Fondation 30 Millions d'Amis

Fondation 30 Millions d'Amis
Faites un donFaire un don

 €

Votre don ne vous coûte que
XXX après réduction fiscale

Enquête

Chasseurs, régulateurs d'espèces ? La vidéo qui met à mal l'argument !

Grande enquête de l'ASPAS sur les élevages destinés à la chasse. © ASPAS

Alors que la régulation de certaines espèces est l’une des principales défenses des adeptes de la chasse, la présence de nombreux élevages de gibier à plumes viennent contredire cet argument. Une vidéo de l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) démontre la cruauté de ces établissements pour ces animaux élevés dans des conditions déplorables… pour servir de chair à fusil.

Près de 14 millions de faisans, 5 millions de perdrix… Le business des élevages de gibier à plumes fleurit en France et s’est trouvé un client inconditionnel : les chasseurs ! Des animaux élevés dans le seul but d’être lâchés à l’ouverture de la chasse pour permettre aux « fines » gâchettes d’avoir une proie facile, à portée de tir… A en croire les chiffres de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), un animal chassé sur quatre provient d’un élevage. Un chiffre qui vient sérieusement fragiliser le principal argument des chasseurs pour justifier leur « loisir » : la régulation de certaines espèces.

Enquête vidéo de l'ASPAS.

Des conditions de vie déplorables

L’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS), partenaire de la Fondation 30 Millions d’Amis, révèle à travers 9 visites d’élevages d’oiseaux depuis août 2018, les conditions de vie déplorables de ces animaux. Les oiseaux sont accumulés dans des volières bien trop petites, contraints de se reproduire en cage, et subissent la pose d’anneaux dans le bec pour éviter les agressions. « Ce qui est probablement le plus surprenant, c’est le nombre d’animaux accumulés, souligne Madline Reynaud, présidente de l’ASPAS. Dans la nature, les faisans ne sont généralement pas plus de deux ou trois couples par hectare. Dans l’un des élevages que nous avons visité, l’espace est réduit à 2,5m2 ! Ce confinement se révèle extrêmement dangereux pour ces animaux… »

Stress, maladies et impact écologique désastreux

« Cela provoque énormément de stress, explique Madline Reynaud. Comme pour tout être vivant, quand on est confiné, on est beaucoup plus agressif. De même, lorsqu’ils sont relâchés, les animaux peuvent contracter des maladies et des parasites qu’ils transmettent à leurs congénères sauvages. » Une agressivité entre spécimen que les éleveurs tentent d’éviter par une mutilation, en perforant la cloison nasale de l’oiseau pour y introduire un anneau qui empêche le bec de pincer. De même, ils utilisent un couvre-bec dans les narines de l’animal afin d’éviter qu’ils s’entretuent.

L’autre problématique soulevée par les élevages de gibier à plumes, c’est l’impact négatif sur l’écologie et la biodiversité. En effet, les oiseaux relâchés voient leur comportement totalement modifié. Ceux qui parviennent miraculeusement à passer entre les tirs des fusils, finissent par mourir dans la nature par inadaptation. A titre d’exemple, « les lâchers de perdrix grises effectués là où vivent des perdrix grises sauvages, entraînent des comportements agressifs chez celles-ci et provoquent des conflits qui diminuerait leur vigilance vis-à-vis des prédateurs », d’après les données de l’ONCFS.

Aujourd’hui, la France ne compte que 500 000 faisans à l’état sauvage : ils sont pourtant 3 millions environ à être abattus à la chasse chaque année, la plupart sont issus de l’élevage. Un chiffre qui atteint 6 à 8 millions pour l’ensemble des animaux d’élevage tués à la chasse !

« 1ers écologistes de France » : un slogan qui a sérieusement du plomb dans l’aile

 

Nous dénonçons le principe des élevages pour le simple loisir de la chasse.

