises alors que la température excédait les 30 degrés.

 

Certains vont probablement succomber avant d’arriver à l’abattoir... Iris Baumgärtner, vice-présidente d’AWF

« Ces bovins étaient épuisés et amaigris, regrette Iris Baumgärtner, vice-présidente d’AWF. S’ils ont poursuivi leur route ce mardi soir (31/07/2018) vers Ankara, certains vont probablement succomber avant d’arriver à l’abattoir. »

Des animaux laissés à leur sort

Ces bovins ont quitté la France en direction de la République Tchèque au mois de mai 2018 où ils sont restés jusqu’au 18 juillet date à laquelle ils ont été envoyés vers la Turquie. Mais les autorités turques ont fait blocus car les certificats de santé n’étaient plus à jour. Le transporteur a alors tout simplement laissé les animaux à leur sort enfermés dans les camions privés d’eau et de nourriture dans des conditions abominables.

« C’est un scandale ! »

Horrifiée par ce scandale, la Fondation 30 Millions d'Amis a écrit au Ministre de l'Agriculture Stéphane Travert (01/08/2018) et lancé une pétition pour demander l'arrêt provisoire des transports d'animaux durant la canicule. « C’est la recherche du plus grand profit qui est à la source de cet enfer qu’on impose aux animaux de boucherie, s’indigne Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis. Cela fait dix ans que la Fondation demande qu’on abatte les animaux sur place et que l’on transporte leur carcasse dans des camions réfrigérés. Malheureusement, le coût est trop élevé pour les exploitants qui préfèrent les laisser souffrir pendant ces voyages effroyables de milliers de kilomètres vers leur mort. Dans le cas des 57 bovins à la frontière bulgaro-turque, qui n’est pas isolé, on voit bien qu’on a laissé les animaux dans une terrible souffrance parce qu’on estimait que, de toute façon, ils allaient être abattus. C’est un scandale ! »

La France, mauvaise élève sur le transport des animaux de boucherie

Pour rappel, la France représente le 3ème exportateur européen d’animaux vivants hors de l’Union européenne pour l’élevage, la reproduction ou l’abattage. En 2015, plus de 80 000 bovins français ont ainsi été exportés vers la Turquie. Or, il faut savoir que la réglementation européenne s’applique pour tous transports d’animaux même lorsqu’ils sont exportés hors d’Europe. Elle précise clairement l’obligation de décharger les animaux à intervalles réguliers pour une période de repos. Le transport de ces millions d’animaux enfreint donc cette réglementation européenne qui fixe les temps de repos obligatoires, les densités de chargement et la présence de nourriture et d’eau.

Une mobilisation qui ne date pas d’hier 

 

Il est temps que l’opinion publique dans le monde se fasse entendre par ses dirigeants. Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d'Amis

Déjà le 30 août 2016, la Fondation 30 Millions d’Amis avait signé une lettre avec 8 associations qui a été envoyée au Ministre de l’Agriculture afin de mettre en place des solutions concrètes pour mettre fin au calvaire de ces pauvres animaux traités comme de simples marchandises. Les associations proposaient par exemple d’interdire les transports d’animaux dépassant 8 heures de trajet, de renforcer les contrôles en France et hors de France et de développer d’urgence des sanctions pénales dissuasives à l’encontre des organisateurs et transporteurs. A terme, elles souhaitaient que les transports à l’intérieur de la France soient limités à 8 heures de trajet. Une demande malheureusement restée sans réponse.

En septembre 2017, d’autres associations françaises et européennes se sont mobilisées via l’initiative #StopTheTrucks. Une pétition pour dire stop aux transports d'animaux vivants sur de longues distances a recueilli plus d’un million de signatures et a été remise à la Commission Européenne. Toujours sans effet… « On ne peut admettre ces atrocités, s’insurge Reha Hutin. Il est temps que l’opinion publique dans le monde se fasse entendre par ses dirigeants. »

