<![CDATA[30 Millions d'Amis - Dernières News]]> fr <![CDATA[30 Millions d'Amis - Dernières News]]> Thu, 16 Aug 2018 11:51:24 +0200 <![CDATA[L’alarmante disparition des oiseaux dans le monde à cause de l’Homme]]> « La disparition des oiseaux va entre 100 et 10 000 fois plus vite que la normale ! » : le rapport de l’ONG Birdlife International est accablant. Et si les raisons de ce déclin vertigineux sont diverses, elles sont toutes liées aux activités de l’Homme. « Des douzaines d’espèces vont s’éteindre chaque jour, révèle ce rapport. En 2017, 1 469 espèces d’oiseaux, soit 13% du total, sont menacés d’extinction. » L’inquiétude s’amplifie car des espèces d’oiseaux plus familières sont touchées. L'ONG estime qu'environ 40% des espèces d'oiseaux ont vu leur population diminuer. Sur un total de 10 966 espèces d'oiseaux recensées dans le monde, 222 espèces sont classées « en danger critique », 461 sont « en danger » et 786 sont « vulnérables ». « Malheureusement, cette situation va empirer, explique Tris Allinson, la directrice du rapport. Faible consolation, quelques espèces parviennent néanmoins à se remettre. » Partagez cette actu sur Facebook, Twitter et Google+.

L'activité humaine mise en cause

La pollution, l’exploitation forestière, la chasse et l’urbanisation sont pointées du doigt et directement responsables de cette extinction de masse. Mais l’activité humaine détruisant le plus les oiseaux serait l’intensification de l’agriculture, qui représente pas moins de 74% des espèces menacées. « Cette suractivité et l’usage de pesticides sur les terrains cultivés font décliner le nombre d’oiseaux, constate Tris Allinson. A peu près tous les pays et les territoires ont des espèces menacées. Toutefois, certains territoires ont la particularité de présenter une très forte densité d’espèces menacées comme les Andes tropicales, les forêts brésiliennes, l’Himalaya oriental, le Madagascar et l’archipel en Asie du Sud-Est. » 

La campagne française délestée d’un tiers de ses oiseaux

En France, la situation pour les oiseaux n’est pas plus favorable. Une publication du CNRS met en évidence que leur population a diminué d’un tiers dans nos campagnes en l’espace de 17 ans et parle d’une « situation catastrophique » et de zones « en train de devenir de véritables déserts » ! « Si les oiseaux vont mal, tout ce qui va en-dessous ira mal, s’alarme la Ligue pour la Protection des Oiseaux. On l’observe déjà depuis quelques années. La nouveauté, c’est que cet effondrement des effectifs touche désormais des espèces d’oiseaux généralistes et moins exigeantes écologiquement parlant. Les communautés forestières ne vont pas très fort non plus. L’agriculture intensive est directement liée à ce phénomène, même si on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac.»
 

L’agriculture intensive est directement visée.
LPO

Parmi les espèces les plus inquiétées, les moineaux qui disparaissent littéralement des campagnes et des villes. A Paris, 3 moineaux sur 4 ont disparu en 13 ans. De même, la tourterelle des bois qui a perdu plus de 90% de son effectif dans la région Île-de-France. Ce phénomène est visible dans l'ensemble des grandes villes françaises. Pour enrayer ce déclin, la LPO ne se montre pas très optimiste : « La solution, on la connaît. Mais cela se joue à l’échelle européenne... » 

Un changement s'impose 

Nos oiseaux sont-ils donc condamnés à disparaitre ? Non... si nous agissons pour changer nos habitudes. « Les causes sont essentiellement liés à l’activité humaine, donc nous devons faire quelque chose pour les réduire, commente Tris Allinson. Pour chaque problème causant ce déclin, il y a une solution. Nous savons comment restaurer les écosystèmes, faire des fermes durables, limiter notre exploitation des animaux sauvages et combattre le changement climatique. Nous avons juste à le décider et agir ! »

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<![CDATA[6 bébés singes laineux sauvés au Pérou]]>

Alertées par plusieurs signalements, l’association Ikamapérou, la Fondation 30 Millions d’Amis et des ONG de Lima ont tout tenté pour secourir 6 bébés singes laineux. Ils étaient détenus dans un centre de sauvetage de primates au nord-est du Pérou qui les gardait dans les pires conditions. « Ce centre est tenu par un commerçant trafiquant qui les utilisaient comme jouets vivants auprès des touristes. Nous avons vu des vidéos où ils se les arrachaient dans un chaos indescriptible » indique Hélène Collongues, la directrice d’Ikamapérou.

