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Législation

La Grande-Bretagne veut interdire les exportations d'animaux vivants

Les bovins sont chargés à bord de navires, à destination du Maghreb et du Moyen-Orient. Arrivés sur place, leur calvaire va se poursuivre... ©Animal Welfare Foundation - Animals International - Welfarm

Le gouvernement britannique lance une consultation pour mettre fin à l'exportation d'animaux vivants ; une avancée décisive qui réjouit les ONG de protection animale outre-Manche. En France, l'association Welfarm a dévoilé le supplice des animaux nés sur notre sol puis exportés vers le Maghreb et le Moyen-Orient où ils sont abattus dans des conditions atroces. La Fondation 30 Millions d'Amis réclame la fin des transports d'animaux vers les pays hors UE.

Un exemple à suivre ! La Grande-Bretagne se prépare – dans le cadre du Brexit – à interdire l'exportation d'animaux vivants (à l'exclusion des volailles) vers des pays tiers, selon une information révélée par le Guardian (3/12/2020) : « Les animaux doivent généralement supporter des trajets excessivement longs pendant les exportations, ce qui est source de détresse et de blessures », a déclaré le ministère britannique de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales (Defra), cité par le quotidien national. En 2018, pas moins de 6400 ovins, bovins et caprins ont été exportés par la Grande-Bretagne vers l'Europe continentale pour y être abattus. Cette décision ne concernerait pas en revanche l'Irlande du nord, dont la réglementation resterait calquée sur celle de l'Union européenne.

Le fruit d'un demi-siècle de mobilisation par les ONG britanniques

Ce projet doit encore faire l'objet d'une consultation de 8 semaines entre l'Angleterre et le Pays-de-Galles, puis de discussions avec l'Ecosse, avant d'aboutir à des mesures concrètes prévues d'ici 2022. De nombreux organismes de protection animale ont déjà fait part de leur satisfaction, à l'instar de la Société royale contre la cruauté animale (RSPCA) et de l'ONG de protection des animaux de ferme Compassion in World Farming (CIWF). « Nous menons campagne depuis plus de 50 ans contre les souffrances massives causées par ce commerce inhumain et archaïque, c'est pourquoi cette proposition sans ambiguïté est la bienvenue », s'est réjoui Peter Stevenson, conseiller politique en chef de CIWF-UK.

Si une interdiction stricte de l'exportation d'animaux vivants était prononcée, la Grande-Bretagne deviendrait le premier pays en Europe à adopter cette mesure. D'autres pays européens ont également pris position ces dernières semaines. C'est notamment le cas de l'Allemagne, où les autorités de l'une des plus grandes régions exportatrices de bétail a récemment refusé d'approuver le départ de 132 génisses reproductrices à destination du Maroc, au motif que le transport prévu risquait de nuire au bien-être des animaux, et que l'abattage dans le pays d'arrivée n'était pas effectué dans des conditions satisfaisantes ; une décision confirmée en appel devant les tribunaux (General Anzeiger, 18/11/2020). Aux Pays-Bas, la ministre de l'Agriculture, de la Nature et de la Qualité des aliments a quant à elle manifesté son opposition à l'importation de veaux depuis l'Irlande, le Danemark, la République Tchèque et les pays baltes (Agriland, 29/10/2020).

La France à la traîne, encore et toujours !?

 

La présence d'un vétérinaire n'est même pas obligatoire à bord des bateaux qui quittent l'UE.
Maria Boada, Animal Welfare Foundation

A l'échelle de l'Union européenne, une commission d'enquête sur le transport d'animaux d'élevage avait été lancée dès juin 2020, dans l'objectif de renforcer la réglementation pour améliorer la protection des animaux de ferme. « C'est un premier pas important qui va nous donner les moyens de nous pencher sur les raisons de ces souffrances endurées par les animaux », s'était félicitée l'eurodéputée (Verts/ALE) Caroline Roose. La France, en revanche, semble rester – encore une fois – à la traîne... « La Fondation 30 Millions d'Amis a multiplié ses demandes au ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation pour réclamer l'arrêt des longs transports d'animaux vivants de boucherie, notamment, en cas de fortes chaleurs, rappelle Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d'Amis. Pourtant, chaque année, le même drame se répète ! Ce gouvernement ne cesse d'ignorer la demande d'une majorité de citoyens, soucieuse du sort réservé à ces êtres sensibles. »

