La Fondation 30 Millions d’Amis a financé la construction d’une volière pour assurer la sécurité des animaux issus du trafic, pris en charge par l’association Ikamaperu.
« 70 % du trafic de faune au Pérou concerne toutes sortes de perroquets et en particulier les aras. Ce sont eux les victimes du trafic le plus intense. » Il y avait donc besoin d’une infrastructure solide pour les recueillir, indique Hélène Collongues, fondatrice d’Ikamaperu, une association française s’occupant des animaux issus du trafic au Pérou. Sa structure créée en 1997 est un centre de sauvegarde et de conservation, principalement des primates d’Amazonie (le singe laineux et le singe-araignée (atèle)). Elle permet aux animaux recueillis d’évoluer en semi ou en totale liberté, pour la plupart dans une forêt de 80 hectares. Elle s’est aussi étendue à la protection des oiseaux.
Une volière de 140 m² en acier galvanisé pour garantir une sécurité à ces oiseaux
La Fondation 30 Millions d’Amis a financé une volière réservée aux perroquets : « Au Pérou, en Amérique latine, en Occident, les gens s’en servent comme mascottes, précise Justine Philippon, chargée scientifique, biologiste du projet et secrétaire d’Ikamaperu. Ils sont très régulièrement attrapés par les chasseurs, puis ils tombent dans les mains des trafiquants. Ces mêmes personnes coupent les plumes des ailes pour que les animaux ne puissent plus s’envoler. »
Une fois sauvés, il faut organiser leur prise en charge : « Il faut attendre que les plumes repoussent pour qu’ils puissent réapprendre à voler. Cette phase de réhabilitation pour les aras nécessite au moins une année complète », conclut Justine Philippon. Et une bonne volière facilite le processus.
La volière est en cours de végétalisation pour recréer un environnement naturel pour les oiseaux. /©Ikamaperu
Cette volière de 140 m² faite en acier galvanisé garantit à ces oiseaux une sécurité, les mettant à l’abri des prédateurs en pleine forêt péruvienne ; ce qui n’était pas le cas de l’ancienne, conçue avec de simples filets de pêche. La structure est également faite pour résister aux aléas climatiques du site (intempéries, chaleur, etc…) « Ils auront aussi assez d’espace pour voler dès l’instant où ils auront retrouvé leurs capacités », se réjouit Hélène Collongues. La dernière étape avant de retrouver la liberté.
La Fondation 30 Millions d’Amis aide Ikamaperu depuis 2011
Pour l’instant, les animaux disposent d’une volière d’environ 8 mètres de haut avec de la végétation, des palmiers afin de recréer un environnement naturel. Ils ont également de petites cabanes pour pouvoir se mettre à l’abri de la pluie et du soleil : « Mais il nous manque une cascade avec un bassin », précise Hélène Collongues. En attendant, des bassines remplies d’eau ont été mises en place pour que les oiseaux puissent se nettoyer et se baigner dedans. À l’intérieur, des poutres horizontales et verticales ont été installées pour permettre aux volatiles de se déplacer en attendant de retrouver leurs capacités à voler.
La capacité d’accueil de la volière s’élève à une quinzaine d’individus. Sept perroquets y sont pour le moment intégrés. /©Ikamaperu
Pour l’instant, la volière accueille 7 locataires. Elle est suffisamment spacieuse pour abriter jusqu’à quinze individus. Trois soigneurs veillent sur eux au quotidien. Depuis 2011, la Fondation 30 Millions d’Amis apporte un soutien régulier à Ikamaperu pour le fonctionnement de sa structure. Un geste pour aider à préserver la faune sauvage.
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