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<![CDATA[Juments avortées : des éleveurs et des laboratoires impliqués dans les « fermes à sang »]]> Parquées dans des box, frappées à coups de bâtons, saignées… Des milliers de juments vivent un impitoyable calvaire dans des fermes disséminées en Argentine et en Uruguay. Ce sont des images prises entre janvier et avril 2018 par les associations Tierschutzbund-Zürich (TSB) et Animal Welfare Foundation (AWF) ainsi qu’un rapport de Welfarm, partenaire de la Fondation 30 Millions d’Amis, qui révèlent le scandale. Les équidés y font l’objet d’un odieux commerce : leur sang. Pour cela, les juments gestantes subissent un cycle infernal de prélèvements sanguins occasionnant des plaies profondes pendant deux mois de demi, deux fois par an ; elles sont ensuite avortées, à  nouveau remises à la saillie et saignées. Ce processus morbide se termine dans la totalité des cas à l’abattoir, une fois les juments totalement épuisées.

Une enquête réalisée par les associations TSB et AWF montrent les terribles conditions des juments élevées pour leur sang.

Une hormone prisée par les laboratoires

Si les fermes de Las Marquesas, Syntex ou Biomega extraient le sang des juments, c’est pour ce qu’il contient en son sein : une hormone du nom de gonadotrophine chorionique équine, plus communément appelée eCG. Cette hormone est extrêmement prisée par les laboratoires pharmaceutiques. Parmi eux le Français CEVA, l’Américain MSD et l’Espagnol HIPRA. « L’eCG permet aux éleveurs de moutons, de chèvres ou de porcs de faire ovuler les femelles sur commande, révèle Adeline Colonat, porte-parole de Welfarm. Ils vont ainsi pouvoir garantir une production laitière toute l’année et synchroniser les chaleurs des femelles. » Autrement dit, les juments sont saignées… pour favoriser la rentabilité des élevages ! D’après les informations de Welfarm, au moins 10 000 juments sont concernées par ces prélèvements sanguins en masse.

Une alternative crédible à l’eCG

L’ONG demande expressément l’arrêt des importations de l’eCG ; d’autant plus que l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) travaille sur une alternative crédible et synthétique permettant d’épargner les juments. « La molécule de synthèse aurait des effets proches de l’eCG, informe Adeline Colonat. Les premiers résultats sont positifs. Mais cela ne pourra continuer à exister sans un financement des laboratoires… » Face à l’ampleur de la polémique, le laboratoire CEVA – premier laboratoire vétérinaire français – vient d’annoncer mi-juillet 2018 la création d’une enquête pour vérifier les conditions dans lesquelles évoluent ces pauvres juments. Pour rappel, les médias avaient révélé cette affaire... dès l'automne 2017 !

Pour contribuer à l’arrêt de ce calvaire cruel, une pétition de Welfarm est en ligne. 

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<![CDATA[Delphinariums : ces pays qui ont eu le courage de les bannir]]> Le dauphin Femke à l’agonie devant les visiteurs du Parc Astérix, l’ours polaire Raspoutine écumant de bave au Marineland d’Antibes… La douleur des animaux en captivité dans les delphinariums est de plus en plus décriée par une opinion publique qui refuse cette souffrance. Pour autant côté gouvernement, c’est : « les chiens aboient, la caravane passe » … L’arrêté ministériel ambitieux pris par Ségolène Royal en mai 2017 qui permettait l’interdiction de la reproduction des dauphins et des orques en captivité a été annulé par le Conseil d’Etat, fin janvier 2018. Depuis, statu quo !

Les quatre parcs aquatiques présents dans l’Hexagone (Marineland à Antibes, Planète Sauvage près de Nantes, le Parc Astérix à Plailly et le Moorea Dolphin à Tahiti) poursuivent donc leur « show » au grand dam des associations de protection animale et au mépris du bien-être animal. Il suffirait pourtant de se tourner vers l’étranger pour (enfin !) mettre un terme à ce triste spectacle.