Des ports européens aux abattoirs libanais et marocains, le supplice des bovins nés en France puis exportés vers les pays du sud de la Méditerranée a récemment fait l'objet d'une triple enquête, menée par Welfarm – partenaire de la Fondation 30 Millions d'Amis – avec les ONG internationales Animal Welfare Foundation, Animals International et Animals' Angels. A chaque étape du trajet infernal, la violence est insoutenable. Au port de Carthagène (Espagne), les ONG ont pu filmer des bovins nés en France et censés embarquer à destination de l'Afrique du nord. Blessé aux pattes, un bovin s'est immobilisé sur le quai. Roué de coups de pieds et de chocs électriques, l'animal a fini par être traîné dans un camion à destination de l'abattoir local, faute d'avoir pu être chargé sur le navire.

« Dans les ports européens comme dans les pays tiers, l'absence de contrôles, d'infrastructures et de sanctions est désastreuse pour les animaux, précise Maria Boada, chef de projet chez Animal Welfare Foundation, dans un communiqué. La présence d'un vétérinaire n'est même pas obligatoire à bord des bateaux qui quittent l'UE. Des milliers d'animaux sont ainsi privés de soins durant des jours, voire des semaines. » La France occupe pourtant le 1er rang des fournisseurs de bovins pour l'Espagne, qui est elle-même le premier exportateur d'Europe. Pire, le calvaire des animaux est loin d'être terminé lorsqu'ils arrivent, épuisés, à destination. Les ONG ont filmé le sort infligé aux animaux dans un marché aux bestiaux près de Rabat (Maroc). On y aperçoit des bovins ficelés par les pattes... la tête recouverte d'une bâche en plastique !

 

Au Moyen-Orient comme en Afrique du Nord, j'ai vu ces animaux français endurer une mort lente et douloureuse.
Gabriel Paun, Animals International

« Aucune loi ne protège les animaux au Maroc, la situation sur les marchés et les abattoirs y est catastrophique », explique Héléna Bauer, chef de projet chez Animals' Angels. Or, en 2018, la France a exporté pas moins de 12 000 bovins vers ce pays. Les ONG se sont également infiltrées dans des abattoirs situés au Liban et au Maroc. « Au Moyen-Orient comme en Afrique du Nord, j'ai vu ces animaux français endurer une mort lente et douloureuse à cause de travailleurs qui ne sont ni équipés, ni formés, constate Gabriel Paun, directeur Europe d'Animals International. Ils utilisent des cordes pour les maintenir, ils les poignardent et leur cisaillent la gorge. Les animaux sont terrifiés, ils souffrent et sont conscients jusqu'au bout. »

« Exporter oui, mais de la viande »

Par ailleurs, selon une enquête du Guardian (28/10/2020), les navires transportant du bétail sont deux fois plus susceptibles d'être « perdus » que ceux acheminant des marchandises. En cause, l'utilisation de navires conçus pour d'autres fins que celle du transport d'animaux, mais aussi l'ancienneté de la flotte. Parmi les pires catastrophes recensées figurent celle du « Queen Hind », dont le chavirage avait causé en novembre 2019 la mort de plus de 14.000 moutons transportés de Roumanie vers l'Arabie saoudite, suivi par le naufrage du « Gulf Livestock 1 » en route depuis la Nouvelle-Zélande vers la Chine, et dans lequel avaient péri quelque 6000 bovins – ainsi que 40 membres d'équipage – en septembre 2020.

Le chavirage du « Queen Hind » en 2019 avait causé la mort de plus de 14.000 moutons. ©Animals International

Alors pourquoi infliger aux animaux de tels supplices ? La réponse pourrait se trouver dans l'aspect lucratif de ce commerce : l'exportation de bovins vers les pays hors UE a généré 118 millions d'euros en 2018, selon Welfarm. « La France n'arrive même pas à détecter et résoudre les problèmes au sein de ses propres abattoirs, comment imaginer que nous puissions avoir la moindre influence sur ce qui se passe de l'autre côté de la méditerranée ? La vérité est que la France n'a plus aucun contrôle dès que les animaux quittent son sol, fustige l'association. Le seul moyen de leur éviter ces souffrances est de ne pas les envoyer là-bas vivants. Autrement dit, exporter oui, mais de la viande. »

La Fondation 30 Millions d'Amis – qui a maintes fois interpellé le ministre de l'Agriculture pour suspendre le transport des animaux vivants, notamment en période de canicule – milite pour une limitation des transports d'animaux vivants à 8 heures par jour et pour l'arrêt des exportations hors Union européenne.

