<![CDATA[30 Millions d'Amis - Dernières News]]> fr <![CDATA[30 Millions d'Amis - Dernières News]]> Tue, 17 Jul 2018 14:14:25 +0200 <![CDATA[Trajets en voiture : les meilleures solutions pour protéger votre chien]]>
Transporter son animal en voiture comporte des risques et il est très important d’assurer sa sécurité. Car en cas d’accident, un toutou pas attaché, c’est dangereux pour lui… et pour les passagers. Récemment, le Touring Club Suisse, une association très engagée dans la sécurité routière et dans la protection des consommateurs, a réalisé des crash-tests avec des mannequins à l’attention de nos amis à quatre pattes…  Partagez cette actu sur Facebook, Twitter et Google+.

De multiples simulations de choc 

« La question de la sécurité du chien nous concerne, explique Sascha Grunder, le chef du projet. Ils font partie intégrante de nos vies. C’est pourquoi nous avons voulu savoir si les moyens les plus fréquemment utilisés pour le transport étaient les bons ou pas… » 7 cages métalliques, 6 harnais de sécurité, 2 cages de transport, 2 boxes en tissu et 2 boxes en plastiques ont ainsi été passés au crible. En plus du crash-test, les articles devaient passer 3 épreuves supplémentaires : un parcours avec un profil de décélération à 50 km/h, un test en chicane à 80 km/h avec violents coups de volant et une route naturelle avec des ornières.  « Nous avons fabriqué un squelette de chien en métal dont le poids était de 19 kg, détaille S. Grunder. C’est l’équivalent du poids d’un Border collie. Ce mannequin canin a été soumis à plusieurs simulations de chocs. L’objectif est de mesurer la capacité de résistance des différents dispositifs de transport placés dans le coffre ou sur les places arrière. »

Préférer les cages en métal 

Les cages en métal sont les plus sûres/TCS

Les résultats des tests sont sans équivoque : préférez les cages en métal ! « Les 7 modèles métalliques ont reçu la mention Excellent ou Très recommandé, note l’expert. Pour le Premium Kennel de la marque allemande Schmidt, le mannequin-chien est resté dans la caisse et n’a pas subi de dommages. Ce sont des cages où le chien a assez d’espace et est moins stressé. » Pour ce niveau élevé de sécurité, il faudra compter entre 150 et 480 euros.

Les cages en plastique s’avèrent ne pas être les plus adéquates pour le confort du chien, ni les plus résistantes. Mais leur prix plus abordables (à partir de 40 euros) et leur facilité d’entretien, en font toutefois une solution satisfaisante.

Le harnais de sécurité, pas si sûr

Quant au harnais de sécurité, c’est le grand perdant de ce test. « Il peut s’allonger quand la distance d’accélération est grande, explique Sascha Grunder. En cas de choc, on constate que l’animal est projeté sur le siège avant et cause des dégâts. » Les filets de protection n’ont, eux, même pas passé le test n’étant pas du tout optimisés pour la sécurité du chien selon le TCS.

Le harnais de sécurité moins fiable qu'il n'y paraît/TCS

Par ailleurs, ce crash-test révèle qu’il est primordial, en termes de sécurité, de positionner la cage de transport sur les places à l’arrière du véhicule et non pas dans le coffre à haillon. L’obscurité et la largeur du coffre peuvent empirer le stress du chien. Prise entre les dossiers du siège avant et arrière, elle est ainsi plus stable et mieux maintenue. 

Enfin, il est important de rappeler que vous ne devez jamais transporter votre animal en totale liberté dans votre véhicule : c’est tout aussi dangereux pour lui que pour vous. En cas de collision à 50 km/h, un chien de 19 kg peut développer une masse de près de 200 kg et devenir un projectile mortel pour les passagers à l'avant. Par ailleurs, la loi impose à tout passager dans un véhicule de porter une ceinture de sécurité et le chien peut être considéré comme tel, sous peine d’une amende pouvant atteindre 375 euros en cas d’infraction.