Madline Reynaud - ASPAS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’élevage de toutes les espèces d’oiseaux chassables est une pratique rendue légale par l’article L.424-11 du Code de l’environnement. Toutefois, l’ONCFS affirme ne pas « disposer de chiffres, ni de listes  d’implantation de ces établissements » et n’a pas souhaité réagir à la polémique soulevée. Pourtant, d’après le Syndicat national des producteurs de gibier de chasse (SNPGC), il y aurait 1 500 élevages de gibier à plumes en France. La plupart d’entre eux étant familiaux, il en reste un qui domine les autres : Gibovendée, qui exporte les oiseaux en Europe et en Amérique. Selon l’ASPAS, ce dernier projette de devenir « le leadeur européen de l’élevage de gibier ».

L’affirmation des chasseurs qui se présentaient il y a quelques mois comme « les premiers écologistes de France » à la faveur d’une retentissante campagne de communication, a sérieusement du plomb dans l’aile ! Et ils devraient songer à arrêter de s’approvisionner dans ces élevages qui se révèlent en tout point néfastes. A la suite de son enquête, l’ASPAS a mis en ligne une pétition pour mettre fin aux élevages d’animaux pour la chasse. « Ce que nous voulons dénoncer, c’est le système des lâchers et les conditions exécrables des élevages pour le simple loisir de la chasse, tranche Madline Reynaud. Il est important d’informer le grand public qui n’est pas au courant de tels agissements. »

La Fondation 30 Millions d’Amis s’associe à ce combat et demande depuis de nombreuses années l’interdiction de la chasse le dimanche.

Commenter

  1. phoenix35 08/12/2018 à 14:47:13

    Tout simplement écoeurant et révoltant !!

    Lien vers la pétition :

    www.aspas-nature.org/campagnes/petitions/stop-elevage-chasse/

     

  2. gourmelen 04/12/2018 à 22:37:36

    Les chasseurs, des vrais t***** !

  3. murgod@outlook.com 04/12/2018 à 20:32:50

    C'est vraiment écoeurant. Pauvres bêtes, je les plains. Quant aux chasseurs, ils devraient se chasser entre eux. Ce serait plus marrant.

  4. pouguy 04/12/2018 à 18:43:42

    j'ai voulu signer la pétition mais je n'y arrive pas

  5. pouguy 04/12/2018 à 18:42:26

    mon père est chasseur (mais de l'ancien temps), il tue un faisan et rentre à la maison car un seul suffit pour manger pas besoin de 50 pour mettre au congel, et il n'est pas comme certains aujourd'hui qui ne sont pas des chasseurs mais des viandards que j'appelle. des lachées de faisans j'en ai vu, dans ma commune il se faisait le samedi soir pour les chasser le dimanche, mais cela est terminé car les faisans ne bougeaient pas vu la nuit tombée et les manouches et crtains chasseurs les ramassaient par plaisir pendant nuit, maintenant ça se fait le dimanche matin à 6h pour les chasser à partir de 8 h, je trouve ça d******* et irrespectueux envers l'animal. il arrive que des chasseurs gardent des caisses de faisans pour eux c'est encore plus d******** et irrespectueux envers l'animal, ceux là sont des viandards et pas des chasseurs. aussi, ne les mettons pas tous dans le meme panier

  6. Soldel 04/12/2018 à 14:59:22

    J'ai moi-même été témoin d'un lâcher de faisans un samedi vers 18h30 alors que le lendemain dimanche était jour d'ouverture de la chasse à 8h30. Je vous laisse imaginer le stress des volatiles et la difficulté pour les chasseurs de les tuer. Et ils voudraient encore nous faire croire qu'ils protègent la nature dont ils sont si amoureux...

  7. CHEVAL Valérie 04/12/2018 à 14:28:47

    J'aimerais savoir ou se trouve la pétition concernant :

    Chasseurs, régulateurs d'espèces ? La vidéo qui met à mal l'argument !

  8. sophiedu33460 04/12/2018 à 13:32:27

    Et ça se dit chasseurs ... honte à vous tueur de pacotille ! Pauvres bêtes, quelle souffrance.

  9. JMCW 04/12/2018 à 12:19:21

    ANNEV:Pour signer,allez sur le site ASPAS.C'est que j'ai fait avec succés

  10. chatmama 04/12/2018 à 12:15:01

    Une horreur ! Il y a aussi l'élevage de sangliers. Thiérry Coste est le grand amis de M. Macron il a son siège en permanence à l'Assemblée Nationale ou au Sénat.