Des animaux d’une très grande fragilité

Trouvés maigres, dénutris et déprimés, « ils ont passé cinq mois dans un zoo car leur état ne permettait pas de les faire voyager jusqu’à notre centre », explique Hélène. Malheureusement, malgré tous les efforts des vétérinaires, 2 d’entre eux ont succombé : « Cela met une fois de plus en évidence leur grande fragilité », regrette-t-elle.  

Parallèlement, 2 autres bébés laineux, l’un gardé sur un bateau touristique et l’autre saisi par les autorités, ont rejoint ce petit clan.

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1 an de nourriture assuré par la Fondation 30 Millions d’Amis

Enfin arrivés au sanctuaire (09/03/2018), les primates ont pu être accueillis dans les meilleures conditions. Un enclos carrelé leur a été spécialement construit et la Fondation 30 Millions d’Amis a versé une aide de 2000 euros : « Grâce à l'aide de la Fondation, leur nourriture sera assurée pour l'année qui vient ! Cela permet aussi de payer les soins vétérinaires », précise Hélène Collongues.

Encore traumatisés, Chakak, Tseyuni, Tsa Iya, Chichimi, Tiwiti et Yawiri s’habituent progressivement à leur nouvelle vie. Prisonniers depuis le premier jour de leur vie, ils « découvrent enfin la forêt ces jours-ci », sourit Hélène.

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<![CDATA[Chasse à courre : des habitants s’unissent pour sauver un cerf (Vidéo)]]>

Une pétition pour interdire la chasse à courre

L’incident n’est pas sans rappeler l’abattage d’un cerf dans un jardin privé de La Croix-Saint-Ouen (Oise), en octobre 2017, provoquant un tollé sur les réseaux sociaux. 115 000 personnes ont déjà signé la pétition de la Fondation 30 Millions contre la chasse à courre et le « droit de suite » des chasseurs, adressée à Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire.

Pour l'abolition de la chasse à courre >>

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<![CDATA[Le commerce d’oiseaux sauvages en baisse]]> Une bonne nouvelle en demi-teinte ? Auparavant, la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne achetaient les deux tiers des oiseaux vendus dans le monde. Les espèces convoitées étaient à 80 % des passereaux chanteurs (principalement les canaris et les fringilles rayées du Sénégal) et à 20 % des perruches et des perroquets. Ces oiseaux provenaient principalement d’Afrique de l’ouest (Guinée, Mali et Sénégal) qui exporte 70 % des 1,3 million de volatiles vendus tous les ans. En revanche aujourd’hui, le marché s’est réorganisé. Les ventes vers le Mexique et les Etats-Unis sont passées de 23 000 à 82 000 oiseaux par an. Et plusieurs pays d’Asie du sud-est et la Chine ont créé une nouvelle demande basée sur leur engouement pour les oiseaux en cage.

Des effets pervers

Par ailleurs, les chercheurs s’inquiètent car la tendance pour les espèces recherchées s’est inversée : les perroquets et perruches représentent désormais 80 % des ventes contre 20 % pour les passereaux. Malheureusement, les psittaciformes sont très souvent classés en risque d’extinction dans leurs pays d’origine. Mais ils peuvent aussi devenir des espèces invasives qui vont perturber les espèces autochtones… Autre élément d’importance, à l’heure actuelle les chercheurs ne sont pas parvenus à identifier quel impact l’interdiction européenne a eu sur le trafic illégal d’oiseaux. >> Partagez cette actu sur Facebook, Twitter et Google +.]]>
<![CDATA[Un tiers des espèces de mammifères sont menacées en France]]> Au total, sur l’ensemble des 125 espèces de mammifères en France métropolitaine, 17 sont menacées et 24 autres quasi menacées.