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<![CDATA[Quelles marques arrêtent la vente d’œufs issus de poules en batterie ?]]>
  • Aldi (d’ici 2025)
  • Auchan (d'ici 2022 pour sa marque et 2025 sur la totalité du rayon oeufs)
  • Brake France (d'ici 2025)
  • Carrefour (d'ici 2020 pour sa marque propre et 2025 sur la totalité du rayon oeufs)
  • Colruyt
  • Cora (d'ici 2020 pour sa marque propre et 2025 sur la totalité du rayon oeufs)
  • Davigel (d'ici 2025)
  • Grand Frais (d'ici 2020)
  • Groupe Casino (d'ici 2020 pour la totalité des oeufs et toutes ses enseignes Casino, Leader Price et Franprix)
  • Groupe D'aucy (Cocotine)
  • Groupe Pomona (d'ici 2025)
  • Groupe Schiever (Atac, Bi1 et Maximarchés)
  • Leclerc (d'ici 2020 pour sa marque propre et 2025 sur la totalité des oeufs et produits transformés de sa marque)
  • Les Mousquetaires (comprenant Intermarché, Netto…) (d’ici à 2020)
  • Lidl (dès 2025). En France, d'ici 2020, pour les produits de sa marque.
  • Maximo (d'ici 2025)
  • METRO (d'ici 2025 sur les oeufs et ovoproduits)
  • Monoprix
  • Norma (d'ici 2025)
  • Picard (d'ici 2025)
  • Schiever-Atac
  • Supermarchés Match (d'ici 2020 pour sa propre marque et 2025 sur la totalité du rayon oeufs)
  • Système U (d’ici 2020)
  • Thiriet (d'ici 2025 pour tous les produits et tous les pays)
  • Toupargel (d'ici 2025)
  • Transgourmet (d'ici 2025)
  • D’autres marques renoncent aux œufs de poules en batteries pour leurs préparations : Unilever (Amora), Mars, Gü, Michel & Augustin, La Mère Poulard, Subway, Ikea, Lesieur…

    La réalité de l’élevage de poules en batterie

    En France, on dénombre 47 millions de poules pondeuses, dont 69 % en cage. Seules 24 % ont accès au plein air et 7 % en élevage au sol*.
    Les gallinacés élevés en batterie sont maintenus dans des espaces exiguës (l’équivalent d’une feuille A4) et grillagés. Ces conditions d’élevage intensif exposent les volatiles à des problèmes de santé (fractures, ostéoporose) et leur imposent d’importantes restrictions comportementales. La promiscuité et la pauvreté de l’environnement les empêchent d’exprimer des comportements naturels (nicher, fouiller le sol…) : ces privations sont source de stress.

    Comment bien choisir ses œufs ?

    Sur chaque œuf figure sur la coquille un « code producteur », informant sur sa provenance. Pour privilégier l’élevage de poules pondeuses en plein air, achetez des œufs avec l’inscription « 0 FR » ou « 1 FR ». Bannir ceux avec l’inscription « 2FR » (Elevage en bâtiment : 9 à 12 poules par m²) et « 3FR » (Elevage en cage : 13 à 18 poules par m²) ! * Source L214 (données 2014)]]>
    <![CDATA[Cadeaux Noël 2016 : des idées de livres sur les animaux à offrir]]>

    La Fondation 30 Millions d'Amis vous propose une revue de livres de Noël dont les stars sont des animaux à adopter du refuge de la Tuilerie.

    Cette année, les animaux prennent le contrôle de la revue de livres de Noël. Tous les animaux présentés sont à adopter au refuge 30 Millions d'Amis de la Tuilerie, à Saint-Hilliers (77). Renseignez-vous au 01 64 00 15 45.

    Pour en savoir plus sur les livres présentés, consultez nos fiches de lecture :

    1. Le livre qui ronronne de Gilles Diederichs, aux éditions Larousse
    2. La Plus Belle Ville du monde de Frédéric Fougea et Catherine Suvat aux éditions de la Martinière
    3. Le cheval, sa nature révélée d'Emmanuelle Brengard, aux éditions Glénat
    4. Les oiseaux de Paul Géroudet de Jean Chevallier aux éditions Delachaux et Niestlé
    5. Formes et motifs dans la nature de Philip Ball aux éditions Ulmer
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    <![CDATA[Doudounes : la souffrance des oies plumées pour leur duvet]]> En 2014, la célèbre marque Moncler faisait scandale : un reportage de la chaîne publique italienne Rai 3 montrait les conditions de plumage des oies pour la confection de leurs doudounes en Hongrie. Un an plus tôt, en 2013, la marque Canada Goose se faisait épingler pour ses doudounes composées de plumes d’oies de Bernache du Canada et pour leurs cols en fourrure de coyote…

