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Refuge "la Tuilerie" un havre de paix pour les animaux sortis de l'enfer


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Pour ces sauveteurs, le blaireau est un être sensible !

Blessé en pleine rue, un blaireau a été secouru par les pompiers de Cagnes et pris en charge par la vétérinaire en chef. ©SDIS Alpes-Maritimes

Dans les Alpes-Maritimes, des pompiers ont secouru un blaireau blessé. Pris en charge par la vétérinaire du Service Départemental d’Incendie et de Secours, l’animal sera bientôt relâché dans son milieu naturel. Si ce mustélidé a eu la « chance » de croiser sur sa route des âmes bienveillantes, l’espèce, quant à elle, est malheureusement traquée. 30millionsdamis.fr salue ces sauveteurs pour qui l’animal reste, par-dessus-tout, un être vivant et sensible.

Empalé sur un fer à béton ! Un blaireau s’est retrouvé dans une fâcheuse posture, en pleine rue de Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes). Fort heureusement, il a pu compter sur la compassion des riverains qui ont immédiatement alerté les pompiers.

En bonne santé, le blaireau sera bientôt relâché dans son milieu naturel !

C’est probablement en rampant sous une voiture stationnée que le blaireau s’est empalé sur un morceau de fer. Incapable de bouger, il n’aurait pas survécu sans l'intervention des pompiers qui n’ont pas hésité à secourir le malheureux. Après avoir découpé la barre d’armature, ils ont pu saisir le pauvre animal, aussitôt pris en charge par la vétérinaire en chef.

« Après une anesthésie et une radio, nous avons pu ôter la barre de fer qui était coincée dans la graisse de sa cuisse, confie à 30millionsdamis.fr le Lieutenant-Colonel, Véronique Vienet. ». Désinfecté et placé sous antibiotiques et anti-inflammatoires, le mustélidé a pu se reposer et « roupiller » toute la journée emmitouflé dans sa couverture… sous l’œil bienveillant de la vétérinaire, qui assure que « l’espèce est assez résistante »Preuve en est, le rescapé va mieux : « Toujours en observation à la clinique vétérinaire, il sera bientôt relâché dans son milieu naturel. »

Une espèce traquée par les humains…

Malheureusement, en France, l’espèce fait l’objet d’une chasse cruelle et injustifiée… « Acculés et mordus par des petits chiens introduits dans une entrée de terrier, les blaireaux subissent pendant des heures terreur et stress intense, pendant que les chasseurs munis de pelles et de pioches creusent jusqu’à les atteindre, déplore l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS). Les blaireaux sont ensuite brutalement extirpés avec une grande pince métallique, avant d’être exécutés avec un fusil ou une arme blanche ».

 

Les blaireaux sont extirpés de leur terrier avec une grande pince métallique, puis exécutés.

ASPAS

Pour justifier cette barbarie, les chasseurs prétextent des dégâts sur les cultures. Pourtant, depuis plusieurs décennies, des études montrent que la consommation de cultures agricoles est marginale dans leur alimentation. La plupart des dégâts attribués aux mustélidés seraient, en réalité, causés par des sangliers... eux-mêmes élevés pour être chassés ! Au contraire, la présence de ce mammifère trapu se révélerait, in fine, bénéfique, puisqu’elle permettrait de lutter contre la prolifération des petits rongeurs nuisibles aux cultures.

Une chasse contraire aux droits national et européen

La chasse dont il est victime serait, en outre, contraire au droit national, mais aussi, au droit européen. D’une part, l'article L.424-10 du code l'environnement interdit, notamment, de détruire et d'enlever les portées de tous mammifères dont la chasse est autorisée. Or, des jeunes, pris au piège aux côtés de leur famille, demeurent dépendants de leur mère pendant les périodes dites « complémentaires » qui autorisent le déterrage entre mai et septembre, en dehors de la saison de chasse. D’autre part, « Cette espèce est classée en Annexe III de la Convention de Berne, rappelle Frédéric Daniel, pour AVES France. La France a donc l'obligation de maintenir ses effectifs dans un état de conservation favorable ». Un objectif peu conciliable avec la pratique du déterrage ! Et pour cause, selon l’ASPAS, 12 000 blaireaux seraient, chaque année, tués directement au terrier par les chasseurs pratiquant la vénerie sous terre…

Espérons que celui sauvé par les pompiers parviendra - une fois rendu à la vie sauvage - échapper à la bêtise des hommes.

Commenter

  1. kenzoamour 03/12/2020 à 23:43:36

    Merci à ses sauveteurs !! se sont aussi des êtres vivants et sensibles !!

  2. GRAS 03/12/2020 à 10:34:49

    Bravo! Messieurs les Pompiers.

  3. le meur 03/12/2020 à 01:15:16

    merci a ses pompiers car chez moi ils ne se déplacent pas pour un chat .

  4. Mangard 02/12/2020 à 21:58:39

    Alors qu'attendons-nous pour sauver les blaireaux. Une chasse contraire aux droits national et européen...

  5. Mangard 02/12/2020 à 21:54:55

    Bonjour, la cruauté des chasseurs est la premiére des qualités assassinent des psychopathes... trouble de la personnalité, caractérisé par un comportement antisocial, un manque de remords et un manque de « comportements humains ». La chasse est cruelle, stupide, dangereuse, tous les ans, 2 innocents blessés ou tués par des balles perdues.

  6. Maurin.séolane 02/12/2020 à 18:52:49

    Maurin.seolane

    Je n arrive pas à comprendre et j ai une immense colère contre le gouvernement et ceux qui DONNENT TOUS LES DROITS A CES ASSASSINS qui se disent chasseurs. QUI TUENT TOUT MEME LES HOMMES. ILS TORTURENT BLAIREAUX RENARDS CHATS RAPACES ETC ILS DECIMENT TOUT CES FRIPOUILLES MENTEURS IVROGNES.ET JE RESTE POLI MAIS QUE CETTE ESPECE TUEUSES DISPARAISSSENT

  7. AnneV 02/12/2020 à 18:51:26

    Les pompiers sont top ! Les chasseurs ? Des pauvres types avinés et avides de tuer !

  8. Bandy86 02/12/2020 à 17:30:21

    Bravo et félicitation à ces pompiers, un beau métier mal reconnu, ce blaireau vous dit Merci. Longue vie pour lui et plein de bonnes choses pour ces pompiers

  9. dedieu 02/12/2020 à 17:15:15

    La chasse en général est ignoble. Mais quand elle est pratiquée avec cruauté, elle devrait être sanstionnée par de fortes amandes et la diffusion, à ceux qui persécutent les bêtes, de vidéos leur passant l'envie de recommencer.Le respect de soi-même commence par le respect de tous les êtres vivants.

  10. marieleon 02/12/2020 à 15:07:16

    Réaction très logique des pompiers : on sauve un être vivant et de ce fait respectable. Merci à eux pour leur respect de la vie sauvage. Et n'oublions jamais que les nuisibles, c'est nous les humains, jamais les animaux !

    Empêchons les chasseurs et autres barbares de détruire la nature pour abreuver leur goût du sang et leur plaisir de tuer !