Le vison, l’un des plus critiques

« Avec une population désormais estimée sous la barre des 250 animaux, le vison d’Europe est passé en moins de dix ans du statut "En danger" à celui d’espèce "En danger critique" », annonce l’UICN. En cause, la destruction des zones humides, les collisions routières, les empoisonnements et la concurrence du vison d’Amérique (utilisé pour sa fourrure) qui détruit leur écosystème. Depuis 1976, le vison d’Europe est protégé en France et de nombreux plans d’actions ont été mis en place, sans grands effets…

L’ours, le lynx et le loup en danger

Parce qu’ils sont toujours aussi peu nombreux, l'ours, le loup et le lynx restent classés « menacés ». Malgré leur protection, ils restent la cible du braconnage et d’un abattage organisé (pour exemple, en 2017/2018, 40 tirs de loups sont autorisés, NDLR). La Fondation 30 Millions d’Amis rappelle qu’il est possible de parvenir à une coexistence passive entre les hommes et ces animaux.
Les espèces marines comme le phoque veau-marin sont aussi très vulnérables. © Ibex73 / Wikipédia

Attention aux chauves-souris

Déjà menacées depuis plusieurs années par l’intensification des pratiques agricoles et par l’exploitation forestière réduisant l’abondance des vieux arbres, les chauves-souris doivent faire face à un accroissement des risques. « Bon nombre d’espèces sont touchées par les opérations de rénovation et d’isolation des bâtiments, qui entraînent la disparition de gîtes qu’elles affectionnent. Dans d’autres cas, le développement du secteur éolien est en cause, touchant particulièrement les espèces migratrices, victimes notamment de collisions avec les pales », explique l’UICN dans son communiqué. Parmi les espèces dont la situation s’est dégradée en moins de dix ans, le Molosse de Cestoni, la Noctule commune et la Pipistrelle commune.

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Les espèces marines en péril

Entre la pollution sonore (trafic maritime et sonars militaires), la pollution chimique, les filets de pêche et la surpêche réduisant leurs ressources alimentaires, les mammifères marins sont de plus en plus exposés. Le cachalot ou le phoque veau-marin sont ainsi devenus très vulnérables.

La Fondation 30 Millions d’Amis s’inquiète de cette augmentation du nombre d’espèces menacées qui montre clairement que les activités humaines nuisent à notre environnement. Il est urgent de nous préoccuper davantage de l’impact négatif que nous engendrons, faute de créer nous-mêmes les conditions de notre propre disparition.

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<![CDATA[Pinède des singes : 2 macaques survivants en sursis]]> 163 macaques de Java du parc animalier La Pinède des singes (40), avaient été euthanasiés. C’est sous couvert d’un risque sanitaire, car une partie d’entre eux étaient porteurs de l’herpès, que la préfecture des Landes avait intimé leur euthanasie. Un vrai choc pour la Fondation 30 Millions d’Amis qui avait proposé son aide dès 2016 pour reloger ces primates dans des sanctuaires adaptés, sans risque quelconque.

2 macaques laissés saufs

Sur cette centaine de singes morts inutilement, deux petits macaques prénommés Junior et Miguel, ont échappé miraculeusement à ce triste sort. En liberté au sein du parc, ils ont réussi à semer les services vétérinaires ! Depuis quelques mois, ils errent donc dans le parc fermé car placé en liquidation judiciaire. Durant tout ce temps, les fondations 30 Millions d’Amis et Brigitte Bardot n’ont eu de cesse de plaider en leur faveur, en proposant de les accueillir.

Un sursis

A la suite d’un arrêté, la direction du parc devait absolument capturer ces singes avant le 15 août 2017, sinon ils seraient abattus. C’est la vétérinaire Florence Ollivet-Courtois, spécialiste de la faune sauvage, qui a réussi à les capturer (08/08/2017). Ils subissent actuellement des bilans sanguins pour déterminer s’ils sont atteints de l’herpès également. La Fondation 30 Millions d’Amis suit attentivement le dossier et tient à disposition des autorités une place pour eux dans un sanctuaire adapté, même s’ils sont malades. La Fondation fera tout son possible pour que ces singes soient mis définitivement hors de danger !]]>
<![CDATA[Extinction massive des animaux : la biodiversité en grand danger]]> Proceedings of the National Academy of Sciences (10/07/2017), des chercheurs américains et mexicains évoquent la menace d’un « anéantissement biologique », après avoir analysé les évolutions des populations de plus de 27 000 espèces de vertébrés terrestres. Leur conclusion : ces espèces reculent massivement en nombre d’animaux et termes d’étendue.