Commenter

  1. rosechatelet@yahoo.fr 09/12/2020 à 22:13:48

    La France est encore à l'ère du moyen âge et avec la complicité des gouvernants qui ne font rien pour améliorer le sort des animaux.  Je n'attend rien des politiques en matière de bien être animal, ils défendent plutot les intérêts des différents lobbys et encore rien du gouvernement actuel. C'est horrible dont les animaux sont transportés et après comment ils sont tués par des humains sans empathie pour les animaux et  qui rigolent quand ils tuent ses pauvres bêtes, de quoi être écoeuré de voir la société comment elle est devenue, violente, sans plus aucun respect des êtres vivant humains comme animaux. Je n'attend plus rien danq ce monde pourri et pervertie par l'argent. Quand on voit certians comment ils respectent les humains, on ne peut pas espérer qu'ils respectent les animaux.

  2. corie57 09/12/2020 à 21:31:02

    Oh oui de pire en pire elle est belle la France Honteux et inadmissible comme d habitude quoi

     

  3. pouguy 09/12/2020 à 18:52:48

    pour les bonne chose comme celle là on est toujours les derniers, mais pour les conneries on est les premiers, je l'ai toujours dit la justice et nos dirigeants se foutent éperduement des animaux

  4. AnneV 09/12/2020 à 17:54:23

    Ce gouvernement est pitoyable !!! La chasse, les animaux d'élevage etc.....Que font ils si ce n'est se congratuler très contents d'eux ? (quoiqu'en ce moment, c'est plutôt la soupe à la grimace !) Qu'ils dégagent :!!!!:

  5. nous pour eux 09/12/2020 à 14:25:32

    Quelle bataille c'est honteux, en finirons nous un jour ? C'est atroce de nos jours de voir qu'il puisse encore y avoir de tels transports. Oui "Un exemple à suivre" mais pour quand ! Merci à La Fondation 30 Millions d'Amis pour tous leurs dévouements. Les vidéos et des images atroces....... Je ne supporte plus de voir tout cela mais il faut que ça bouge !

  6. invariant 09/12/2020 à 12:41:51

    La suffisance de la classe dirigeante française est à vomir, et ce n'est pas d'aujouird'hui, même si aujourd'hui c'est pire.

  7. Bandy86 09/12/2020 à 11:21:22

    Comme d'habitude la France est toujours avec dix siècles de retard, et elle ne s'améliore pas .....

    Comme Frimousse je n'espère plus rien de la France et encore moins de ce gouvernement, je continue à me battre pour les animaux, mais j'ai toujours l'impression que c'est contre des moulins à vent. Quel dommage !!!

    Et je confirme cette vidéo est vrailment horrible et vous prend les tripes

  8. CorinneV 09/12/2020 à 11:13:05

    J'ai du mal de comprendre qu'on puisse traiter les animaux ainsi, on ne les respecte pas, que de la viande sur patte, il faut que cesse ces transports, c'est inadmissible de voir cela ! Il faut que la France se bouge !

     

  9. icare7 09/12/2020 à 10:55:11

    ... ce n'est malheureusement pas avec ce gouvernement qui se fiche de s animaux avec de nombreux chasseurs parmi ses membres que les lois vont changer en faveur de nos amis ! Honte à tous ces gens qui me dégoûtent profondément  mais qui vivent grâce à nos impôts !

  10. simchou 09/12/2020 à 10:43:39

    Cette situation est absurde et atroce mais le constater ne suffit pas. C'est à nous de mettre la pression pour que ces exports d'animaux vivants soient interdits, et en particulier les éleveurs français qui vendent leurs animaux en sachant très bien comment ils vont être transportés et comment ils vont être massacrés à leur arrivée. S'ils ne le savent pas, ils devraient au moins s'informer puisqu'ils se soucient du sort de leurs bêtes. Et puis, on peut soutenir toutes les associations qui se battent en France pour les animaux de ferme, telles que One Voice, Oaba, Welfarm, Trente Millions d'Amis, etc....