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Culture

La beauté (et la fragilité) des espèces aquatiques de nos lacs alpins, en photo !

Le photographe-plongeur explore les lacs et cours d'eau alpins pour immortaliser des castors et autres animaux ! ©Rémi Masson

Les clichés de Rémi Masson révèlent toute la beauté d’une vie qui nous est proche, mais peu connue : la faune des lacs et cours d’eau alpins. Le photographe-plongeur a confié à 30millionsdamis.fr les secrets de ce monde subaquatique menacé par les activités humaines.

Des espèces peu connues qui fascinent ! Tels sont les sujets de prédilection de Rémi Masson, photographe-plongeur originaire d’Annecy (Haute-Savoie). Dès son plus jeune âge, il s’est intéressé aux animaux qu’abritent les mares, étangs et cours d’eau qui serpentent à travers les Alpes.

S’il est aujourd’hui passionné par cette faune subaquatique, c’est grâce à ses premières plongées en apnée dans le lac d’Annecy, lorsqu’il était encore adolescent. Les lacs, avec leurs rayons de soleil à la surface, peuvent être l'occasion d'une réflexion sur notre rapport à la Nature : « En nous aidant à oublier un instant le tumulte de la vie, ils nous incitent à retrouver la fascination de l'enfant pour la grenouille ou le poisson rouge ! »  

L'Annécien plonge depuis son adolescence dans les lacs alpins. ©Rémi Masson

Des « jungles aquatiques » surprenantes

« J’ai découvert dans ces milieux de véritables jungles aquatiques que je n’avais jamais imaginées, peuplées de nombreux poissons, dont un brochet d’un mètre de long que je retrouvais à chaque immersion, confie le plongeur à 30millionsdamis.fr. Il me fallait absolument garder un souvenir de ces petits paradis ! C’est ainsi que j’ai réalisé mes premiers clichés. »

Stimulé par sa soif d’aventure, Rémi prend plaisir à découvrir les multiples lacs et torrents alpins dont la plupart n’ont jamais été explorés. « Dans ce monde minéral, la vie se fait discrète, observe le photographe. Mais les ambiances y sont souvent incroyables, notamment grâce aux jeux de lumière sous la surface gelée des lacs de montagne. »

Un crapaud prend la pause entre les chapelets d'oeufs. ©Rémi Masson

Des espèces « attachantes »

Ses clichés uniques nous plongent dans les milieux peu connus d’espèces ordinaires ! Sur l’un d’eux, un crapaud commun pose fièrement sous l’eau, assis sur une branche entre les chapelets d’œufs déposés par des congénères au moment de la reproduction. « Si le sujet est commun, cette ambiance étrange sort de l’ordinaire et prouve qu’il est encore possible d’être surpris par la nature de proximité, se réjouit R. Masson. C’est aussi une bonne occasion de changer le regard que l’on porte sur cette espèce. »

D’autres clichés révèlent toute la fascination du photographe pour une espèce curieuse et joyeuse : le castor.  Un attrait en partie lié à la difficulté de croiser cet animal. « Le castor est de mœurs nocturnes et il n'est possible de l'observer que pendant de courts moments, avant la nuit tombée, précise Rémi. Réaliser des images diversifiées demande de bien connaitre ses habitudes et d'y consacrer du temps. » Parfois, la proximité est telle qu’un lien affectif se développe entre le photographe et ses « modèles » : « Comme les parents castors restent sur le même territoire toute leur vie, j'ai pu les suivre sur de nombreuses années et un certain attachement est apparu, aidé sans doute par ses nombreux points communs avec l'humain, sourit-il. Le castor est, de plus, plutôt curieux vis-à vis-de ce qui se trouve dans l'eau ! ».

Le castor compte parmi les sujets de prédilection du photographe. ©Rémi Masson

Des écosystèmes affectés par les activités humaines

Malheureusement, ces rencontres sont aussi l’occasion pour lui de mesurer la dégradation des milieux naturels et les répercussions négatives qu’elle implique pour la faune qui y habite. « Les changements plus visibles sont la destruction directe de l'habitat en lien avec "l'aménagement" du territoire, déplore l’Annécien. Le changement climatique agit aussi mais de façon plus insidieuse. » Car si les canicules à répétition condamnent les ruisseaux et petits plans d'eau, dans les Alpes, ses effets sont encore freinés par l'apport d'eau issue de la fonte de la neige en montagne en été. Pour autant, lorsque cette couche de neige (la fameuse « neige d'éternelle ») viendra à manquer, le changement sera brutal...

Raisons pour lesquelles le photographe entend, par ses clichés, témoigner de la richesse et de la fragilité de nos eaux douces : « Malgré des pertes importantes, il reste encore beaucoup de vies dans nos lacs et rivièresIl nous appartient donc de les préserver ! »

Le photographe espère sensibiliser à l'indispensable protection des milieux subaquatiques. ©Rémi Masson