32 % des espèces déclinent

« La réelle ampleur de l’extinction de masse qui touche la faune a été sous-estimée : elle est catastrophique », indiquent les chercheurs. Au total, 32 % des espèces étudiées baissent drastiquement.
 
Les experts sont particulièrement inquiets car 30 % de ces espèces en déclin ne faisaient pas encore partie des espèces en danger pour l’UICN. Par exemple, le chardonneret en France a vu ses effectifs se réduire de 40 % depuis 10 ans. Les girafes sont passées de 115 000 spécimens en 1985 à 97 000 en 2015.

Le lion, un cas emblématique

De plus, environ 40 % des mammifères (rhinocéros, orangs-outangs, félins) survivent désormais sur 20 %, voire moins, des territoires sur lesquels ils vivaient autrefois.
 
C’est le cas notamment du lion, jadis présent dans la majeure partie de l’Afrique, du sud de l’Europe et du Moyen-Orient, jusqu’au nord-ouest de l’Inde : ses 35 000 spécimens se concentrent aujourd’hui  en Afrique subsaharienne et dans la forêt de Gir, en Inde.

L’Homme, principal responsable

A qui doit-on ce grand désastre ? A l’Homme, évidemment… Les scientifiques énumèrent les causes qui ont conduit à cette extinction massive : la perte et la dégradation de l’habitat des animaux sous l’effet de l’agriculture, de l’exploitation forestière, de l’urbanisation ou de l’extraction minière mais aussi la surexploitation des espèces (chasse, pêche, braconnage), la pollution, les espèces invasives, les maladies et le changement climatique.
 
Peut-on agir ? Les chercheurs invitent à réduire la croissance de la population humaine et de sa consommation, à utiliser des technologies plus respectueuses de l’environnement, à endiguer le commerce des espèces en voie de disparition et à aider les pays en développement à protéger leur biodiversité.
 
La Fondation 30 Millions d’Amis est gravement préoccupée par cette nouvelle étude qui laisse entrevoir un avenir bien sombre pour la faune et la flore mondiale... et à terme, pour l'Homme lui-même.]]>
<![CDATA[Animaux sauvages : les plus belles photos primées ]]>

Lauréat Grand prix du jury

© Tim Laman / Wildlife Photographer of the year awards 2016

Une photo de Tim Laman montrant un orang-outan escaladant un arbre dans la forêt de Bornéo pour aller se nourrir. Dans cette région où l’industrie de l’huile de palme est très présente, la déforestation fait de nombreuses victimes. N’ayant plus d’endroit où vivre, les orangs-outans se retrouvent privés de nourriture ou chassés. Une véritable tragédie : ils sont classés « en danger » par l’annexe I de la convention CITES.

Lauréat catégorie « urbain »

© Nayan Khanolka/ Wildlife Photographer of the year awards

Un léopard dans la ville de Mumbai, en Inde. Photo de Nayan Khanolka. Les villes s’étendant de plus en plus, les animaux sauvages sont contraints d’aller explorer ces endroits auxquels ils n’appartiennent pas.

Lauréat 1er prix catégorie « photo journalisme »

© Paul Hilton / Wildlife Photographer of the year awards

La photo de Paul Hilton montre 4000 pangolins retrouvés dans un container frigorifique en direction de la Chine. La chair et les écailles de cet animal sont très convoitées ; il est au centre d’un très grand trafic au Vietnam et en Chine. Plus d'un million ont été capturés ces dix dernières années. Les 8 espèces connues sont menacées d’extinction.

Lauréat de la plus belle photo de la catégorie reptile

© Marco Colombo / Wildlife Photographer of the year awards

La cistude d’Europe est une tortue aquatique vivant dans les zones humides. C’est une espèce menacée d’extinction. Ici, elle a été prise par le photographe naturaliste Marco Colombo alors qu’elle remuait la vase des eaux de Sardaigne.

Lauréat de la catégorie « sous-marine »

© Tony Wu / Wildlife Photographer of the year awards

Ce banc de vivaneaux rouges au large de l’île de Palau a été immortalisé un soir de pleine lune, dans le Pacifique-ouest par Tony Wu.

