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Enquête

Abattoirs : la Fondation 30 Millions d’Amis entendue sur la vidéosurveillance

65 propositions ont été formulées par la commission d'enquête parlementaire sur les abattoirs. © pixarno - Fotolia.com

Après des mois d’enquête, la Commission parlementaire sur les abattoirs révèle officiellement ses conclusions. 65 mesures ont été préconisées. La Fondation 30 Millions d’Amis attend désormais des résultats concrets.

Après les multiples scandales révélés sur les abattoirs, une Commission d’enquête parlementaire présidée par le député Olivier Falorni (Radicaux de gauche) avait été mise en place. Visites d’abattoirs, rencontres avec les associations de protection animale… la Commission a investigué durant plusieurs mois. Auditionnée, la Fondation 30 Millions d’Amis a pu réitérer ses demandes sur l’installation de la vidéosurveillance, sur la mise en place d’un étiquetage détaillé qui informerait mieux le consommateur sur l’origine et l’abattage de l’animal et sur l’interdiction de l’abattage sans étourdissement.

Cette Commission d’enquête parlementaire a rendu publiquement ses résultats à l’Assemblée nationale le 20 septembre 2016. Dans un rapport de 255 pages, 65 propositions sont faites pour améliorer le « bien-être » des animaux et celui des salariés.

La vidéosurveillance : oui, mais…

La mesure phare de ce rapport : rendre obligatoire le contrôle vidéo dans les abattoirs, en installant des caméras partout où des animaux vivants sont manipulés. Une bonne nouvelle pour les associations de protection animale dont la Fondation 30 Millions d’Amis qui réclament depuis longtemps ce dispositif qui permet de mieux prévenir et détecter les maltraitances. Toutefois, la Fondation regrette qu’il ne soit pas prévu la mise à disposition de ces images aux associations mais seulement aux services vétérinaires, aux directions d’abattoirs ou aux syndicats.

Le rapport recommande également la présence obligatoire d’un agent vétérinaire aux postes d’étourdissement et de mise à mort, dans les abattoirs de plus de 50 salariés. Plus généralement, les effectifs des services vétérinaires doivent être mieux formés à la protection animale et leur nombre être augmenté.

Sur les 259 établissements visités, près de 50 % des abattoirs contrôlés sont défaillants. © mixalina - Fotolia.com

Des contrôles accrus

Par ailleurs, le député Falorni propose que ces contrôles renforcés passent par « une plus grande ouverture aux associations, un droit de visite des parlementaires et la mise en place de comités locaux de suivi de site rassemblant toutes les parties ». Ainsi, une brigade « bien-être animal » rassemblant des agents de la Brigade nationale d'enquêtes vétérinaires et phytosanitaires (BNEVP) et des Référents nationaux abattoirs (RNA) pourrait être créée.

Afin de « mettre fin au sentiment de quasi-impunité de certains opérateurs », le document invite à requalifier les actes de malveillance en délit, en cas de récidive. Une proposition déjà validée par l’Assemblée nationale en première lecture dans le cadre de la loi Sapin II et qui doit passer devant le Sénat. Ce texte prévoit aussi un statut protégé pour les « lanceurs d’alerte » qui pourront prévenir les autorités en cas de maltraitance ou de manquements graves au sein des abattoirs sans être passibles de sanctions de la part de leurs employeurs.

Renforcement des formations et autres dispositifs

Les députés ont clairement noté une formation insuffisante du personnel des abattoirs et souhaiteraient une formation renforcée, « initiale et continue » comme l’indique le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.

Ils suggèrent aussi d’investir dans la modernisation des matériels, de créer un Conseil national d’éthique des abattoirs ou encore de soutenir l’expérimentation de dispositifs mobiles, afin de limiter la souffrance des animaux engendrée par le transport. Une initiative déjà testée en Suède avec un camion se déplaçant dans les fermes et restant ouvert aux éleveurs et journalistes.

L’abattage sans étourdissement en question

 

Objectif de la Commission : "mettre fin au sentiment de quasi-impunité de certains opérateurs"

Les associations de protection animale n’ont cessé de demander la fin de l’abattage des animaux sans étourdissement comme c’est le cas au Danemark, en Islande ou encore en Norvège. La Commission refuse de l’interdire et propose à la place 2 techniques : l’étourdissement réversible (qui ne provoque pas la mort de l’animal) et l’étourdissement post-jugulation (qui rend les animaux inconscients quelques secondes après la saignée).

Elle préconise aussi d’encadrer la formation des sacrificateurs par l’Etat et de subordonner l'agrément religieux à la détention établie de cette compétence technique.