    Le plumage : une méthode terrible

    En dépit d’une loi européenne qui interdit le plumage des oies vivantes, cette pratique se perpétue sur le territoire de l’UE. Les volatiles sont élevés en batterie, dans de mauvaises conditions, en attendant d’être plumés jusqu’à 4 fois durant leur courte existence. Les plumes sont arrachées dans le cou, le dos et sur la poitrine. Ce plumage réalisé à vif occasionne régulièrement des blessures sur les animaux. Les plaies sont, dans le meilleur des cas, recousues immédiatement et sans anesthésie par les salariés. Les oies déplumées tiennent à peine debout, chancelantes après tant de souffrance. La Fondation 30 Millions d’Amis a lancé une pétition pour faire respecter la loi européenne de 1999 contre le plumage des oies vivantes. Signez notre pétition !

    Les labels n’évitent pas la souffrance

    Pour éviter le scandale, The North Face et d’autres marques ont été à l’initiative de la certification  « normes de duvet responsable » (Responsible Down Standards ou Non Live-Plucked Products Guarantee). Ces labels sont censés garantir que les oiseaux sont plumés après leur mort et non vivants. Malheureusement, ces labels ne sont pas une garantie.
    Une enquête de l’organisation Peta réalisée entre 2012 à 2015 dans les élevages d’oies en Chine (d’où provient 80 % du duvet mondial) montrait que les fournisseurs de duvet mentent sur la provenance des plumes. « Le plumage est fait en secret, nous ne voulons pas arracher les plumes publiquement. Pour faire simple, nous déclarons que tout est déplumé après l'abattage. Si vous dites que c'est plumé à vif, alors personne n'ose en acheter » avoue un représentant de la société chinoise Jilin City Bailing Down Products, visée par l’enquête.
    Le plumage des oies, une pratique douloureuse. Capture d'écran du reportage sur les doudounes Moncler : © Rai 3

    Le duvet « responsable » n’existe pas

    Alors le plumage peut-il être éthique ? Comment être sûr du duvet que l’on achète ? « Il n'y a tout simplement aucune garantie que les plumes n'ont pas été arrachées à la peau d'une oie hurlante », explique Cyril Ernst, porte-parole de Peta France, dans une interview au Nouvel Obs.

    En l’absence de garantie tangible, les consommateurs ont donc tout intérêt à choisir des fibres synthétiques qui sont aussi performantes que les plumes d’oies !

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    <![CDATA[Fourrure : comment la repérer dans les magasins ?]]> Un consommateur averti en vaut 2 ! Il n’est pas toujours facile de distinguer la vraie de la fausse fourrure. D’autant que les prix ne sont plus un indice : la fourrure animale est devenue accessible. - Bien lire l'étiquette : Premier réflexe à avoir, vérifier l’étiquette de votre futur achat : les étiquettes conformes* doivent indiquer clairement le mot « fourrure » suivi du nom de l’espèce animale - comme « fourrure de lapin » - et préciser les parties du produit qui sont constituées de fourrure (bordure de capuche, etc.). Malheureusement, les étiquettes ne sont pas toujours aux normes ou trompeuses. Par exemple, certaines étiquettes indiquent le nom scientifique de l’animal (belette = Mustela frenata / hermine = Mustela erminea) ou son nom en anglais pour perdre le consommateur (raccoon = raton-laveur / fox = renard / mink = vison). Sans compter que certaines boutiques n’hésitent pas à mentir en affirmant qu’il s’agit de fausse fourrure alors que c’est de la vraie. - Regarder attentivement la fourrure : Contrairement à la fausse fourrure, la vraie fourrure a une base de cuir. De plus, si vous soufflez dessus, les poils se diviseront aisément.
     
