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Débat

Californie, Grande-Bretagne… Vers la fin de la vente de chiens et chats en animaleries ?

Alors qu'en Californie et en Grande-Bretagne, des lois pour contraindre la vente des chiens et des chats dans les animaleries voient le jour, la France a toujours du retard… / ©Fotolia-pongmoji

La Californie vient d’officialiser l’interdiction de la vente d’animaux issus d’élevages dans les animaleries. Peu avant, la Grande-Bretagne a annoncé que, courant 2019, les chiens et les chats de moins de 6 mois ne pourront plus être vendus par les animaleries afin de lutter plus efficacement contre la maltraitance animale et l’abandon. Un véritable mouvement vers la fin des animaleries salué et encouragé par la Fondation 30 Millions d’Amis qui réclame une loi en France depuis de très nombreuses années.

C’est officiel, la Californie devient le premier Etat américain à adopter une législation à l’encontre des animaleries. La nouvelle réglementation, signée en octobre 2017, prévoit ainsi l’interdiction aux animaleries de vendre des chiens, chats ou lapin provenant d’élevages. Les établissements devront désormais se fournir auprès des refuges. Un véritable pas en avant qui en appelle bien d’autres…

Obligation de se fournir dans les refuges

Ceux qui d’aventure persistent à vendre ces animaux issus d’élevages « industriels » risqueront une amende de 500 dollars (soit environ 436 euros). La loi précise en effet que « chaque animalerie doit tenir des registres suffisants pour documenter la provenance de chaque chien, chat ou lapin qu'elle vend (...) et afficher, à un endroit bien en vue sur la cage ou l'enclos de chaque animal, un panneau indiquant le nom de l'entité où chaque chien, chat ou lapin a été obtenu ». Les éleveurs agréés et déclarés officiellement pourront néanmoins continuer de vendre leurs animaux directement au public, sans passer par l’intermédiaire d’une animalerie. Outre la bonne nouvelle que cela représente pour la protection animale, l’entrée en vigueur de cette loi permettra d’enrayer le nombre d’euthanasies et du coût que cela engendre. D’après la Société américaine pour la prévention de la cruauté envers les animaux, ce sont plus de 6,5 millions d’animaux domestiques qui sont recueillis en refuge tous les ans aux Etats-Unis. 

La Grande-Bretagne veut mettre fin à la vente de chiots et de chatons en animaleries

« J’exhorte tous ceux qui envisagent d’acheter un chiot ou un autre animal de compagnie en cette période de l’année à faire une pause et réfléchir avant de le faire, a déclaré le ministre anglais du bien-être animal, David Rutley. Les animaux de compagnie font partie de nos familles et c’est une décision qui nécessite une réflexion ainsi qu’une planification minutieuse. Cela ne devrait pas être fait sur un coup de tête. » Le gouvernement britannique, par l’intermédiaire de son département de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales, vient en effet d’annoncer la prochaine interdiction de la vente de chiots et chatons dans les animaleries.

« Une protection aux futurs propriétaires d’animaux et aux animaux »

 

Ce sont des pratiques sournoises pour protéger les éleveurs avec des conséquences terribles pour le bien-être animal. Caroline Kisko, Kennel Club

Suite à une consultation publique qui a pris fin le 19 septembre 2018 largement soutenue par l’opinion publique, la décision a donc été prise de dénoncer les conditions de ces animaux destinés à la vente. La RSPCA (Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals), l’une des associations majeures pour le bien-être animal et dont la présidente n’est autre que la reine Elisabeth II, s’est félicitée de la nouvelle. « Nous sommes ravis que le gouvernement ait annoncé l’interdiction des ventes de chiots et de chatons à des tiers, réagit Chris Wainwright, directeur général adjoint. Nous pensons que la répression des commerçants peu scrupuleux, ceux qui font passer les profits avant le bien-être des animaux, offrira une protection indispensable aux futurs propriétaires d’animaux et aux animaux. » De même, le Kennel Club, autre grande association outre-Manche, a affiché son soutien à l'initiative. « Nous sommes ravis d’apprendre cette nouvelle, réagit Caroline Kisko, secrétaire du Kennel Club à 30millionsdamis.fr. Cela fait un certain temps que nous le demandons. Ces ventes sont des pratiques sournoises conçues pour protéger les éleveurs avec des conséquences terribles pour le bien-être des animaux. Cette législation améliorera leur condition. »

En octobre, le gouvernement britannique avait déjà fait passer une interdiction pour les ventes de chiots et de chats de 8 semaines pour parer au plus urgent. Si les événements se sont bousculés, c’est aussi suite à l’histoire d’une chienne du nom de Lucy, un Cavalier King Charles Spaniel qui avait été sauvé d’une ferme à chiots au Pays de Galles, en 2013. L’exemple de cette chienne qui a passé une grande partie de son existence en cage a permis aux associations de protection animale de sensibiliser le grand public à la maltraitance.

Si l’avancée en terme de bien-être animal est évidente, le problème de la maltraitance et de l’abandon n’est pas pour autant résolu. « Nous avons toujours dit que l’arrêt des ventes à des tiers ne serait pas suffisant pour mettre fin à la crise du commerce des chiots, explique Chris Wainwright. Nous espérons toutefois que ces mesures offriront une meilleure protection aux chiots et à leurs parents. Et que cela réduira le nombre de familles dupées par des commerçants malhonnêtes. »

La Fondation 30 Millions d’Amis demande l’interdiction de la vente dans les animaleries

En France, une telle loi se fait toujours attendre alors que la Fondation 30 Millions d’Amis agit sur le terrain pour secourir de nombreux animaux piégés dans des conditions indignes, souvent en surpopulation, et victimes directes de la recherche du profit comme ce récent sauvetage de 2 500 nouveaux animaux de compagnie à Lapte (43) chez un éleveur fournissant les animaleries (28/12/2018).

