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Enquête

L214 porte plainte contre un élevage intensif de dindes et de dindons dans le Maine-et-Loire

126 jours de calvaire pour les dindes et dindons de l’EARL du Bas Boulay. / © L214

Une nouvelle enquête de L214 révèle les conditions insalubres de plus d’un million de dindes et dindons élevés chaque année au sein d’une exploitation agricole dans le Maine-et-Loire pour l’enseigne Carrefour. L’association a porté plainte contre l’élevage.

Dans une nouvelle enquête dévoilée ce mercredi 20 mai 2026, l’association L214 révèle les conditions extrêmes d’un élevage intensif de dindes et dindons en Maine-et-Loire. Enfermés par milliers en permanence pendant 126 jours avant d’être conduits à l’abattoir, ces volatiles sont « sales et déplumés », au milieu de leurs fientes sans éclairage naturel et ne disposant d’aucun accès à l’extérieur. Selon L214, les oiseaux âgés de plus de 80 jours sont même « exposés à la lumière constante », sans repos possible. « Privés de tout ce dont ils ont besoin, ces dindes et ces dindons sont condamnés à souffrir dans un environnement qui leur est totalement hostile. », témoigne Ambre Bernard, chargée de campagnes agroalimentaires dans un communiqué.

Des oiseaux mutilés et piétinés

Les images tournées par les lanceurs d’alerte montrent également des cadavres parmi les animaux vivants, ainsi que des oiseaux mutilés. L’extrémité de leur bec est coupée à vif « sans anesthésie, pour éviter le picage entre oiseaux lié aux conditions d’élevage intensives, précisent L214. Lorsque la période d’élevage prend fin, les dindes et dindons sont attrapés brutalement et jetés avec violence » dans des cages inadéquates, où ils ne peuvent pas se tenir debout. « En fin de ramassage, deux dindes ont été égorgées sur place en dehors de tout cadre réglementaire ! », s’indigne l’association.

Une plainte déposée

La veille de ces révélations, qui mettent en évidence plusieurs infractions à la réglementation, L214 a porté plainte auprès du procureur du tribunal judicaire d’Angers pour sévices graves et mauvais traitements contre l’élevage. Elle a également déposé une plainte contre l’enseigne Carrefour, pour qui seraient vendus chaque année « plus d’un million de dindes élevées dans ces conditions », déplore Ambre Bernard qui dénonce « une grande hypocrisie » auprès du consommateur « en se revendiquant ‘pionnier sur le bien-être animal’ ».

L’association appelle alors la marque à s’engager dans le Plant Protein Pact, une initiative invitant les enseignes de grande distribution « à réduire de moitié le nombre d’animaux tués », indique-t-elle dans son communiqué. L’objectif : se détourner de l’élevage intensif d’ici 2030 à travers des mesures concrètes, telles que l’arrêt de la publicité et des promotions sur les produits issus de l’élevage intensif, ou la proposition d’alternatives végétales.