    Autre test : le toucher ! La fourrure véritable est douce et souple et il est facile d’enrouler les poils autour des doigts. En général, la fausse fourrure est un peu plus rêche.
     
    Si vous avez déjà acheté un produit mais que vous avez un doute, un autre test existe : plantez une aiguille dans la base du produit pour tester sa résistance. Le vrai cuir sera plus résistant. 

    Les magasins anti-fourrure

    Consciente de la souffrance des animaux et sous la pression des associations de protection animale, de nombreuses enseignes ont arrêté la commercialisation de fourrure. Certaines ont officialisé cette prise de position en signant le pacte de l’Alliance Sans Fourrure internationale (Fur Free Alliance).
     
    Voici une liste non-exhaustive de marques ne vendant plus de vraie fourrure, communiquée sur le site mode-sans-fourrure.com : H&M, Hugo Boss, Armani, Stella McCartney, le groupe Inditex (Zara, Mango, Massimo Dutti, Pull&Bear, Stradivarius), O’Neill…

    Les enseignes pro-fourrure

    A contrario, certaines enseignes continuent de vendre de la fourrure, toujours selon le site mode-sans-fourrure.com : 123, American Retro, Ba&sh, Burberry, Chanel, Claudie Pierlot, Comptoir des Cotonniers, Cyrillus, Dior, IKKS, Maje, Vanessa Bruno…

    Stoppons le massacre des animaux

    Considérés avant tout comme des marchandises et une source de profit, les pauvres animaux utilisés pour leur fourrure souffrent de conditions de vie misérables avant de connaître la pire des agonies. Pendaison, rupture de nuque, gazage, injection, empoisonnement... Tous les moyens sont bons pour tuer sans abîmer les peaux. Dans certains pays, les animaux sont électrocutés, subissant d’atroces brûlures internes avant de rendre leur dernier souffle.
     
    La Fondation 30 Millions d’Amis vous invite à signer sa pétition pour la fermeture des fermes à fourrure en Europe et un étiquetage détaillé pour tous les produits en fourrure importés (précisant le nom scientifique et vulgarisé des espèces animales, le pays d'élevage, la méthode de mise à mort).
     
    * Les étiquettes conformes doivent respecter les normes fixées par le Règlement européen N° 1007/2011 du parlement européen relatif aux dénominations des fibres textiles, à l'étiquetage et au marquage correspondant des produits textiles.

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    <![CDATA[Monoprix arrête la vente des œufs de batterie]]> On est brouillés avec les œufs de poules en cage » : c’est par ce message que Monoprix a officialisé sa position. Dans un communiqué, l’enseigne précise « Monoprix fait le choix de retirer définitivement les œufs de catégorie 3 (œufs de poules élevées en cage) de ses rayons à compter du 11 avril 2016 », toutes marques confondues. Une annonce qui s’accompagnera d’une « démarche de sensibilisation auprès des consommateurs » via « une brochure explicative et un affichage en magasin » et sur les réseaux sociaux. Le groupe avait déjà œuvré en faveur de la cause animale en supprimant tous les œufs issus de poules élevées en cage de sa marque distributeur « Monoprix », dès 2013. En 2015, cette démarche s’était complétée par la suppression des œufs de batterie dans la fabrication de ses pâtes d’Alsace et de la mayonnaise de sa marque « Monoprix Gourmet ».

    La Fondation 30 Millions d’Amis félicite l’enseigne qui rejoint le mouvement des magasins Colruyt et Schiever qui ont déjà banni les œufs de batterie de leurs rayons. Elle invite les autres groupes de l’industrie alimentaire à imiter cette démarche responsable.

    Comment bien choisir ses œufs ?

    Sur chaque œuf figure un « code producteur », donnant des informations sur sa provenance. Le chiffre important à retenir, c'est celui situé avant la mention « FR ». Plus il est bas, plus la poule est élevée dans de bonnes conditions : « 0 » signifie que l’œuf est issu d’un élevage bio, « 1 » un élevage en plein air, « 2 » un élevage au sol, « 3 » un élevage en cage. Cette dernière catégorie est à proscrire absolument : les poules en cage n’ont qu’un minimum de 600 cm2 de surface utilisable (l'équivalent d'une feuille A4), aucun accès au plein air ni à la lumière naturelle.

