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Faune

Déclin de la faune sauvage : quand allons-nous enfin réparer nos erreurs ?

En moins d'un demi-siècle, les effectifs de faune sauvage ont chuté. Il ne tient qu'à nous d'inverser la courbe... ©Adobestock

Les animaux sauvages ont connu, ces dernières décennies, un déclin sans précédant (WWF, Planète vivante 2020). La chute de leurs effectifs est étroitement liée aux activités humaines, la conversion des terres pour l’agriculture intensive et le changement climatique étant les deux principales menaces qui les affectent. Réduire la consommation de viande et engager la transition agroécologique apparaissent, à cet égard, indispensables. 30millionsdamis en appelle à la responsabilité de chacun. Car si l'Homme est responsable du déclin de la faune sauvage, il est aussi l'acteur du changement.

Les  populations de faune sauvage ont chuté de 68% entre 1970 et 2016 ! C’est le triste constat révélé par le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) dans son rapport Planète vivante de 2020. Et l’humain en est évidemment à l’origine. « Depuis quelques décennies, le changement d’utilisation des terres, principalement la conversion d’habitats vierges en systèmes agricoles, constitue la cause directe la plus importante de perte de biodiversité terrestre, [tandis qu’] une grande partie des océans a été surexploitée, déplore WWF. Si à l’échelle mondiale, le changement climatique n’a pas été jusqu’ici la principale cause de perte de biodiversité, dans les prochaines décennies il devrait devenir aussi important, voire plus important que les autres facteurs ».

Des zones très touchées du fait d’activités humaines intenses

Les plus forts déclins sont observés dans les zones tropicales des Amériques : la baisse de 94% de l’indice planète vivante* est le déclin le plus important jamais observé dans une région. En cause ? Encore et toujours « la conversion des prairies, des savanes, des forêts et des zones humides », mais aussi, « la surexploitation des espèces », ou encore, « le changement climatique ».

Les autres zones les plus touchées sont les milieux d’eau douce que constituent les zones humides, les lacs et rivières. Les populations d’espèces qui en dépendent (amphibiens, reptiles, poissons) ont connu une chute de 84%. Parmi ces espèces, la mégafaune (esturgeon, poisson-chat géant du Mékong, dauphins de rivière, loutres, castors, hippopotames) est particulièrement vulnérable : elle est victime de diverses menaces d’origine anthropique, telles que  la surexploitation et la construction de barrages.

 

La biodiversité joue un rôle primordial.

Rapport Planète vivante 2020 - WWF

Un constat déplorable pour les animaux eux-mêmes, en tant qu’êtres vivants et sensibles, mais aussi pour l’Humanité dans son ensemble. « C’est aussi une question de survie, rappelle WWF. La biodiversité joue un rôle primordial en nous procurant nourriture, fibres, eau, énergie, médicaments et autres matériels génétiques. Elle est aussi essentielle à la régulation de notre climat, de la qualité de l’eau, de la pollution, des services de pollinisation, de la lutte contre les inondations et les tempêtes ». L’utilité de la biodiversité va même au-delà de cette aide matérielle puisqu’elle participe également à la satisfaction de nos besoins immatériels : elle contribue à notre éducation, à notre développement psychologique et à la construction de nos identités, « indispensables à la qualité de vie et à l’intégrité culturelle ».

Vers un sursaut collectif pour la biodiversité ?

Prendre conscience de la sensibilité et de l’utilité de la faune sauvage, observer la chute de la biodiversité, analyser l’intervention humaine comme la principale source de ce déclin… Tous ces éléments doivent précéder la mise en place imminente et collective de mesures protectrices. « Le manque d’action pour inverser la courbe de ce déclin est inacceptable, fustige Véronique Andrieux, Directrice générale du WWF France. Mais ce n’est pas une fatalité car nous sommes aussi des acteurs du changement. Il est urgent et impératif de se mobiliser pour préserver et restaurer les écosystèmes et pour garantir un avenir soutenable pour tou(te)s ».

 

Il est urgent et impératif de se mobiliser pour préserver et restaurer les écosystèmes.