Lauréat du Grand prix jeunesse 2016

© Gideon Knight / Wildlife Photographer of the year awards

C’est un jeune de la catégorie 15-17 ans qui a pris cette photo et il s’appelle Gideon Knight. Une image très poétique de la corneille…  

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<![CDATA[5 idées reçues sur le loup ]]> 1-    Le loup a été réintroduit en France Faux. Le loup est revenu de lui-même en France. Il a été aperçu pour la première fois en 1992 dans le Parc du Mercantour, dans les Alpes-Maritimes. En Italie, il n’a jamais disparu. Au moment le plus critique pour l’espèce, les Italiens ont mis en place des mesures pour éviter sa disparition. Avec le temps, il est naturellement revenu vers la France.  

2-    Le loup est une espèce « invasive »

Faux. « La moyenne du nombre d’individus en France est de 300 loups et elle n’a pas changé depuis 3 ans » confie Patrick Boffy, vice-président chargé du pastoralisme de l’association FERUS (association nationale de protection et de conservation de l'ours du loup et lynx en France). Il faut aussi savoir que 2 meutes de loups ne cohabitent pas sur le même territoire, qui peut s’étendre au minimum sur 200 km². « Il y a des loups dans toute l’Europe et nous sommes le seul pays de l’Union Européenne à adopter des lois qui vont à l’encontre de la directive européenne qui impose de les protéger dans son habitat naturel » dénonce de son côté Marion Fargier, juriste de l’association ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages).

3-    Les loups attaquent plus en France qu’ailleurs

Vrai mais... Dans les pays qui ont toujours eu des loups comme l’Espagne ou l’Italie, le taux de prédation est beaucoup plus faible. « En Espagne par exemple, on dénombre 2000 loups et deux fois plus d’ovins, mais beaucoup moins d’attaques. Ils disposent de parcs de nuit vraiment sécurisés et des troupeaux plus petits, donc plus faciles à veiller » explique Patrick Boffy. En Allemagne, où le loup est aussi revenu, on compte environ le même nombre d’individus qu’en France, mais le taux de prédation du loup est divisé par 3.

4-    L’indemnisation n’est délivrée qu’en cas de certitude d’attaque de loup

Faux. Pour que l’État indemnise les bergers qui ont perdu des animaux, il suffit simplement que le troupeau se situe dans une zone où le loup a été aperçu. Ce qui peut donner lieu à des situations absurdes comme celle arrivée en juin 2016 dans les Hautes-Alpes, dénoncée par l’ASPAS, où un couple d’éleveurs a laissé paître ses 17 génisses en haut d’une falaise de 80 mètres. Elles ont été retrouvées mortes au pied de la paroi 4 jours plus tard. L’éleveuse accuse alors sans preuve « le loup » d’avoir provoqué leur chute et percevra plus de 19 000 € d’argent public. En Allemagne, l’indemnisation des bergers est subordonnée à la mise en place de mesures de protection préalables.

5-    Une clôture de « protection » suffit à repousser les attaques

Faux. Non, elle ne suffit pas. « En France, les clôtures de "protection" utilisées par les éleveurs sont surtout des clôtures qui servent à regrouper mais n’empêchent pas le loup de passer » explique Marion Fargier. En plus, il est conseillé de mettre un chien de protection et d’avoir une présence humaine sur un troupeau. Des mesures qui ont déjà fait leurs preuves à l’étranger ! L'association FERUS propose d’aménager les clôtures basiques afin de les renforcer. A lire aussi : L'interview de Patrick Boffy : Abattage de loups : « La France est une triste exception en Europe »]]>
<![CDATA[Le skieur français Luc Alphand provoque la colère des amis des animaux]]>

Des vidéos datant de 2010 circulaient déjà sur Internet où on pouvait voir le champion de ski briançonnais se livrer à des parties de chasse en Ecosse. Aujourd’hui, c’est désormais en Russie que le sportif est parti faire un safari en posant fièrement aux côtés du cadavre d’animaux sauvages qu’il venait d’abattre.

La Fondation 30 Millions d’Amis condamne une pratique violente que d’autres célébrités ont déjà tristement popularisée comme le précédent roi d’Espagne Juan Carlos, le prince Harry ou les fils de Donald Trump, candidat à l'élection présidentielle américaine.

Bannir les abus de la chasse est l’un de nos plus ardents combats. Une pétition est en ligne pour pénaliser les maltraitances sur les animaux sauvages.

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