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Une promeneuse sauve un renard coincé dans un collet

Un renard a été piégé dans un collet non réglementaire a été libéré grâce à l'intervention d'une promeneuse et des secours. ©AdobeStock

Piégé par un collet, un renard a été sauvé par une promeneuse, qui a alerté les secours. Si le goupil a survécu, des milliers d’animaux pris au piège succombent chaque année en France. La Fondation 30 Millions d’Amis s’oppose à ces méthodes, sources de souffrances pour les animaux victimes.

Quelques jours après que deux dépouilles de renards aient été retrouvées pendues à l’entrée d’une ville de Saône-et-Loire, un autre renard a été repéré – vivant cette fois – coincé dans un piège à collet fixé à un arbre, au bord d'une petite route. C’est une promeneuse de Roscoff, dans le Finistère, qui a fait la sinistre découverte. Heureusement, le goupil a pu être sauvé grâce à la mobilisation collective.

Une enquête ouverte

Suspendu par le cou à une sorte de câble, à trois mètres de hauteur au-dessus d'un talus, le pauvre animal se débattait difficilement pour essayer de s’extirper du piège, en vain. Alertées par la riveraine, la police municipale de Roscoff et la gendarmerie de Saint-Pol-de-Léon se sont immédiatement rendues sur place pour venir en aide au renard. « Les pompiers ont pu libérer l’animal, qui s’est tout de suite sauvé », rassurent les gendarmes de Saint-Pol-de-Léon (Le Parisien).

Une enquête a été ouverte pour déterminer si le collet qui a piégé le renard respectait la réglementation applicable. Car si le piégeage par collet est autorisé pour la destruction des renards en tant qu’« espèce susceptible d’occasionner des dégâts », le recours à cette méthode fait toutefois l’objet d’un encadrement assez strict. Tout d’abord, les collets doivent être homologués, dotés d’un arrêtoir empêchant tout étranglement et munis d’un numéro d’agrément du piégeur. L’opération de piégeage doit par ailleurs être déclarée en mairie par le piégeur. Enfin, ce dernier doit piéger sur sa propriété ou disposer d’une déclaration écrite du propriétaire. « Or, ici le piège utilisé était un collet sans arrêtoir, donc illégal, constate le service juridique de l'Association pour la protection des animaux sauvages, joint par 30millionsdamis.fr. L'ASPAS a porté plainte contre X, notamment pour non-respect des conditions d'utilisation des pièges. »

Des pièges douloureux et non-sélectifs

 

 Ce type de piège peut être tuant s’il n’est pas relevé à temps.

Animal Cross

Ces pièges engendrent des lésions – souvent irréversibles – aux animaux et provoquent parfois une lente agonie. « L’animal se débat, se blesse souvent gravement en se débattant, parfois meurt pendu, déplore l’association Animal Cross. Ce piège peut être tuant s’il n’est pas relevé à temps. » Et s’ils visent en principe les seuls renards, dans les faits, les collets attirent également d’autres animaux, toutes espèces confondues, à la morphologie similaire. En novembre 2020, Princesse, une chatte de 13 mois, a été retrouvée le corps lacéré de toutes parts, avec un collet de chasse autour des pattes, dans le Pas-de-Calais. Le pauvre animal n’avait pas survécu. Une plainte pour cruauté avait été déposée et la Fondation 30 Millions d’Amis s’était constituée partie civile.  Deux mois plus tôt, un chat était lui aussi revenu chez sa maîtresse le corps lacéré par un collet à Cambrai, dans le Nord. 

En septembre 2021, une proposition de réforme visant à interdire les pièges tuants ou entraînant des traumatismes physiques a été couronnée du Prix Jules Michelet qui récompense les meilleures propositions d'amélioration du droit animalier, dans le cadre du Diplôme universitaire éponyme de l’Université de Limoges (87), parrainé par la Fondation 30 Millions d’Amis. « Il est urgent que la France interdise, à l’image de la Suisse, du Luxembourg et de Wallonie, toutes les techniques non-sélectives provoquant la mort ou la mutilation accidentelle des animaux capturés pour n’admettre [sous conditions] que des pièges-cages, recommande la lauréate Ludivine Vandevoorde. L’interdiction de pièges inutiles et cruels est en totale cohérence avec la volonté de réprimer les maltraitances causées aux animaux, qu’ils soient domestiques ou sauvages, eu égard à leur sensibilité. »