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Faune

Incendies : en France et à l’étranger la faune sauvage suffoque !

Les flammes qui ravagent la réserve naturelle de la plaine des Maures menacent la survie des 250 espèces qui y habitent, dont la Tortue d'Hermann. ©SDIS 83 / Magalie Aferiat - CEN PACA

Les incendies qui ravagent le bassin Méditerranéen, la Russie et l’Amérique du Nord depuis le mois de juillet 2021 détruisent les milieux naturels qui abritent de nombreux animaux sauvages. Un drame pour une multitude d’espèces déjà menacées par la destruction de leur habitat ou le braconnage. 30millionsdamis.fr en appelle à la mobilisation pour restaurer cette faune si fragile.

« Au niveau mondial, les incendies d’origine humaine compromettent la survie de la faune sauvage ! », s’alarme Margaret Kinnaird, responsable faune au Fonds mondial pour la nature (AFP). Lorsqu’ils ne sont pas tués au contact direct avec les flammes, les animaux sauvages souffrent  de la pollution par les fumées, la destruction de leur habitat, et la raréfaction des ressources alimentaires. S’il est difficile de savoir quel sera précisément l’impact des feux sur ces animaux, de nombreux dégâts sont déjà à déplorer.

Dans le Var, près de 250 espèces protégées menacées par les flammes

En France, les incendies qui ravagent le Var depuis le 16 août 2021 menacent les 250 espèces de faune et de flore – la plupart protégées – qui habitent la réserve naturelle de la plaine des Maures. « C’est un joyau de diversité qui part en fumée sous nos yeux, déplore Marie-Claude Serra, conservatrice de la réserve naturelle (Ouest France). Or, avec la récurrence des incendies, la nature n’a plus la même capacité à se régénérer. »

Parmi les  espèces touchées : la Tortue d’Hermann, la réserve étant l’un des seuls lieux de vie de l’espèce qui constitue elle-même la dernière tortue terrestre d’Europe… Même si le bilan est loin d'être définitif, plusieurs tortues ont survécu grâce à leur capacité à s'enfouir sous terre ou à résister aux flammes. Réhydratées, elles commencent à être transférées en centre de soins. « Il faut maintenant effectuer un gros travail d’évaluation des dégâts et de mise en place d’un plan d’action pour restaurer cette nature si fragile qui vient de disparaître », assure C. Agero (LCI).

Autour du bassin Méditerranéen, les feux menacent une faune déjà en danger d’extinction

Les incendies qui ont sévi en Algérie, causant la mort de 90 personnes en août 2021, n’ont pas non plus épargné la faune sauvage dont les habitats ont été détruits par les flammes. Depuis, les habitants se mobilisent  pour hydrater et alimenter les animaux sauvages grâce à des points d’eau.

 

Les incendies compromettent la survie de la faune sauvage ! 

Margaret Kinnaird - WWF

En Grèce, les feux de forêts ont également annihilé des écosystèmes riches et variés abritant, entre autres, des cerfs élaphes, déjà fragilisés par le braconnage et la destruction de leur habitat, des loups gris, des renards, ou encore, des écureuils.

Idem en Italie et en Sardaigne où les feux menacent la survie d’espèces endémiques, à l’instar du Dryomys nitedula aspromontis – un petit rongeur rare du parc national de l’Aspromonte – ou du Cerf sardo-corse, du Lièvre sarde et de la Perdrix gambra : des espèces déjà menacés par la fragmentation des milieux, l’exploitation forestière illégale, le braconnage et la chasse… Sans compter les nombreux reptiles tués par les flammes.

Les violents feux qui ont ravagé la Turquie fin juillet 2021 ont frappé des forêts et montagnes qui hébergent une centaine d’espèces endémiques déjà en sursis comme le Caracal (autrement appelé Lynx du désert), la Chèvre sauvage égagre ou le Lérotin laineux (un rongeur).

La Russie et l’Amérique du Nord gravement touchées

 

Avec la récurrence des incendies, la nature n’a plus la même capacité à se régénérer. 

M.-C. Serra, conservatrice 

La faune sauvage russe n’a pas échappé au drame puisque les immenses forêts ravagées par les feux abritaient traditionnellement de nombreux animaux. Pire : selon la NASA, les incendies y seraient plus importants que tous les autres incendies de forêt actuellement réunis dans le monde. Au total, plus de 160 000 km2 de forêts sibériennes seraient partis en fumée. Wapiti, Renne Sauvage, Chevreuil, Ours brun, Glouton, Lynx, Ecureuils volant, Mouflon des neiges, Pygargue à queue blanche… autant d’espèces touchées par les flammes.  

Enfin, en Amérique du Nord, où les incendies y sont chaque été plus fréquents, les experts  s’alarment : « Ma crainte, en tant que scientifique de la faune, est que ces incendies atteignent un stade où les animaux ne pourront plus s’y adapter », s’inquiète Connie O’Connor, directrice du programme boréal du Nord de l’Ontario pour la Wildlife Conservation Society du Canada (Radio Canada). « Il n’y a pas beaucoup d’endroits où ces animaux peuvent aller puisque il n’y a pas de territoire vacant », ajoute Matt Scrafford, pompier forestier. En cause : l’exploitation forestière, l’exploitation minière et les autres activités humaines.

Une pression anthropique dont l’impact sur la faune sauvage est dramatique ! À nous de prendre au plus vite nos responsabilités pour faire cesser ces atteintes toujours plus nombreuses à la vie sauvage. 

Commenter

  1. AnneV 20/08/2021 à 18:38:27

    Entre les incendies (souvent causés par l'homme), le braconnage, l'exploitation de la faune sauvage etc....Que pourront faire les eco-responsbles et les associations si ce n'est pleurer sur une planète que l'humain détruit sans états d'âme ? Pathétique !