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    <![CDATA[Pâques : laissons les agneaux dans les prés !]]> On sait que « grâce » à Pâques, l’activité d’abattage progresse. L’année dernière, en avril ce fut une hausse de 26 %. » explique Fréderic Freund, directeur de l’Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs. A titre de comparaison, 200 000 ovins sont égorgés durant la fête de l’Aïd-el-Kébir, selon l’OABA.

    Des tout-petits dans les abattoirs

    Et malheureusement, le sort réservé à ces agneaux, qui symbolisent les vertus d’innocence, de douceur et de bonté dans la religion, n’aura rien de tendre. Comme tous les autres animaux destinés à la consommation, ils seront massacrés dans des abattoirs qui, pour la plupart, semblent ne pas se préoccuper du bien-être animal. Les récentes vidéos tournées dans les abattoirs d’Alès et du Vigan tendent à le démontrer. D’ailleurs, selon des chiffres communiqués par le ministère de l’Agriculture à la Cour des comptes en 2012, « un établissement de boucherie sur seize ne répond toujours pas aux normes européennes » cite Anne De Loisy dans son livre Bon appétit (Presses de la Cité). Sans compter les terribles conditions de transport des nombreux ovins importés du Royaume-Uni et de la Nouvelle-Zélande pour servir le marché français.

    Les ventes d'agneaux augmentent de 50 % à Pâques.
    Panel Kantar, 2010.

    Mangeons moins de viande

    Heureusement, grâce à l’information et la sensibilisation du public, la consommation d’agneau tend à baisser d’année en année à Pâques. Mais la Fondation 30 Millions d’Amis tient aussi à rappeler qu’il est important de manger moins de viande tout au long de l’année.

    Des œufs de poules bien choisis

    Et si vous avez prévu d’acheter quelques œufs pour Pâques, n’oubliez pas de bien les choisir ! 69 % des poules pondeuses en France vivent entassées dans des cages de batterie, selon l’association L214. Alors pour épargner ces pauvres poules, veillez à bien regarder le chiffre apparaissant juste devant la mention « FR » : Le nombre 0 assure que les oeufs sont certifiés bio, le 1 assure que la poule a été élevée en plein air. Quant aux numéros 2 et 3, ils sont à proscrire : ils stipulent que les poules ont été élevées en batterie.

    La Fondation sauve des animaux de ferme

    Depuis de nombreuses années, la Fondation 30 Millions d’Amis agit pour l’amélioration des conditions d’élevage des animaux destinés à la consommation : poules, cochons et autres vaches sont élevés dans des élevages intensifs puis abattus dans des abattoirs industriels. La Fondation vient d’ailleurs régulièrement en aide aux cheptels en détresse aux côtés de l’OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs). Elle continue aussi à sensibiliser aux conditions inhumaines avec lesquelles sont traités ces animaux qui en nourrissent certains…

    * Chiffres de l’OABA concernant les abattages en France, avril 2015.

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    <![CDATA[8 idées pour améliorer le sort des animaux en consommant mieux]]> 1
    Manger moins de viande Dans sa vie, un Français consomme en moyenne... 7 bovins, 33 cochons, 9 chèvres et moutons, 1 300 volailles et 60 lapins ! Cette consommation a conduit à une véritable industrialisation de l’abattage et à toutes les dérives que l’on connaît en termes sanitaires et maltraitance animale. Pour la journaliste Anne de Loisy, auteur de « Bon appétit ! Quand l’industrie de la viande nous mène en barquette » (Presses de la cité), voici comment y remédier : « Manger moins souvent de viande mais de meilleure qualité. Si possible, orientez-vous vers les circuits courts : allez acheter votre viande auprès de l’éleveur directement : cela aidera les éleveurs qui sont dans une situation financière critique (1 à 2 suicides par jour) et cela vous garantira une viande moins coûteuse car la grande distribution pratique de grosses marges. » A lire : Ce qui se passe vraiment dans les abattoirs

    2
    Pêcher la bonne boîte de thon

    Dans les placards de 9 Français sur 10, se trouvent des boîtes de thon. Derrière ces conserves se cache une sombre réalité : les thoniers industriels déploient de très grands filets qui ramassent tout, y compris les thons trop jeunes pour s'être reproduits mais aussi les requins, raies, et autres tortues. Ces prises inutiles sont ensuite rejetées à la mer, mortes ou mourantes. Pour éviter ces méfaits, privilégiez les marques qui pêchent à la ligne de traîne ou à la canne. Par exemple, les boîtes de thon Système U ou Le Phare d’Ekmül.