Toutefois, les efforts de la Fondation 30 Millions d’Amis ont permis une avancée claire de la législation puisque, depuis 2016, une ordonnance oblige les particuliers à se déclarer en préfecture et de posséder un numéro SIREN dès la première portée de leur animal. Un pas en avant répondant à une tolérance trop importante dans la vente d’animaux de compagnie, notamment par le biais des petites annonces sur internet. Si certains députés demandent un durcissement des règles, aucune nouvelle législation sur la vente dans les animaleries n’a encore vu le jour. Pourtant, d’après une proposition de loi de Jean-Pierre Nicolas visant à interdire la vente des chiens et de chats dans les animaleries (18/11/2010), « il s’agit d’une profession peu encadrée et qui génère un trafic odieux responsable de la mort de plusieurs milliers de chiots et chatons par an. » En effet, pour alimenter les animaleries, près de 100 000 chiots et chatons sont illégalement importés en France chaque année.

La Fondation 30 Millions d’Amis espère que les exemples californien et britannique permettront de faire pencher la balance dans l’Hexagone.

Commenter

  1. Yabbux 04/01/2019 à 03:19:26

    Avant de demander la même loi pour la France, attendez un peu pour voir les conséquences en Californie et en Grande-Bretagne..

    Personnellement, j'ai peur qu'il y ait une augmentation des élevages clandestins et du marché noir car les éleveurs déclarés ne pourront répondre à la demande.

    Et qui dit élevage clandestin, dit souvent condition de vie abominable...Il faudra sûrement s'attendre à des situations choquantes (pire que maintenant) que l'on découvrira dans les médias Californiens et Anglais dans les mois et années à venir.

    Pour moi, il aurait fallu trouver un moyen de renforcer les conditions de vente dans les animaleries plutôt que d'interdire.

  2. lotus2003 03/01/2019 à 20:26:34

    les animaux ne s'achètent pas, on les adopte.

  3. mugiwara76000 03/01/2019 à 16:01:57

    Encore une fois les anglo-saxons sont en avances sur nous. Encore une fois avant qu'on en arrive là en France, les français doivent déjà boycotter les animaleries qui vendent des animaux.

  4. cavalierekally18 03/01/2019 à 11:50:01

    les lapins sont dans des toutes petites cages ils n'ont pas du tout d'espace

  5. Littleyorky 02/01/2019 à 19:10:40

    Les élevages ainsi que les portées  de particuliers à répétition sont axés autour des profits de la vente et de tous les bénéfices collatéraux que ces naissances engendrent (vétos-alimentation-gadgets- toilettage etc...etc...) et comme nous sommes dans des sociétés de consommation tournant autour du fric, les malheureux animaux en patissent et se retrouvent trop souvent abandonnés, les gens passant rapidement à un autre "jouet" moins encombrant. Aussi je pense que la France    ( sous l'ère Macronienne peu encline à la protection animale) ne fera pas cesser ce genre de "pratiques" nuisibles pour nos amis les animaux, hélas, trois fois hélas. Bravo à ceux d'autres pays qui ont le courage de faire cessr ces pratiques ;

  6. ritonriripas 02/01/2019 à 17:34:33

     

    Aller la France, faite preuve d'intelligence, passé une loi pour l'interdiction de la vente d'animaux dans les animalerie ( et autres).... cela depends de notre moralité de pays soit disant "civilisé". Merci pour eux

  7. AnneV 02/01/2019 à 17:29:01

    "En France, une telle loi se fait toujours attendre"

    je voudrais bien connaître une loi, une seule, qui "ne se fasse pas attendre" en France en faveur des animaux ? Y'a pas ! Pour "la ramener", on est les plus forts mais pour évoluer, c'est le XII ème siècle dans ce pays !!!!!!! 

  8. PADDINGTON 02/01/2019 à 17:17:18

    Enfin, des pays qui se résponsabilisent, c'est honteux, j'ai déjà fait par de mon indignation , a propos de ces ventes, à Nöel et à Pâques, auprès d'associations, mais pas de mobilisation, ni de réponses, j'ai perdu il y a 15 ans, un petit York, qui était malade, dès le départ, j'ai finis par apprendre, que cet éleveurs, était un voyou, mais la centrale canine n'a pas pris en compte ma demande, ces gens on continuer à vendre des chiots, dont l'origine était douteuse, probablement des animaux privés, de leurs mères, trop tôt, venant d'europe de l'est, mon petit n'a vécu que 2 ans, avec de grosses difficultés, pour  ma part, je ne l'ai pas oubié, je viens de perdre mon 3 ème york en septembre à l'age de 14 ans celui-ci acheté chez un éleveur, et je viens de reprendre un petit, chez le même éleveur, je souhaite que cela change, je ne supporte plus de voir, tout ces récits d'animaux maltraité, espérons, que la fondation pourra appuyer, de toute ces forces, pour que la France prennent enfin de mesure, sur la vente des chiots et autres animaux en général, halte à la maltraitance, plus de sanctions, exemplaire, seraient les bienvenues,

  9. princess23 02/01/2019 à 17:10:54

    à quand la France va prendre les mêmes décisions comme la Belgique qui a interdit aussi l'exploitation d'animaux sauvages dans les cirques...

  10. bubu98 02/01/2019 à 16:33:58

    A quand le grand pas de la FRANCE? Nous sommes toujours les derniers! Prenons exemple sur la Belgique et la californie