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Refuge "la Tuilerie" un havre de paix pour les animaux sortis de l'enfer


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Evénement

Souhaitons une bonne fête aux mères dévouées de nos 30 millions d’amis !

Chez les lions, les mères peuvent rester toute leur vie auprès de leurs filles. ©Adobe Stock

Chez les animaux, comme chez les humains, les mères veillent du mieux possible sur leurs petits. A l’occasion de la fête des mères, 30millionsdamis.fr révèle quelques illustrations de ce dévouement maternel.

Dissimulation acoustique, barrière contre les prédateurs, ou encore, sauvetage in extremis… Chez les animaux, les mamans recourent à des méthodes de protection aussi variées qu’efficaces. A tel point que certaines pourraient être assimilées à de véritables « mères-poules »… bien que n’appartenant pas à l’ordre des gallinacés !

Mères protectrices…

Certaines mères n’hésitent pas à user de stratagèmes étonnants pour préserver leur progéniture. Ainsi, les pieuvres protègent leurs œufs contre les prédateurs en faisant barrière avec leur corps. Autre preuve de leur dévouement : dans les eaux profondes, la couvaison peut durer plusieurs années. Et pour cause, une pieuvre - appartenant à l’espèce Graneledone boreopacifica - a veillé sur ses petits pendant 4 ans et demie, jusqu’à en mourir : « C’est de loin la plus longue période de couvaison jamais déclarée pour aucune espèce animale, estiment les scientifiques (Plos One, 2014). Ces résultats surprenants montrent qu’un développement embryonnaire prolongé produit des nouveau-nés particulièrement avancés. »

Certaines baleines vont même jusqu’à adapter leur communication pour protéger leurs petits : « Les baleines franches utilisent la dissimulation acoustique lorsque leurs bébés sont les plus vulnérables face à la prédation, expliquent les chercheurs (Biology letters, 2019). Les signaux de plus faible amplitude pourraient minimiser le risque de détection (par des prédateurs) tout en permettant la communication mère-bébé. »

 

Chez les grands singes, la relation mère-enfant est celle qui se maintient le plus longtemps.

Jörg Hess - Auteur zoologiste

Les araignées-loups, quant à elles, n’hésitent pas à supporter le poids de leur progéniture qu’elles portent jusqu’à ce qu’ils parviennent à tisser leur propre toile : « Elles font le taxi pendant quelques jours ; parfois, elles sont même complètement recouvertes par leurs petits, plaisante sur Sciences et Avenir Christine Rollard, aranéologue au Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Si l’un des petits tombe, elles s’arrêtent pour qu’il puisse vite remonter. »

… voire « mamans-poules » !

D'autres mères sont d'autant plus protectrices qu'elles demeurent plusieurs années - parfois toute leur vie ! - auprès de leurs enfants. Ainsi, à l’instar des éléphantes d’Afrique, « les lionnes restent généralement toutes leur vie dans le clan familial, explique sur National Geographic Ed Spevak, spécialiste des animaux africains. Des filles et leurs mères peuvent rester ensemble toute leur vie ». De la même manière, les orques résident toute leur vie dans le clan familial, généralement géré par les femelles. Ce sont ces dernières qui aident les enfants à trouver de la nourriture tout en les protégeant de leurs congénères. Les grands-mères elles-mêmes favorisent la survie de leurs petits-enfants : « On les a déjà vues partager leur nourriture avec les plus jeunes, analyse Daniel Franks, chercheur à l’Université de York (Royaume-Uni). On les soupçonne aussi de faire du baby-sitting. » 

Dans une moindre mesure - mais pas moins surprenante ! - les femelles orangs-outans restent auprès de leurs petits plusieurs années - parfois 6 ans - jusqu’à ce que ces derniers soient indépendants. Elles peuvent même allaiter pendant huit ans, soit « la période d’allaitement la plus longue parmi tous les mammifères », selon les chercheurs (Sciences Advances, 2017) ! « Parmi toutes les relations possibles entre grands singes, la relation mère-enfant est celle qui se maintient le plus longtemps, confirme Jörg Hess (« Grands singes, mère et enfant », Ed. Friedrich Reinhard, 2009). Elle se nourrit d’une forte intimité corporelle qui crée un attachement inconditionnel entre eux. »

L’instinct de protection est tel que ces mères n’hésitent pas à se mettre en danger pour secourir leurs petits. Ce fut le cas d’une ourse dont le petit s’était aventuré sur une autoroute au Canada. Sous le regard médusé des automobilistes qui ont immortalisé la scène, elle s’est empressée de saisir son ourson dans la gueule pour le mettre à l’abri des véhicules, de l’autre côté de la rambarde de sécurité.

Une chose est sûre : chez les humains ou chez nos 30 millions d’amis, une maman reste une maman !