Outre-manche, la disparition par la restriction

Le Royaume-Uni est l’un des premiers pays européens à avoir mis fin à la captivité des dauphins et cétacés par la mise en place de normes extrêmement restrictives, obligeant les delphinariums à fermer leurs portes en 1993 sans que cela soit interdit pour autant. Face aux nombreux décès d’animaux observés au zoo de Londres, l’association « Blue » s’est très fortement mobilisée, empressant le gouvernement de John Major [1er ministre britannique à l’époque, NDLR] à se pencher sur le sujet. « Ces restrictions sont une réponse à une étude menée par des experts sur le cas des delphinariums, nous apprend Cathy Williamson, responsable à Whale and Dolphin Conservation, une ONG britannique. Ces derniers ont examiné si les delphinariums se justifiaient du point de vue de l’éducation et de la conservation des espèces. » Le célèbre Flamingoland, près de York dans le Nord-est du pays, dernier bastion des enceintes aquatiques, ne se remet pas des mesures drastiques imposées par le pays et est contraint de fermer ses portes.

13 pays européens ont franchi le pas

Au sein de l’UE, la France a un train de retard. Nos voisins semblent en effet se préoccuper davantage du bien-être des cétacés. C’est notamment le cas de la Croatie qui a décidé d’agir contre la captivité des animaux aquatiques en juillet 2009 suite à un rapport la jugeant néfaste. Il y est désormais interdit de garder des cétacés à des fins lucratives. En Finlande, c’est le désintérêt des habitants pour les spectacles qui condamne les delphinariums en 2016.

Les autres pays de l’Union ayant contraint les spectacles à disparaître sont : l’Autriche, Chypre, l’Estonie, la Lettonie, la Hongrie, le Luxembourg, la Pologne, la République Tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, l’Irlande et la Finlande.  « L’interdiction de la captivité est de deux types, explique Florian Sigronde, porte-parole de l’association C’est Assez. Soit elle passe par une prohibition réglementaire, ce que nous prônons en France avec la Fondation 30 Millions d’Amis. C’est le cas de la Slovénie et la Croatie qui ont interdit les delphinariums par la loi. Soit, on met en place des normes spécifiques les obligeant à fermer, comme au Royaume-Uni. Cette pratique dissuade leur création. »

Le Costa Rica, le Chili et l’Inde, les fers de lance

 

340 delphinariums dans une soixantaine de pays dans le monde. C'est Assez !

A l’instar du Royaume-Uni, de nombreux pays dans le monde ont mis en place des normes tellement prohibitives qu’elles empêchent la tenue des spectacles. C’est le cas du Brésil ou du Nicaragua.
Au Chili, la capture, l’importation, la commercialisation et l’exhibition des cétacés en captivité sont tout bonnement prohibées depuis 2005. Les manchots et les otaries sont également concernés afin de tuer dans l’œuf le trafic d’animaux aquatiques. Le pays sud-américain est suivi par le Costa Rica qui, la même année, interdit la captivité des baleines et des dauphins. Le pays va même très loin en inscrivant dans la loi des normes concernant les activités d’observation et de tourisme. Plus tard, l’Inde va encore au-delà en accordant dès 2013 aux dauphins le statut de « personne non humaine. » La conséquence est dévastatrice pour les industries de loisirs qui souhaitaient créer des delphinariums.

Toutefois, le mouvement doit encore progresser. « On dénombre 340 delphinariums dans une soixantaine de pays dans le monde dont 34 dans 14 Etats membres de l’Union européenne, rappelle Florian Sigronde. Cela représente plus de 2000 dauphins captifs, plus de 50 orques et plus de 220 belugas. » La France contribue donc à la souffrance de ces animaux. Pourtant, ce ne sont pas les exemples vertueux proches de nous qui manquent, et dont nous serions bien inspirés de suivre…

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<![CDATA[Iles Féroé : le massacre des baleines continue (presque) dans l’indifférence]]> Le Grindadráp, mauvais pour la santé ? Pour la première fois, les autorités de la santé publique de l’archipel ont pris fermement position sur la consommation de viande de dauphins-pilotes (aussi appelés baleines-pilotes). Pour le bien-être des cétacés ? Absolument pas ! « En manger [de la viande de dauphins, NDLR] est si problématique pour la santé des Féringiens que nous leur avons demandé de faire ce sacrifice culturel. Car c'est un sacrifice de ne plus consommer cette nourriture traditionnelle », explique Pál Weihe, Directeur du département de médecine et de santé publique sur l'archipel, à l'AFP.
 
