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Bien-être animal : des caméras dans tous les abattoirs espagnols ?

Grâce à la mobilisation d'ONG comme Equalia, le gouvernement espagnol a décidé de rendre obligatoire la vidéo surveillance dans les abattoirs du pays. ©Equalia

Le gouvernement espagnol souhaite imposer l'installation de systèmes de vidéosurveillance dans les abattoirs du pays. La Fondation 30 Millions d'Amis demande au ministère de l'Agriculture français de s'inspirer de son voisin d'outre-Pyrénées et de généraliser la vidéosurveillance dans les abattoirs de l'hexagone.

Un exemple à suivre ! Les abattoirs espagnols devraient bientôt recourir à la vidéosurveillance pour s'assurer du bien-être des animaux d'élevage avant leur mise à mort. « Nous sommes le premier pays de l'Union européenne qui aura un système de vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs », a déclaré le ministère de la Consommation du gouvernement – situé à gauche sur l'échiquier politique – de Pedro Sánchez sur son compte Twitter (23/08).

Une mesure avant tout dédiée au bien-être animal

 

Un premier pas pour élever les standards du bien-être animal dans les abattoirs.

Equalia

« Cette règle place l'Espagne à la pointe en Europe dans ce domaine et, en plus d'assurer le bien-être des animaux durant leur passage dans les abattoirs, elle améliore également les garanties de sécurité alimentaire pour les consommateurs », se réjouit de son côté le ministre espagnol de la Consommation, Alberto Garzón. Un engouement partagé par l'ONG Equalia qui a qualifié la réforme de « premier pas, nécessaire et important, pour élever les standards du bien-être animal dans les abattoirs ».

La mesure, approuvée par décret-loi en conseil des ministres, a déjà fait l'objet d'un accord avec le secteur. En pratique, d'ici un an (deux pour les petits abattoirs), des caméras couvriront les installations où se trouvent les animaux vivants (y compris les zones de déchargement et couloirs d'acheminement) et celles où les animaux sont étourdis et mis à mort. Il reviendra aux responsables des abattoirs de conserver les images capturées pour permettre aux autorités de procéder à d'éventuelles vérifications ultérieures.

En Espagne, tous les abattoirs devraient bientôt installer un système de vidéo surveillance pour garantir le bien-être animal. ©AdobeStock

La France à la traîne !

Si l'Union européenne n'impose pas le contrôle vidéo, quelques acteurs privés ont toutefois contribué à rendre ce système obligatoire dans les abattoirs de leur pays, à l'instar de l'Angleterre en 2018. Rien de tel en France, la loi EGalim de 2018 n'ayant prévu qu'un contrôle vidéo facultatif (sur la base du volontariat) et expérimental (pour une durée de 2 ans). Au total, seuls 5 abattoirs ont finalement participé à l'expérimentation.

Pourtant, selon le rapport d'évaluation du dispositif de contrôle vidéo publié en juin 2021, le bilan est positif pour les exploitants qui le jugent utile et pratique, en tant qu'outil de prévention, de contrôle et de formation. « Si les exploitants reconnaissent qu'ils ont pu être prudents, voire à un moment donné réticents pour installer un dispositif de contrôle par vidéo, ils sont unanimement satisfaits du dispositif ; personne ne souhaite le supprimer, assure le Comité de suivi. Ainsi, si la mise en place de caméras vidéo se banalisait et généralisait, elle rentrerait sans doute dans la normalité, en en faisant un des outils pertinents, à la disposition des professionnels, qui peut permettre de surveiller les animaux vivants jusqu'à leur mise à mort, et particulièrement pour contrôler l'absence de signes de conscience ». La suite ne serait donc que simple affaire de... volonté politique !

30 Millions d'Amis demande la généralisation du contrôle vidéo

 

Les exploitants sont unanimement satisfaits du dispositif.

Comité de suivi et d'évaluation

La Fondation 30 Millions d'Amis réitère donc auprès du ministère de l'Agriculture, sa demande visant à généraliser le système de vidéo surveillance dans les abattoirs et à permettre aux organismes de protection animale d'accéder aux images capturées.

Dans l'attente de cette réforme, il appartient aux distributeurs – l'instar de Carrefour depuis 2019 – d'imposer à leurs fournisseurs l'installation de caméras dans les abattoirs.

Commenter

  1. gertrude94 03/09/2022 à 19:35:55

    Bravo à l'Espagne ! Nous , en France, sommes des grandes gueules mais incapables d'agir !  Je ne remercie pas le gouvernement français qui ne fait rien pour la condition animale, et cela dans tous les domaines !

  2. Bandy86 03/09/2022 à 13:13:41

    Belle initiative prise par l'Espagne. A quand cela en France ??? On a trop de choses à cacher dans nos abattoirs, c'est pour cela que nous ne voulons pas de caméras de surveillance. Nous avons toujours un siècle de retard sur tout, et ce n'est pas fini ..... Quand on n'aime pas les animaux et que l'on dirige un pays.....

  3. AnneV 27/08/2022 à 17:07:05

    La France est à la traîne sur.....tout !! Et l'on remet ça pour 5 ans !!