50 % des abattoirs visités défaillants !

Entre avril et juillet 2016, les parlementaires ont effectué 4 visites inopinées dans des abattoirs en complément de la campagne d’inspection des 263 abattoirs de boucherie lancée en avril par le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll. Résultat ? Sur les 259 établissements visités, près de 50 % des abattoirs contrôlés sont défaillants. 107 ont d’ailleurs reçu des avertissements, 87 sont mis en demeure et 3 ont été fermés. La plupart des problèmes observés concernent un défaut d’étourdissement des animaux, des manipulations interdites (coups, utilisation intempestive de l’appareil envoyant des chocs électriques) ou encore des défauts lors de l’hébergement et de l’amenée (pas d’abreuvement possible, etc.).

Reste maintenant à savoir quelles mesures seront effectivement mises en applications, dans quels délais et avec quels moyens…

Commenter

  1. flower91 30/09/2016 à 09:49:44

    La vidéosurveillance très bien mais il faut demander à ce qu\'elle soit accessible aux associations, je suis prête à signer une pétition pour cela si 30 millions d\'amis peut en créer une pour que ce texte soit plus un texte qui va concrètement améliorer la condition des animaux plutôt que de simples propositions pour faire joli . Apres c\'est aussi aux associations de créer des instances de surveillance, (je ne compte pas sur le gouvernement pour le faire bien sûr ce n\'est pas dans ses priorités à mon avis) et peut être de mobiliser des bénévoles pour visiter les abattoirs et dénoncer les mauvaises pratiques observées ! Soyons mobilisés et dénonçons ces maltraitances inadmissibles! Personnellement je crois que je vais consommer de moins en moins de viande voire plus du tout, ça me dégoûte de manger des animaux qui ont dû souffrir et vivre dans la terreur, quand on pense qu\'il s\'agirait seulement d\'agir différemment selon des principes éthiques et dans le respect de la vie animale

  2. Nm74 29/09/2016 à 21:35:08

    C'est inadmissible et inacceptable que des sadiques soient embauchés dans les abbatoires

    j'espere qu'ils sont identifiés et seront présentés en justices avec leurs directeurs 

    PRISONS FERME AVEC SUSPENSION D'EXERCER LEUR MÉTIER 

  3. cocogirl 27/09/2016 à 17:34:03

    Bien sur il y aura dela vidéosurvilance dans les abattoirs, sauf dans ceux où se pratique encore l'abattage rituel où on égorge l'animal sans l'avoir préalablement assomé sous pétexte de religion.

  4. trexelife 27/09/2016 à 15:54:40

    Le contrôle doit être effectué par des instances indépendantes des abattoirs (syndicats , vétérinaires etc ) car ils en vivent !!..  c'est comme  si les chauffards contrôlaient la circulation!! ...

    La religion doit passer après les lois de la république : saigner un animal c'est le torturer et donc c'est puni par la loi .

    Ras le bol !

  5. moliktania 27/09/2016 à 13:52:07

    dans les abatoirs on ne leur demande pas d avoir pitié ou amour pour ces animaux on leur demande de les tué alors pourquoi ces ouvriers feraient ils attention ils tuent comme ils balaieraient leurs trottoirs ou comme ils deboucgeraient leurs w c cela ne changent pour eux c est un boulot et comme c est plus facile de le faire mal que bien autant le faire mal je ne voie pas comment on pourra changer les choses

  6. AnneV 21/09/2016 à 18:36:59

    Je n'ai aucune confiance dans ce gouvernement (pas plus qu'au précédent !!) On sera roulé dans la farine car de toutes façons, il ne gèrent plus rien !! Je milite pour N. DUPONT AIGNAN qui lui, est sensiblisé par ces problèmes.

  7. Ingrid77400 21/09/2016 à 15:23:23

    Aucune religion ne devrait avoir besoin de la souffrance animale... Je trouve l\'égorgement particulièrement sordide et je suis contre toute maltraitance animale... Je vais signer votre pétition

  8. Amélie54450 21/09/2016 à 12:17:35

    a croire qu\'en France dès qu\'il s\'agit de faire face aux religions il n\'y a plus personne! le résultat encore une fois est donné ici.. quel courage de la part de nos politiciens!!!

  9. lotus2003 20/09/2016 à 21:41:29

    la vidéosurveillance, c est très bien, mais pas trop confiance aux vétérinaires. il suffit que l on leurs propose un pot de vin et ils ferment les yeux. c est aux associations animal que ces vidéos doivent être remises, ce qui est normal puisque c est elles qui signalent les mauvais traitements envers les animaux des abattoirs