V. Andrieux - Directrice générale WWF France

Pour y parvenir, le rapport Planète vivante 2020 définit une diversité de scénarios à même d’inverser le déclin de la biodiversité d’ici 2050. Les actions à mener doivent reposer sur trois principaux leviers que sont le renforcement des efforts de conservation, la transformation de notre modèle agricole vers une production alimentaire plus durable – et la lutte contre le gaspillage alimentaire – ainsi que la réduction de 50% de la consommation de protéines animales. L’organisation propose, en outre, une série de mesures adaptées à chaque niveau de juridiction. Ainsi, à l’échelle internationale, les Etats devraient, par exemple, s’engager à étendre le réseau d’aires protégées, à réduire l’empreinte écologique mondiale, ou encore, à accroître le financement des projets bénéfiques pour la biodiversité. Au niveau européen, les pays membres de l’Union devraient interdire, notamment, l’importation de produits ayant contribué à la déforestation et à la destruction des écosystèmes. Enfin, il revient à l’Etat français de « mettre en œuvre la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée, engager l’agriculture française vers la transition agro-écologique (…) et lutter efficacement contre l’artificialisation des sols ».

La Fondation 30 Millions d’Amis en appelle donc à la responsabilité de chacun : les « consommacteurs » et les pouvoirs publics qui ne peuvent plus continuer d’ignorer cette situation alarmante, laquelle ne pourra être résolue qu’au prix de mesures à la fois concrètes et efficaces. 

* L'indice planète vivante est calculé par la Société zoologique de Londres à partir de données scientifiques collectées sur 21 000 populations de plus de 4 000 espèces de vertébrés. 

Commenter

  1. pouguy 20/09/2020 à 17:41:19

    cette question me fait bien rire, malheureusement, car réparer nos erreurs je suis entièrement d'accord, mais ça se fera jamais car beaucoup de gens ne sont qu'assoiffés par l'argent, pour rien d'autre ne compte ils s'en fichent complètement

  2. nous pour eux 16/09/2020 à 14:31:06

    OUI POUR UN VRAI CHANGEMENT ! Tout fout le camp....

  3. Bandy86 16/09/2020 à 11:30:02

    L'homme est entrain de tout tuer, tout faire disparaitre, mais quand il ne sera plus que lui sur la planette, que ferat-il ? Il se tuera lui même.

    L'homme tuera l'homme, c'est bien connu, mais avant cela il aura aussi tout détuit. Malheureusement

  4. Philippe.fenieres@yahoo.fr 16/09/2020 à 11:01:23

    ANNEV, 

     

    il faudrait arrêter l'imagerie d'Epinal avec le pied  sur l'éléphant, ça date du 19 eme siècle, un peu comme les idées des verts.

    il y a belle lurette qu'on ne chasse plus l'éléphant, espèce protégée, sauf par les braconniers qui sont des autochtones, il faut reporter votre fiel sur d'autres choses.

    a ce propos, 90% des espèces ayant peuplé la terre ont disparu, et ce bien avant que l'homo sapiens ( plus les ecolos frustrés) n'ait peuple la terre.

    pour les oiseaux, il est vrai que les éoliennes en tuent beaucoup ainsi que les mines d'exploitation des métaux rares servant à construire les véhicules électriques des bobos pour pas mal d'espèces.

    pour le reste êtes vous prêt à abandonner votre façon de vivre ou écrivez vous pour vous donner bonne conscience.?

  5. AnneV 11/09/2020 à 19:25:30

    Pour une reconversion, il faudrait déjà que les non-politiques cessent de massacrer pour avoir une belle photo, pied sur l'éléphant ou le tigre tué, histoire de se donner un aspect "viril", que ces même personnes cessent d'aller "admirer" les animaux de cirques ou de prendre chez eux un félin sauvage "histoire de se faire mousser" et d'en faire un tigre de canapé, bref ! De faire prendre conscience à tous ces débiles que le sauvage est fragile et que ce n'est pas en l'exploitant que nous les sauverons ! Et puis il y a les dirigeants ! Actuellement, soyons réalistes, nous ne sommes pas gâtés ! Entre Bolsonaro, Trump, Macron et j'en oublie qui se moquent de la biodiversité comme de leur première brassière, c'est à nous de voter intelligemment. Quand on voit le niveau, en France, des "votants" prêts à s'abstenir au 1er tour des présidentielles en France, on s'interroge ? Veulent ils remettre le duel Macron-Le Pen au 2ème tour avec les conséquences que l'on connait ? On râle beaucoup mais côté réflexion, il y a du boulot !!!! Nous avons les présidents que nous méritons et on en redemande !!!! pitoyable !