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Ce que vous ne savez (peut-être) pas sur le raton laveur !

Les ratons laveurs sont des êtres sensibles doués d'une intelligence remarquable ! ©Thomas Prat

Les journées mondiales sont souvent l’occasion de vous informer sur une espèce animale peu connue ou injustement mal-aimée. Le raton laveur en est la parfaite illustration ! Pour sa journée internationale, 30millionsadmis.fr vous révèle quelques informations sur cet animal adulé par certains et traqué par d’autres…

Chasse, intelligence, dextérité,… Il y aurait tant à dire sur le raton laveur !  Avec l’aide de spécialistes, 30millionsdamis.fr a sélectionné quelques infos originales sur cet animal masqué qui déambule dans les forêts et grandes villes d’Europe depuis son introduction par les soldats américains dans les années 1930.

1. Une intelligence incroyable

En plus d’être adorables et attachantes, ces « merveilles de la nature » sont dotées d’une intelligence remarquable : « Des ratons se sont avérés capables de déverrouiller des serrures complexes et même de jeter des cailloux dans un récipient pour faire monter le niveau de l’eau et atteindre la nourriture flottant à la surface, informe le photographe animalier Thomas Prat – contacté par 30millionsdamis.fr – qui a immortalisé de nombreux animaux de l’espèce. Rien de très surprenant finalement puisque la densité des neurones présentes dans le cortex cérébral du raton a pu être comparée à celle de certains primates ! »

 

Par leur dexterité, les ratons peuvent grimper facilement aux arbres ! ©Thomas Prat

2. Une dextérité hors-pair

Grâce à leurs doigts,  les ratons sont pourvus d’une dextérité redoutable qui leur permet de grimper sur n’importe quelle surface. Il peuvent ainsi se réfugier le plus haut possible pour se protéger en cas d’attaque de prédateur. Lors d’affûts, Thomas Prat a eu plaisir à observer des petits ratons s’entraîner à escalader un arbre. « Hésitants, parfois maladroits, ils étaient incroyables drôles et adorables, sourit le photographe. Mais le plus fou dans tout ça, c’est que jour après jour, j’ai pu les voir devenir de véritables pros de la grimpette ! » Et parce que la peau de leurs pattes devient plus souple et sensible au contact de l’eau, les ratons lavent leurs aliments pour mieux les distinguer et ainsi savoir s’ils sont, ou pas, comestibles… D’où leur nom de « laveur » !

3. Un masque protecteur

La fourrure qui entoure les yeux du raton lui donne un effet « masque de bandit » ! Un trait esthétique pas si anodin… « Si le masque semble être un accessoire de rigueur pour un bandit nocturne, il servirait plutôt un autre objectif dans le cas de cet animal : réduire les reflets pour voir plus clairement la nuit, quand les ratons-laveurs sont le plus actifs », informe l’organisation World Wide Fund (WWF).

Le masque de bandit des ratons leur permetrait d'y voir mieux la nuit ! ©Thomas Prat

4. Une espèce piégée, chassée et détruite

Malheureusement, cet être sensible et intelligent est victime d’une traque cruelle. Non-endémique, le raton-laveur compte parmi les « espèces animales exotiques envahissantes », ce qui lui vaut d’être classé « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » par l’arrêté du 2 septembre 2016 relatif au contrôle par la chasse des populations de certaines espèces non indigènes. « Du fait de ce classement, le raton laveur peut être piégé toute l’année et en tout lieu, explique à 30millionsdamis.fr Marie-Elise Bouchant, juriste à l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS). En plus du piégeage et de l’autorisation de le chasser pendant la période d’ouverture de la chasse, il peut être détruit à tir sur autorisation individuelle délivrée par le préfet entre la date de clôture générale et la date d’ouverture générale. »

Pourtant, la France ne dispose pas de données sur l’impact de la présence du raton laveur sur les espèces indigènes. « Aucune étude scientifique ne semble justifier ce classement, précise T. Prat. Outre-Atlantique d’où le raton est originaire, cette espèce cohabite parfaitement avec les espèces indigènes, comme le renard et le blaireau, sans nuire au bien-être de ces derniers. »

Les ratons sont malheureusement traqués et tués toute l'année. ©Thomas Prat

Pour sauver les centaines de milliers d’animaux tués chaque année, à l’instar des ratons laveurs, au titre de ce classement « ESOD », la Fondation 30 Millions d’Amis – et 49 autres organisations de protection animale – demandent à la ministre de la Transition Ecologique et Solidaire de réévaluer la réglementation en vigueur.

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  1. Wicasa 01/10/2021 à 17:19:33

    L' HUMAIN S'ARROGE DES DROITS DE VIE OU DE MORT SUR LES ANIMAUX, ET CETTE ODIEUSE POLITIQUE CONSISTANT À CLASSER CERTAINES ESPÈCES NUISIBLES OU POTENTIELLEMENT NUISIBLES, ALORS QU'AUCUNE ÉTUDE RÉELLE SUR CES CONSTATS N'A JAMAIS ÉTÉ RÉALISÉE, EST TOUT SIMPLEMENT HONTEUSE ET INJUSTIFIÉE !! C'EST ENCORE, UNE FOIS DE PLUS, UN PRÉTEXTE POUR ASSOUVIR LA SOIF DE SANG DES IGNARES DE CHASSEURS !!!!! LAISSEZ CES INNOCENTS EN PAIX, LES RATONS LAVEURS, COMME LES RENARDS ET AUTRES, PARTICIPENT À LA BIODIVERSITÉ ET LES HUMAINS DÉCIDEURS ET INCOMPÉTENTS DEVRAIENT PLUTÔT PRENDRE EXEMPLE SUR EUX, À SAVOIR ÊTRE INTELLIGENTS, SOCIABLES, AFFECTUEUX ET SOLIDAIRES !!!!!!!!