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#Wildphotoathome : observer la faune pour mieux la protéger !

Le mouvement #Wildphotoathome consiste à immortaliser la biodiversité depuis son domicile puis à partager ses clichés via le hashtag éponyme. ©Adobe Stock

Deux photographes animaliers, Agnès et Thomas, se mobilisent pour permettre aux amoureux de la nature de s'adapter, ensemble, au confinement en orientant leur regard vers la biodiversité proche de chez eux. L'objectif ? Prendre conscience de la beauté et de la fragilité de la nature pour mieux la protéger. 30millionsdamis.fr a recueilli les confidences et les espoirs de ces deux artistes engagés.

#Wildphotoathome est bien plus qu'un simple hashtag ! « C'est une occasion de s'intéresser à une autre biodiversité, à une biodiversité proche de chez soi, au pas de sa porte ou de sa fenêtre », confie à 30millionsdamis.fr Thomas, son initiateur. Relayé par de brillants photographes animaliers (Régis Moscardini, Fabwildpix, Adrien Favre), ce mouvement positif s'inscrira dans la durée, à travers plusieurs concepts originaux.

Observer la nature depuis chez soi...

Durant deux semaines - jusqu'au 11 avril 2020 - Agnès NaturesPics et Thomas Goursaud choisiront, selon leur coup de coeur, quelques uns des clichés partagés via le #wildphotoathome. Leur première sélection, générale, portera sur l'ensemble des photos. Les deux autres sélections, plus spécifiques, auront respectivement comme thème « les plumes et poils » (oiseaux et mammifères) et « les antennes et pétales » (insectes et fleurs). Les troisième et quatrième semaine seront l'occasion d'organiser un concours photos dont le jury sera composé des internautes eux-mêmes. Le ou la lauréat(e) se verra remettre sa photo en tirage.

Même si vous habitez en appartement, amusez-vous à observer et photographier la faune depuis votre fenêtre ! ©Fondation 30 Millions d'Amis

Pendant toute la période du confinement, le « Birds challenge » consiste, quant à lui, à observer et photographier un grand nombre d'espèces d'oiseaux. A cet égard, le site de l'observatoire participatif  « oiseaux des jardins » - créé par la Ligue pour la protection des oiseaux et le Muséum national d'histoire naturelle - contient des fiches pédagogiques qui recensent les différentes espèces d'oiseaux susceptibles d'être observées depuis un jardin ou un balcon. Une fois informé, chacun pourra quotidiennement recenser sur les sites dédiés l'ensemble des oiseaux observés depuis chez soi. « Le confinement à domicile de millions de Français constitue une opportunité unique de collecter un nombre record d'observations, explique la LPO. L'accumulation massive de données selon un protocole établi permettra aux scientifiques de mesurer l'évolution des effectifs et, ainsi, d'évaluer la santé des populations ».

... pour comprendre l'importance de la protéger

Issus d'un milieu rural, Agnès et Thomas ont toujours eu une forte sensibilité pour la biodiversité environnante. S'ils espéraient, dès leur enfance, croiser le regard d'animaux sauvages lors de balades en forêts, le véritable déclencheur fut, pour le jeune photographe, assez tragique. « Aux alentours de mes 12 ans, je rentrais de vacances avec ma famille et la voiture qui était devant nous a percuté un chevreuil sous nos yeux. Le fait d'assister à cet accident et de voir la détresse de cet animal a eu l'effet d'un déclic en moi, s'émeut-t-il . Cet événement n'a fait qu'accroître mon amour pour les animaux qui nous entourent ».

 

Le confinement permet à la nature de respirer, de souffler et de se régénérer.

T. Goursaud - Photographe animalier 

Mais c'est grâce à la photographie qu'ils redécouvrent, à chaque sortie, la nature qu'ils pensaient connaître. « Je l'ai vue plus belle, plus extraordinaire, plus précieuse, explique Agnès à 30millionsdamis.fr. Surtout, cela m'a fait prendre conscience de l'impact que nous avons sur elle. C'est à nous de rétablir l'équilibre ». « Je me suis rendu compte qu'un appareil photo ouvrait les portes d'un monde que je ne connaissais pas. Les rencontres forestières se sont mutipliées, toutes aussi intenses les unes que les autres, ajoute Thomas. Derrière chaque photo, se cache une aventure, une histoire singulière et une émotion ». Grâce au 8ème art, les deux photographes espèrent ainsi éveiller les esprits, sensibiliser le public à la fragilité de la nature et au devoir de la protéger. 

Leur mission est en partie accomplie puisqu'en une semaine, plus de mille photographies ont déjà été partagées sur Instragram avec le #wildphotoathome. Beaucoup d'oiseaux y posent comme modèles : le tarin des aulnes, l'étourneau sansonet, le merle noir, la mésange bleue, la mésange charbonnière, l'accenteur mouchet, et bien-sûr le pigeon ramier. Alors que certains prennent majestueusement leur envol, d'autres semblent méditer sur la branche d'un arbre ou, plus rarement, sur la cheminée d'un immeuble. Papillons, écureuils, lièvres ou  ragondins viennent compléter ce florilèges de couleurs ! « On ne s'attendait pas à un tel engouement, c'est tout simplement génial, se réjouissent Agnès et Thomas. Beaucoup de monde se prend en jeu ; nous avons même eu le retour d'une professeure des écoles qui a incité ses élèves à participer avec leurs parents ».

Une prise de conscience durable ?

Depuis le début de la crise sanitaire, nous prenons enfin le temps d'observer, en silence, cette faune que nous avons fragilisée. Confinés, nous n'avons paradoxalement peut-être jamais été aussi proches de la nature. Par la même occasion, « le confinement permet à la nature de respirer, de souffler et de se régénerer. Rien n'est perdu d'un point de vue environnemental, il suffit par exemple de regarder les chutes significatives des taux de pollution », rassure Thomas. Une tranquillité d'autant plus bienvenue que le printemps est, comme le rappelle Agnès, « la période de reproduction, soit une période sensible, éprouvante et primordiale pour le maintien des populations de chaque espèce ». 

 

Nous devons tirer leçon de cette expérience. C'est à nous de rétablir l'équilibre.

Agnès NaturesPics - Photographe animalière

Reste à souhaiter que cette prise de conscience perdure après le confinement. « J'espère de tout coeur que la société ne retournera pas à ses habitudes sans avoir un peu évolué sur ce sujet ; nous devons tirer leçon de cette expérience », préconise la biologiste. Une chose est sûre : nos deux photographes y veilleront consciensieusement. En pérennisant leur hashtag, ils souhaitent inciter les passionnés de la nature à protéger, sur le long terme, la biodiversité. Alors, « Ouvrez bien les yeux (et les oreilles) ! A vos appareils, à vos smartphones... On a hâte de voir vos photos avec le #wildphotoathome ! ».