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Refuge "la Tuilerie" un havre de paix pour les animaux sortis de l'enfer


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Enquête

« On entend les pattes des poulets se briser » : un employé d'un élevage DUC témoigne

Le "ramassage des poulets" consiste à empoigner un maximum d'animaux pour les entasser le plus vite possible dans des caisses, chargées ensuite sur des camions. Direction : l'abattoir. ©L214

Un « ramasseur de volailles » dans un élevage de poulets témoigne auprès de L214 sur les violences infligées aux animaux au moment de les attraper pour les emmener à l'abattoir. Selon ce lanceur d'alerte, les poulets – brutalement empoignés par les pattes – crient et se débattent ; souvent leurs os se brisent... La Fondation 30 Millions d'Amis réitère son appel au ministre de l'Agriculture pour changer de modèle d'élevage et favoriser l'abattage de proximité.

Briser le silence... Employé en tant que « ramasseur de volailles » dans un élevage de la marque DUC, un lanceur d'alerte s'est confié – sous couvert d'anonymat et images à l'appui – au sujet de son activité, consistant à empoigner un maximum de poulets pour les entasser le plus rapidement possible dans des caisses, chargées ensuite sur des camions à destination de l'abattoir. « Le métier est violent : le fait de porter les poulets à l'envers, on les entend crier, se débattre, témoigne-t-il. [...] Quand on les soulève, on entend leurs pattes se briser », rapporte-t-il à l'association L214, qui a rendu public son témoignage.

Les cadences infernales et le manque d'équipement de protection face aux poussières et aux griffures favorisent la maltraitance. ©L214

Plongé dans l'enfer de l'élevage intensif, ce salarié déplore l'état sanitaire pitoyable des animaux qu'il est amené à manipuler : « On voit qu'il y a des poulets qui sont morts, des poulets qui sont déplumés, d'autres qui boitent », explique l'employé. L'exploitation mise en cause détiendrait plus de 20.000 poulets enfermés dans des bâtiments sans accès à l'extérieur, à l'instar de 80 % des poulets élevés en France.

Des conditions inhumaines favorisant la maltraitance

Un rapport d'expertise de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), cité par L214, confirme que le ramassage manuel provoque des luxations des pattes et des ailes, des fractures, des hémorragies ou d'autres blessures pour plus de 30 % des poulets. Par ailleurs, les conditions dans lesquelles œuvreraient ces travailleurs précaires – saleté, puanteur, griffures, absence d'équipement de protection face à l'air saturé de poussières irritantes, chaleur et humidité – et surtout les cadences infernales qui leur sont imposées, les conduisent à la maltraitance. « Le but c'est d'aller très vite, de ramasser cinq poulets d'un coup [...]. Pour aller plus vite, on n'a pas le temps de les déposer, on doit les "claquer" dans les caisses, avoue le lanceur d'alerte. [...] J'ai des collègues qui frappent les poulets de temps en temps. »

« Ce témoignage poignant nous rappelle que les misères humaine et animale vont de pair dans les élevages intensifs. Le temps est venu pour DUC [déjà ciblé par L214 à l'occasion d'une enquête dévoilant le ramassage des poulets à la moissonneuse, NDLR], LDC [marques Le Gaulois et Maître Coq], Terrena [marque Père Dodu], Maïsadour et les autres producteurs et coopératives français de mettre un terme à ces pratiques inacceptables, implore Brigitte Gothière, porte-parole de l'association. Un engagement à respecter les critères du European Chicken Commitment, exigeant des pratiques moins intensives, permettrait de limiter les préjudices infligés aux poulets et aux employés par la même occasion. »

Plus de 8 Français sur 10 réclament la fin de l'élevage intensif, et 83 % d’entre eux sont favorables à l’abattage des animaux sur leur lieu d’élevage (baromètre Fondation 30 Millions d'Amis /Ifop - 2020). La Fondation 30 Millions d'Amis soutient le Référendum d'Initiative Partagée (RIP) pour les animaux – proposant 6 mesures pour mettre fin aux pires pratiques engendrant la souffrance animale – et réitère son appel au ministre de l'Agriculture pour – enfin – changer de modèle d'élevage en France.

Commenter

  1. miele poupa 20/11/2020 à 21:22:08

    Cela me fends le cœur de voir comment on traite des êtres vivants... ce n’est pas parce qu’ils font partie de notre alimentation qu’ils méritent d’être traités comme des objets...ce d’autant que leur état de santé se répercute dans nos assiettes ; le respect de la vie animale est la marque d’une société humaine , qui en a les moyens, et la tutelle d’une bonne santé. Je suis certaine que tous les tissus des couturiers sont manipulés avec une précaution indécente par rapport à ces pauvres bêtes. Oui un référendum pour les animaux est une urgence !!

  2. pharrow 20/11/2020 à 17:50:45

    aaaaa mais c horrible [***]

  3. AnneV 19/11/2020 à 19:24:32

    Ces supplices, ces tortures, quand la France (et le monde) vont ils se réveiller ?!!! Ces gouvernants qui touchent des salaires et primes indécents, vu le contexte actuel et qui se moquent éperdument de la détresse animale (et humaine) actuelles, il ne faut pas s'étonner de la colère qui gronde !!! Les pétitions, les manifs et j'en passe, cela leur passe à 100 kms au dessus de la tête quand ils dévorent leurs diners fins arrosés de champagne tout en discutant de la façon de "contourner" le problème en vue des prochaines élections !! Ce pauvre Louis XVI s'est fait guillotiner pour.......les mêmes faits !!! Jupiter ! Descend de ton Olympe ! Tu n'as pas la carrure !!!!