Cette viande serait en effet impropre en raison de sa haute teneur en mercure et en polluants organiques persistants (POP) : ces substances affecteraient négativement le développement intellectuel et neurologique des Hommes et affaibliraient leur système immunitaire.
 
Les autorités de santé féringiennes avaient commencé en 1998 à alerter sur la viande de dauphins en demandant d’en limiter la consommation à un ou deux repas par mois. Dans le cas des femmes enceintes, il leur avait été demandé de s’abstenir complètement. En 2008, cette recommandation avait été étendue à l'ensemble de la population féringienne mais sans qu’elle soit suivie d’effets...

Grindadráp, tradition mortelle

Chaque année, l’eau vire au rouge sang. Suivant une tradition ancestrale, les Féringiens rabattent chaque été des familles entières de dauphins pilotes passant le long des côtes vers des criques. Une fois amenés vers la plage, ils sont brutalement tués à l’arme blanche où ils agonisent de longues minutes devant leurs congénères. Leur viande est ensuite distribuée à la population locale.
 
Cette tradition a encore de beaux jours devant elle : elle est légitimée par les autorités danoises sous couvert d'une sorte de dérogation culturelle accordée par le Danemark. De plus, elle continue d’être défendue par les politiques qui y voient une tradition écologique et respectueuse : « La question centrale du "grind", c'est que cela fait partie des ressources vivant dans nos eaux. Nous basons toute notre existence mais aussi notre État-providence moderne et ouvert sur le monde sur l'exploitation des ressources marines vivantes. Et nous considérons notre législation et tout notre système de chasse des cétacés comme le mode d'exploitation le plus durable qui soit », explique Høgni Hoydal, le ministre féringien de la Pêche.

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<![CDATA[Yulin 2018 : l’horreur continue pour les chiens sacrifiés pour leur viande]]> Le nombre d’animaux tués divisé par 10 Grâce au travail des associations de protection animale et à l’image néfaste véhiculée par ce festival, le nombre d’animaux utilisés pour Yulin est en baisse. Au lieu des 10 000 chiens et chats tués habituellement, ils n’auraient été « que » 1000 l’année dernière, selon des informations de Animals Asia, association partenaire de la Fondation 30 Millions d’Amis. 2 phénomènes expliquent cette diminution : les associations sont de plus en plus nombreuses à arrêter les camions pour obliger les autorités à vérifier les papiers des animaux car l’identification est obligatoire en Chine ; les associations peuvent ainsi recueillir ces pauvres rescapés. De plus, en 2017, des rumeurs assurant que la fin du festival était proche avaient circulé. Le gouvernement aurait donné des consignes aux restaurateurs pour leur demander d’être plus discrets…
Les pauvres chiens sont confinés dans
des cages minuscules avant d'être abattus.
© Animals Asia

La viande de chien, toujours prisée

Si cette diminution représente une première bataille gagnée, le chemin est encore long vers une interdiction totale de la consommation de viande de chien en Chine. Dans ce pays, ce festival ne représente que 0,01% de la consommation de chien, selon Animals Asia. En effet, « ce sont près de 10 millions de chiens qui sont tués en Chine pour être consommés à l’année », indique-t-elle dans un communiqué.

Des actions sont donc menées au quotidien par les ONG pour tenter de réduire à néant cette industrie. Par exemple, elles ont lancé une plateforme internet pour inviter les citoyens à dénoncer les restaurants servant de la viande de chien sans autorisation : 204 restaurants ont ainsi été fermés.

La mobilisation doit encore s’accroître pour sensibiliser le gouvernement et le pousser à promulguer des lois plus sévères pour enrayer ce commerce.

De nombreuses associations se chargent aussi de faire adopter ces milliers de rescapés aux Etats-Unis et au Canada. C'est le cas par exemple de l'ONG Humane Society International qui a reçu le soutien de plusieurs célébrités qui incitent à l'adoption de chiens et chats échappés du marché de la viande asiatique.