    3
    Sélectionner le bon poisson

    Vous adorez le poisson ? Faites-vous attention aux espèces que vous achetez ? Nombreuses sont celles en danger d’extinction. Alors pour éviter d’entamer davantage les stocks de poisson disponibles, voici la liste de ceux qui vous pouvez consommer : lieu (noir et jaune), colin d’Alaska, la lotte, le bar de ligne, la sardine, le saint-pierre, le mulet, le maquereau, le hareng, le congre, la dorade (grise et royale)...

    4
    La bonne douzaine d’œufs

    Choisissez bien vos œufs, et les poules seront bien gardées ! A défaut d’avoir ses propres poules à la maison, mieux vaut bien sélectionner les œufs qu’on achète. Et pour cela, rien de plus simple, il suffit de regarder l’étiquetage ! Sur les boîtes ou sur les œufs eux-mêmes, figure un chiffre très important qui en dit long sur les conditions d’élevage des poules pondeuses. Placé juste avant les lettres « FR » (pour France, NDLR) le chiffre 0 indique que la poule a été élevée selon les critères de l’agriculture biologique. Le nombre 1 assure que la poule a été élevée en plein air. Quant aux numéros 2 et 3, ils sont à proscrire : ils stipulent que les poules ont été élevées en batterie. Ces dernières vivent dans des conditions en totales opposition avec leurs besoins ! A lire : Pâques : des oeufs bien choisis
    56 millions d'animaux sacrifiés par an pour leur fourrure © Sergejs Rahunoks - Fotolia.com

    5
    Choisir des produits bio ou certifiées Label Rouge

    Le label Bio et celui du Label Rouge pour les viandes, volailles et œufs assurent certains critères qui peuvent limiter, en partie, les méfaits sur les animaux. Par exemple, pour les élevages de poules pondeuses certifiées AB, les poules sont maximum 3000 par bâtiment (contre 6000 pour le Label Rouge), disposent d’un nid à elles et ont accès à un parcours extérieur la majorité de la journée. Ils sont donc à privilégier lors de vos achats.

    6
    Trier vos cosmétiques

    Dans votre crème de jour, votre sérum nutritif pour cheveux ou votre fond de teint, se trouve un émollient appelé « squalane », autrement dit… de l’huile de foie de requins ! Et pour ces cosmétiques, les industriels se livrent à un vrai massacre : "On estime à trois millions le nombre de requins profonds tués chaque année pour répondre spécifiquement à la demande internationale de squalane", indique dans un communiqué Claire Nouvian, directrice de l’ONG Bloom. Cette ONG a récemment publié une enquête révélant que 3 marques européennes en utilisait : IOMA (qui a ensuite certifié que c’était du squalane végétal), Méthode Swiss beauty care et Topicrem (pour une crème produite en 2012). Quant aux labels « Vegan » et « Leaping bunny », ils assurent que les produits n’ont pas été testés sur les animaux.

    7
    Des produits ménagers bien testés

    Pour laver nos carreaux ou le sol de notre maison, nous utilisons des produits ménagers. Certains continuent d’être testés sur les animaux, puisque l’expérimentale animale est toujours autorisée. L’organisation PETA a établi une liste des marques qui pratiquent des tests sur animaux. C’est le cas par exemple des produits Air Wick, Calgon, Febreze, Raid, Swiffer... qui sont donc à retirer de votre panier.

    8
    Bannir fourrure et duvet

    Du duvet d’oies ou de canards est utilisé dans le garnissage de couettes et oreillers ou dans des vêtements. Dans de nombreux pays, les volatiles sont plumés à vif ce qui leur occasionne de grandes douleurs et de profondes blessures... Les amis des animaux qui veulent être sûrs de ne pas avoir provoqué la souffrance d’oies et de canards peuvent éviter d’acheter tous les produits à base de duvet.

