Fondation 30 Millions d'Amis

Fondation 30 Millions d'Amis
Faites un donFaire un don

Refuge "la Tuilerie" un havre de paix pour les animaux sortis de l'enfer


 €

Votre don ne vous coûte que
XXX après réduction fiscale

Emotion

Un pingouin blessé par un filet de pêche sur la côte landaise a heureusement été secouru !

Le pingouin torda, retrouvé blessé dans les Landes, est actuellement soigné au centre de sauvegarde de la faune sauvage Hegalaldia. ©Hegalaldia

Retrouvé blessé sur la plage de Soorts-Hossegor (40), un pingouin a été recueilli par le centre de soins de la faune sauvage Hegalaldia, le premier jour de l'année 2021. L'association a confié à 30millionsdamis.fr les détails de ce sauvetage : de la découverte de l'animal jusqu'aux soins qui lui sont actuellement prodigués.

Blessé et épuisé ! C'est dans ce triste état qu'un pingouin torda a été retrouvé sur la côte landaise le 1er janvier 2021. Alertés par les gérants d'un hôtel, les gendarmes ont contacté les équipes d'Hegalaldia – le centre de sauvegarde de la faune sauvage des Pyrénées-Atlantiques – qui ont pris en charge le pauvre oiseau marin. Contrairement aux idées reçues, il n'est pas rare d'observer cette espèce hiverner au large du littoral atlantique français... Car à la différence des manchots, ces oiseaux sont capables de voler et se révèlent parfaitement acclimatés à nos latitudes !

Soigné au centre Helgalaldia, le pingouin est encore faible

Malheureusement pris au piège dans un filet de pêche dérivant, le petit alcidé a été récupéré en hypothermie et dans un état de faiblesse avancé. « Très souvent, les oiseaux marins retrouvés sur la côte ont passé plusieurs jours en mer à s'affaiblir avant de s'échouer, confie Antoine Mounier, chargé de développement pour Hegalaldia. Dans le cas de notre pingouin, l'eau a pu s'infiltrer sous son plumage, ce qui  l'empêchait de nager et de s'alimenter correctement

 

Les filets dérivants représentent des pièges pour l'avifaune marine.

A. Mounier - Hegalaldia

Depuis son arrivée au centre, l'oiseau bicolore bénéficie de soins très poussés : « Nous soignons ses plaies et nous nous efforçons de le stabiliser, explique A. Mounier. Cela implique de surveiller sa température corporelle, mais aussi, de relancer son système digestif en l'hydratant et en le nourrissant à l'aide d'une sonde. » Un mode d'alimentation nécessaire dans la mesure où ces oiseaux marins, stressés par la captivité, se nourrissent difficilement dans cet environnement bien différent de leur habitat naturel.

Si les plaies se soignent relativement bien, sa survie n'est toutefois pas encore assurée. « La réelle inquiétude concerne son état général, s'inquiète le représentant d'Hegalaldia. Si la période de soins et de stabilisation est trop longue, les oiseaux marins dépriment et leur santé décline rapidement. Le pingouin montre déjà quelques signes allant dans ce sens ; nous espérons qu'il puisse tenir encore le coup afin de nous laisser le temps de soigner ses maux correctement. »

Les déchets de pêche et le plastique : de véritables dangers pour les oiseaux marins

A l'instar de ce pingouin, de nombreux oiseaux marins sont victimes des déchets flottants issus de la pêche. « Les filets (ou morceaux de filet) dérivants peuvent représenter des pièges pour l'avifaune marine, dénonce Antoine. Une fois pris au piège, les oiseaux peuvent se noyer ou se blesser : il n'est pas rare d'en accueillir avec des pattes sectionnées par du fil de pêche ou du filet. » Les nombreux hameçons laissés en mer par les pêcheurs représentent aussi un danger : ces leurres peuvent se loger dans leurs ailes et leurs pattes ou – lorsqu'ils ont un appât – être avalés !

