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Enquête

Enquête : L214 demande la fermeture immédiate d’un élevage porcin dans le Finistère

Les images dévoilées par L214, datées d’avril 2026, montrent des animaux malades et blessés, entassés dans des cases d’engraissement. / ©L214

L’association a publié ce mercredi 6 mai 2026 des images montrant les conditions insalubres dans lesquelles des cochons sont élevés dans un établissement breton. Les lanceurs d’alerte annoncent dans un communiqué avoir saisi en urgence le parquet de Brest et ont porté plainte contre l’établissement.

« Cet élevage est le théâtre d’horreurs quotidiennes ». L’association L214 publie une nouvelle enquête qui dénonce les conditions d’un élevage porcin (EARL Omnes - Coopérative Evel’Up) dans le Finistère. Sébastien Arsac directeur des enquêtes, fustige le traitement réservé à des cochons élevés pour l’engraissement. Bâtiments délabrés et vétustes, installations couvertes de poussières, nombreuses toiles d’araignées, accumulation de mouches et présence de rongeurs... Selon L214 ces animaux vivent dans l’insalubrité, en plus d’être plongés dans l’obscurité, faute de présence de fenêtres et d’éclairage suffisant.  

Des cochons entassés, au milieu de cadavres en décomposition 

Cet environnement extrême impacte directement le comportement des porcins, en surnombre dans des cases d’engraissement. « Ces conditions de vie entrainent notamment des violences entre les cochons, parfois jusqu’à la mort », relève l’association dans un communiqué associé à l’enquête. Les images de l’association consultées par 30millionsdamis.fr parlent d’elles-mêmes : affaiblis, ces cochons s’attaquent entre eux à cause du manque de place, se mordent, piétinent les uns sur les autres…et agonisent. D’après Bérénice Riaux, chargée des enquêtes chez L214, « des cases d’engraissement disponibles restent pourtant vides. Cela montre une mauvaise gestion de la part des exploitants qui devraient équilibrer les animaux en fonction des emplacements disponibles pour éviter que les cochons soient en surnombre », déplore-t-elle auprès de 30millionsdamis.fr. 

 

 La coopérative Evel’Up ne peut ignorer la réalité de cet élevage dont il dépend directement !

Sébastien Arsac, L214

Pire encore, ces animaux vivent au milieu de cadavres en décomposition et de viscères. Des ossements sont mêmes aperçus jusque dans les mangeoires ! À ces immondicités s’ajoutent des porcins blessés, maigres et malades. « La coopérative Evel’Up ne peut ignorer la réalité de cet élevage dont il dépend directement », réagit Sébastien Arsac.  

L214 porte plainte contre l’élevage 

L214 observe de lourds manquements à la réglementation et demande la fermeture définitive de l’élevage. L’association a également porté plainte pour « mauvais traitements sur des animaux domestiques exercés ou laissés exercés par un exploitant d’élevage » (Article L215-11, code rural). Les lanceurs d’alerte rapportent plusieurs infractions auprès de la préfecture du Finistère dont l’ « absence de gestion adaptée des cochons agressifs » ; l’« insuffisance de luminosité » ; un « défaut de ramassage des cadavres et d’hygiène » ; mais aussi un « défaut de soins apportés aux animaux en détresse ».  

Selon L214, cette coopérative aurait reçu près de 22.000€ d’aide de la politique agricole commune (PAC) entre octobre 2023 et 2024. « [Evel’Up] compte 600 élevages et commercialise 3,8 millions de porcs charcutiers par an », complète l’association. Malgré les aides perçues, « l’exploitant piétine la loi en toute impunité », dénonce Sébastien Arsac, rappelant que « les services vétérinaires de l’État ont la responsabilité de contrôler les élevages et de mettre fin à de telles situations ».  

Selon le Baromètre 2026 de la Fondation 30 Millions d’Amis réalisé conjointement avec l’Ifop, 83 % des Français s’opposent à l’élevage intensif.