    Quant à la fourrure, son industrie tue plus de 56 millions d’animaux chaque année. La Fondation 30 Millions d’Amis milite pour la fermeture des fermes à fourrure en Europe et un étiquetage détaillé des produits en fourrure importés, pour une meilleure information des consommateurs. 


    D’autres idées pour consommer mieux ? Donnez-nous vos astuces en laissant un commentaire.

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    <![CDATA[Nouveau scandale autour de la viande de cheval]]>

    Lundi 16 décembre 2013, la gendarmerie a lancé un coup de filet dans le cadre d’une nouvelle enquête sur un trafic de viande de cheval dans 11 départements du sud de la France. Les investigations menées par la section de recherches de la région Languedoc-Roussillon, sous la conduite d’un juge de marseillais, concernent la commercialisation de viande de chevaux qui auraient auparavant servi dans des entreprises pharmaceutiques, des laboratoires et des centres équestres. Près de 200 équidés provenant des laboratoires Sanofi Pasteur en Ardèche auraient ainsi été rachetés par des grossistes pour être revendus en boucherie. Les négociants se seraient aussi fournis auprès de particuliers et de centres équestres. Dans tous les cas, les animaux auraient subi des traitements médicamenteux qui rendraient leur viande impropre à la consommation. « Tous les chevaux étaient destinés à l’équarrissage. Par la mise en place d’un réseau de falsification, ils ont été détournés de leur destination et ont atterris dans la filière alimentation », explique-t-on du côté des forces de l’ordre. Pour l’instant, tout indique à croire que Sanofi n’était pas au courant de ce trafic.

    Acheté 10 euros… revendu 800

    Toujours selon la Gendarmerie, les chevaux étaient rachetés 10 euros/pièce et les carcasses étaient ensuite revendues pour des sommes allant de 500 à 800 euros/pièce. L’ampleur et la durée du trafic n’ont pas encore pu être déterminées. Les interrogatoires des 21 personnes interpelées dans la matinée du 16 décembre 2013 ainsi que les documents saisis à cette occasion devraient permettre d’établir avec plus de précision les circonstances de cette affaire. Les recherches ont débuté en octobre 2012, suite à la réception par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de l’Aude, d’une lettre anonyme mettant en cause les pratiques frauduleuses de certains négociants en viande du sud de la France. Les autorités ne se sont encore que très peu prononcées sur les conséquences éventuelles liées à la consommation de cette viande. « A ce stade, rien ne permet de dire qu’il y a un problème sanitaire », a déclaré à l’AFP Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire. Le procureur de la République à Marseille, Brice Robin, en charge de l’enquête a indiqué, pour sa part, n’avoir « absolument pas la preuve à travers des analyses toxicologiques que ces animaux étaient nuisibles à la santé humaine ». Pour autant, compte-tenu de leur provenance, ces animaux n’auraient jamais dû se retrouver dans le circuit alimentaire. Près d’un an après le scandale dit « Spanghero », où de la viande chevaline était revendue pour de la viande bovine (essentiellement dans des plats préparés, NDLR), cette nouvelle affaire vient une fois de plus entacher l’industrie alimentaire.

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    <![CDATA[Le triste sort des lapins de chair en France]]> C’est une vidéo de l’association L214 - rendue publique le 27 mars 2013 - qui a semé le trouble, contraignant l'interprofession des éleveurs de lapins, le Clipp, à réagir le jour-même dans un communiqué publié par l’AFP. Le film d'enquête réalisé par les défenseurs des animaux dans 8 élevages français de lapins de chair entre novembre 2012 et janvier 2013 en Bretagne et Poitou-Charentes, est sans équivoque : les lapins élevés en batterie vivent dans des conditions inadmissibles. De nombreux animaux sont trouvés dans un état de santé dégradé et les poubelles des bâtiments sont remplies de cadavres et de flacons d'antibiotiques : « Ce n’est pas notre première enquête dans les élevages industriels de lapins, explique Sébastien Arsac, porte-parole de L214. Mais la filière est particulièrement méfiante et nous avons dû enquêter en caméra cachée pour pouvoir constater les véritables conditions dans lesquelles sont élevés les lapins de chair ». Une enquête de terrain qui amène l’organisme de protection animale à un double constat : les animaux sont élevés dans le mépris le plus total de leur bien-être ; l’utilisation systématique d’antibiotiques est alarmante.