« Les déchets flottants ne sont pas les seuls à poser problème, fustige A. Mounier. Les petits morceaux de plastique sont plus discrets et, pourtant, ce sont ceux qui tuent le plus : beaucoup d'oiseaux (et autres animaux marins) s'en nourrissent et peuvent mourir d'intoxication ou d'occlusions intestinales ». Les dégazages et nettoyages de cuves de navires peu scrupuleux n'en sont pas moins dangereux : « Les oiseaux marins peuvent plonger par inadvertance dans des flaques de produits chimiques en surface et, de ce fait, avoir un plumage perméable à l'eau avec, comme conséquences, des difficultés à se mouvoir et à s'alimenter, une hypothermie et une intoxication ».

 

 Il semble que la ressource alimentaire des oiseaux marins diminue eu égard à l'activité humaine.

A. Mounier

L'association Hegalaldia constate enfin une aggravation de l'état général des oiseaux marins, en lien avec la surpêche. « En quelques années, nous avons observé une perte de poids relativement importante chez certaines espèces, notamment chez les alcidés comme ce pingouin, déplore le spécialiste. Il semble donc que la ressource alimentaire de ces oiseaux diminue, eu égard – très certainement – à l'activité humaine. » L'hiver, les ressources alimentaires sont d'autant plus rares ; et les oiseaux de mer en sortent dénutris, fatigués et affaiblis.

Les bons gestes à adopter face à un animal sauvage en détresse

Face à un animal sauvage en détresse, il importe, en tout premier lieu, de vérifier s'il est réellement blessé : « Pour répondre à cette question, il est judicieux de contacter directement un centre de soins – comme Hegalaldia – afin que les soigneurs décident ou non de l'intérêt d'intervenir, recommande A. Mounier. Ensuite, les consignes seront souvent les mêmes : attraper l'animal (avec un drap ou une serviette), le conditionner dans un carton bien fermé (avec une serviette placé au fond, pour éviter qu'il ne glisse), et le placer contre une source de chaleur (une bouteille en plastique avec de l'eau chaude du robinet, pour empêcher l'hypothermie). » Une fois ces premiers gestes assurés, l'animal maintenu au chaud – et dans le calme ! – pourra être acheminé, le plus rapidement possible, au centre de soins le plus proche.

Au centre Hegalaldia, 2000 à 2500 animaux blessés sont recueillis et soignés, chaque année. Oiseaux marins, grands rapaces, passereaux, ou encore, petits mammifères... 90% des espèces recueillies sont classées protégées. Chaque individu bénéficie ainsi de soins adaptés afin de pouvoir, à terme, être relâché dans son milieu naturel, avec l'espoir de vivre en bonne santé, libre et sauvage....

Commenter

  1. murgod@outlook.com 13/01/2021 à 16:41:40

    Pauvre petit J'espère qu'il va s'e sortir. encore le résulat de l'inconséquence de pêcheurs.

  2. nous pour eux 13/01/2021 à 10:48:13

    Ouais les filets !!!!! Et quand on nous montre à la télé que les pêcheurs surveillent leurs filets, ah devant les caméras c'est toujours tout beau tout rose BON ILS ne sont pas tous à METTRE DANS LE MÊME SAC ? Mais la surpêche comme dit Annev Sûrement aucune réponse ! Faut pas rêver !!!!!

  3. Bandy86 13/01/2021 à 10:30:15

    Et voilà encore une victime de la bétise de l'humain. Combien ne sont pas soigné et perde la vie à cause des déchets humain. Quand comprendrons nous que la mer n'est pas une poubelle !!!

    J'espère que ce petit pingouin va s'en remettre et qu'il pourra retrouver une belle vie. Merci à ceux qui le soignent.

  4. Lascours 13/01/2021 à 09:25:20

    Merci ANNEV encore une fois pour ce commentaire plein de bon sens et d'amour pour son prochain

  5. AnneV 08/01/2021 à 18:19:51

    Quand ce gouvernement de loukoums va t'il interdire la surpêche ? Sûrement aucune réponse ! Faut pas rêver !!!!!