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<![CDATA[En découvrant ce qu’on a fait à ce chiot, cette femme s’effondre ! ]]>

Alors qu’elle est en voiture près de chez elle en Lituanie, Audra aperçoit quelque chose sur le rebord de la route qui attire son attention (01/06/2018). A l’aide de son téléphone, elle filme la triste situation : un chiot mouillé, visiblement très apeuré et tout tremblant. A son cou, un objet très lourd… Audra se met à pleurer alors que l’horrible vérité s’impose à elle : quelqu’un a tenté de noyer ce pauvre chien.

Une enquête est en cours

Audra, extrêmement touchée par le sort de ce toutou, n’hésite pas à le recueillir temporairement chez elle pour le réconforter et le délivrer de son poids, qui pèse pas moins de 6kg ! Personne ne sait comment l’animal est parvenu à sortir de l’eau… Bien que traumatisé, le chiot est en bonne santé selon le vétérinaire.

Dans l’espoir d’obtenir plus d’informations sur le toutou et tenter de reconstituer les faits, Audra poste la vidéo sur les réseaux sociaux. La vidéo a été visionnée des millions de fois et de nombreux internautes s’insurgent de la cruauté imposée à ce chiot…
Le propriétaire a été retrouvé ; il serait choqué par le calvaire vécu par son animal.

Une enquête est actuellement en cours pour identifier l’auteur des faits. Le chien a été placé dans un refuge local le temps que la police élucide la situation.

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<![CDATA[Chien torturé à mort à Liévin : la Fondation 30 Millions d’Amis partie civile]]> Il était empalé sur un arbre, par l'estomac... on a cassé la branche pour le mettre au sol. Le chien avait été massacré », explique-t-il à France 3 régions.
 
Le cadavre du chien était en piteux état : il avait « les viscères apparentes et portait plusieurs traces de perforation », selon le rapport de police.

La Fondation 30 Millions d’Amis partie civile

La Fondation 30 Millions d’Amis a déposé plainte pour « acte de cruauté » au commissariat de Lens et s’est constituée partie civile pour que cet acte odieux ne reste pas impuni. Les 2 auteurs ont été identifiés et jugés en comparution immédiate. En attendant le jugement renvoyé au 20 juin 2018, ils ont été placés en détention provisoire.
 
Le cane corso, qui était semble-t-il âgé de 4 ans, aurait eu plusieurs propriétaires différents. >> Partagez cette actu sur Facebook, Twitter et Google +]]>
<![CDATA[Un chien retrouvé avec un mousqueton planté dans la patte !]]> il ne pouvait pas poser sa patte à terre et tremblait énormément et semblait choqué », décrit Nadine, responsable du refuge. >> Partagez sur Facebook, Twitter et Google +

Opéré en urgence

Le chien, un croisé setter âgé d’un an et demi, a immédiatement été emmené chez un vétérinaire, qui a été obligé de faire appel aux pompiers pour couper le mousqueton. L’opération s’est bien déroulée et quelques soins seront nécessaires.
Le mousqueton était planté dans sa patte.
© Refuge de l'Angoumois

« On ne sait pas trop depuis combien de temps ce mousqueton était dans sa patte ni comment et pourquoi on le lui a planté. On suppose que c’était pour le garder à l’attache… confie Nadine. Notre écœurement face à tant de cruauté est total ! »

Indignation sur les réseaux sociaux

Choquée par son histoire, l’équipe du refuge a posté plusieurs photos et un long commentaire sur Facebook. Ce post a été largement relayé sur les réseaux sociaux et a suscité une véritable indignation. Cette publication aura permis à sa famille de reconnaître Noia. Le chien avait été déclaré perdu depuis le 18 avril dernier, mais n’était malheureusement pas identifié.

Depuis, sa famille l’a récupéré et a déposé plainte pour « acte de cruauté » ; la Fondation 30 Millions d’Amis s’est constituée partie civile pour appuyer la plainte.

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