    AVERTISSEMENT : ces images montrent la souffrance animale et sont inappropriées à un jeune public

    Vie remplie de souffrances

    La très grande majorité des élevages cunicoles en France sont industriels. A savoir, une cage et un sol grillagé dont la surface est égale à une feuille A4 : « Les lapins sont engraissés 73 jours en moyenne avant d’être envoyés à l’abattoir » précise Sébastien Arsac, en ajoutant qu’« un quart des lapins meurt avant d’atteindre l’âge d’abattage ». Une vie courte, mais remplie de souffrances. Car comme tous les animaux, le lapin a des besoins naturels et comportementaux bien spécifiques. Jonathan Fleurent, chargé d’études à la PMAF*, en dresse la liste : « Le lapin a besoin de se mouvoir, de bondir, de gratter le sol, de se dresser sur ses pattes, indique cet expert. Il aime inspecter son environnement, interagir avec ses congénères… Comme il peut se montrer agressif - une femelle qui agit par instinct maternel par exemple - il doit avoir une possibilité de fuir ». Or la cage est l’exact opposé de son mode de vie à l’état naturel. Même son besoin le plus primaire lui est refusé : celui d’user ses dents, qui pourtant poussent de façon continue.

    Quant à l’utilisation des antibiotiques, il s’agit d’un problème pour l’homme - leur ingestion via l’alimentation diminuerait nos défenses immunitaires et augmenterait notre résistance à ces même substances - mais aussi pour l’animal. « Les lapins sont les plus exposés aux antibiotiques car ils sont sensibles à de nombreuses maladies, dénonce Sébastien Arsac. Si on supprime ces médicaments, la mortalité augmente. Ce ne sont donc pas des conditions d'élevage qui assurent la bonne santé des animaux, mais qui engendre une utilisation massive de médicaments et d'antibiotiques » continue le jeune homme. Un fait non contesté par la filière cunicole, qui précise cependant, citée par l’AFP, que leur utilisation est en baisse depuis 2007...

    Aucune réglementation européenne

    Si l’on diminue le recours à ces médicaments, c’est tout le mode d’élevage qui est remis en cause. Et qui nécessitera de trouver des alternatives, cette fois-ci plus respectueuses du bien-être de l’animal. Un progrès qui, pour l’instant, ne peut venir de Bruxelles : si l’Union européenne a beaucoup fait pour améliorer les conditions d’élevage des poules et des truies, elle n’a en revanche jamais mis en œuvre de réglementation qui protègerait les lapins. 

    Mais la réponse pourrait venir de pays voisins : « En Allemagne, des réflexions et des projets sont menés pour trouver un autre modèle d’élevage : des parcs où les lapins peuvent s’ébattre » commente Jonathan Fleurent. L’Autriche a interdit purement et simplement les cages, tandis que la Belgique a élaboré un ensemble de recommandations qui pourraient être prochainement soumis à la Commission européenne. En France, la marque Carrefour élabore, en partenariat avec la PMAF, un label qui garantirait de meilleures conditions d’élevage. Un travail nécessaire, à l’heure où « le label Rouge et la filière bio ne sont pas significatifs en termes de bien-être animal » selon L214.

    Des initiatives intéressantes qui ne font pourtant pas oublier les 40 millions millions de lapins sacrifiés chaque année dans les élevages industriels pour la consommation, dont environ 8 millions meurent victimes des mauvaises conditions de détention. Un chiffre impressionnant malgré une baisse constante de leur consommation. Dans les pays anglo-saxons, il est même inconcevable de les manger. Le regard porté sur le lapin, que beaucoup apprécient comme animal de compagnie, sera-t-il enfin modifié ? La Fondation 30 Millions d'Amis, quant à elle, milite pour la suppression des cages d'élevage, synonymes de grandes souffrances pour les animaux.

    *Protection Mondiale des Animaux de Ferme

    Photo et vidéo : © L214

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