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L’UE fait un (tout) petit pas pour les truies reproductrices

L’UE fait un (tout) petit pas pour les truies reproductrices

Les truies reproductrices sont élevées dans des conditions qui ne respectent pas leurs besoins les plus élémentaires. Afin d’encourager des procédés plus respectueux du bien-être animal, la PMAF* lance un vaste programme d’information auprès des professionnels et des consommateurs. Une initiative soutenue par la Fondation 30 Millions d’Amis.

Les truies reproductrices sont élevées dans des conditions qui ne respectent pas leurs besoins les plus élémentaires. Afin d’encourager des procédés plus respectueux du bien-être animal, la PMAF* lance un vaste programme d’information auprès des professionnels et des consommateurs. Une initiative soutenue par la Fondation 30 Millions d’Amis.

L’UE fait un (tout) petit pas pour les truies reproductricesSelon une directive européenne, en vigueur au 1er janvier 2013, les truies reproductrices  devront être élevées en groupe durant une partie de leur gestation. Une mesure dont l’enjeu peut paraître anodin, mais pourtant essentielle : « Dans une cage individuelle, exiguë, les truies ne peuvent pas se mouvoir, explique Aurélia Warin-Ramette, éthologue et chargée de campagne à la PMAF. Elles peuvent seulement se lever et se coucher, à peine faire un pas en avant et un pas en arrière ». La nouvelle législation européenne qui va entrer en vigueur leur permettra ainsi de passer 12 semaines  - sur les 22 que comptent la gestation et l’allaitement - dans une cage collective. « Un vrai plus, mais qui est loin d’être suffisant » estime cependant la jeune femme.

« Animal intelligent et curieux »

Car ce n’est pas seulement quelques semaines, mais bien leur vie entière que les truies reproductrices devraient pouvoir s’ébattre : les maintenir dans une cage individuelle est un procédé en profonde contradiction avec leurs besoins les plus élémentaires. « Le sol est couvert de béton nu. Or la truie prépare l’arrivée de ses petits en construisant un nid avec des branchages, ou de la paille en élevage. L’absence de litière provoque une véritable frustration comportementale », poursuit Aurélia Warin-Ramette. Animal social, le cochon aime vivre avec ses congénères... et en plein air. « Il est intelligent et curieux, il aime explorer son environnement et fouiller dans une litière de paille ou dans le sol de leur prairie », note encore l’éthologue.

Les méthodes des élevages industriels ont des conséquences : « L’immobilité cause un affaiblissement de la masse musculaire et des os, ce qui induit des douleurs aux pattes. Les truies ont des infections urinaires, des plaies, des torsions de l’estomac ou encore des ulcères. Le confinement a également des impacts sur les porcelets : en moyenne, ils sont plus légers et ont un moins bon système immunitaire » rapporte Aurélia Warin-Ramette.

Informer professionnels et consommateurs

Aujourd’hui, 90% des cochons sont élevés sur des caillebotis sans litière, privés d’accès au plein air. Et en dépit de la nouvelle directive européenne, leur situation n’est pas prête de s’améliorer : le texte, qui ne concerne que les truies reproductrices, n’aura aucune incidence sur les mâles et les petits. De plus, alors que la directive a été adoptée en 2001**, un tiers des exploitations n’a toujours pas procédé à la mise en conformité des installations. « La France est en retard car le gouvernement n’a commencé à verser les subventions qu’en 2008 » explique la jeune femme. En Angleterre, les exploitations sont déjà prêtes ; les éleveurs ont commencé à développer l'élevage sur paille et en plein air bien avant l’adoption de la directive.

La PMAF a lancé une vaste campagne d’informations à destination des agriculteurs pour promouvoir un élevage plus respectueux du bien-être animal au-delà des normes européennes. Et les consommateurs ne sont pas oubliés car « en l’absence d’un label précis, difficile pour eux de connaître les conditions dans lesquelles l’animal a été élevé, et donc de consommer de manière différente » poursuit Aurélia Warin-Ramette. Seuls les "Label Rouge fermier élevé en plein air" et "Label Rouge fermier élevé en liberté" et l’élevage biologique - qui garantit un accès plein air et un élevage en groupe des truies en gestation - sont à privilégier.

Ce programme est aujourd’hui appuyé par un appel aux dons. Selon le montant récolté, les actions seront diverses : interventions dans les lycées agricoles pour sensibiliser les jeunes aux souffrances des porcs élevés industriellement, diffusion d’informations auprès des consommateurs et des acteurs de la filière porcine, ou encore accueil et soins prodigués à des cochons confiés à la PMAF.

En savoir plus sur le site de la PMAF ou sur le site dédié

*Protection Mondiale des Animaux de la Ferme

**La mise en oeuvre des circulaires européennes peut prendre plusieurs années

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  1. kgavin 17/04/2013 à 13:55:43

    comment peut-on, sans aucun scrupules, faire de tels "métiers" sans état d'âme.

    Sont-ils concscients que toute cette maltraitance, cette excès de produits chimiques et de nourriture de qualité plus que douteuse vont, en plus, se répercuter sur la santé de nos et leurs enfants, remplir les hôpitaux de malades bourrés de cancer, d'allergies et Dieu sait quoi encore... tout cela pour le grand Dieu ARGENT ET PROFIT.   Honte à nos autorités qui laissent faire et honte à nous si nous consomons de tels produits.   Enfin, quelle tristesse pour ces pauvres animaux : ils fønt partie de notre univers et sans eux, nous diparaîtrons, pétris et pourris pas les maladies issues de notre propre stupidité et lâcheté.  Il faut soit se révolter ou mieux devenir exigeant ou encore végétarien.

     

  2. Rane 02/01/2013 à 22:00:37

    Il faut savoir que les animaux provenant d'élevage intensifs produisent moins de viande et une viande de moins bonne qualité (sans parler des médicaments qu'on leur donne à tour de bras, qui finissent dans notre assiette au final)).

    Il serait peut être temps de comprendre que l'intensif n'est pas si rentable que cela, messieurs les industriels ; même si pour vous la rentabilité passe avant la santé publique.

  3. kibo 02/01/2013 à 12:22:12

    Ce sont les conditions de vie de tous les porcs qui sont effroyables et inacceptables. Pouvez-vous vous imaginer confiné entre des barres qui vous empechent de bouger completement ? L'élevage industriel et intensif devrait disparaître. Et quand j'entend le mot "Humanité" pour parler de compassion, je décèle au contraire la vraie source de crimes terribles et impunis qui sont commis contre toute forme d'êtres vivants, homme y compris.

  4. capucine1003 28/12/2012 à 19:44:27

    La condition de vie des truies est affreuse, comment imaginer leur vie dans ces conditions ? Pourquoi la France est-elle toujours en retard par rapport aux pays anglo-saxon sur les conditions de vie animale ? Je pense aux animaux d'élevage bien sûr.