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Biodiversité

Comptez les oiseaux, pour améliorer leur protection

Les 30 et 31 janvier 2021, tous à vos fenêtres pour compter les oiseaux des jardins et contribuer à leur conservation ! ©Fondation 30 Millions d'Amis

La Ligue pour la Protection des Oiseaux et le Muséum National d’Histoire Naturelle lancent, pour la neuvième année consécutive, le « Week-end national de comptage des oiseaux des jardins », les 30 et 31 janvier 2021. 30millionsdamis.fr invite tout un chacun à prendre part à ce jeu ludique – et non moins scientifique ! – pour améliorer la protection de la biodiversité.

1, 2, 3… Prêt à compter des oiseaux ? Partez ! Comme chaque année depuis 2013, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) invitent tout un chacun à jouer le scientifique, le temps d’une heure. Le but ? Améliorer les connaissances sur l’avifaune pour améliorer sa protection.

« Cette opération vise à sensibiliser les citoyens à la protection de la nature de proximité : en s'intéressant à l'observation des oiseaux, les participants vont petit à petit devenir plus réceptifs à la nature et ainsi commencer à opérer des changements dans leurs jardins, confirme Marjorie Poitevin, responsable de programme pour la LPO. Une personne m'a déjà dit qu'elle n'avait jamais fait attention au Rouge-gorge qui venait systématiquement "inspecter" le sol retourné quand elle jardinait. C'est en observant les oiseaux dans le cadre de l'Observatoire des oiseaux des jardins qu'elle s'est aperçut de cela ! »

Choisissez l’heure et le lieu d’observation, puis… comptez !

 

En s'intéressant à l'observation des oiseaux, les participants vont petit à petit devenir plus réceptifs à la nature.

M. Poitevin - LPO

« Pour participer, c’est très simple, encourage la LPO. Il n’est pas nécessaire d’être un expert en ornithologie, il suffit d’avoir un peu de temps, d’aimer regarder ce qu’il se passe dans son jardin et de savoir compter. Facile ! » Il faut choisir une heure d’observation comprise entre le 30 et le 31 janvier, de préférence en fin de matinée ou début d’après-midi, lorsque les températures sont plus douces et les oiseux plus actifs. Que vous soyez rural ou citadin, déterminez ensuite votre lieu d’observation : un jardin, un balcon, voire un parc public ! Une fois installé, compter et notez tous les oiseaux que vous apercevez, en veillant à ne pas compter deux fois le même oiseau. Puis transmettez les données que vous avez recueillies sur le site de l’Observatoire des oiseaux des jardins.

Moineau domestique, Mésange charbonnière, Pinson des arbres, ou encore, Rouge-gorge familier… Afin de distinguer au mieux les espèces observables – y compris lorsqu’elles se ressemblent – le site dédié a mis en place des fiches pédagogiques « d’identification » et « de confusion ». Des quizz sont également accessibles pour s’entrainer de façon ludique… et devenir un véritable ornithologue ! Si vos doutes persistent, pas de panique : « Envoyez une photo à l’adresse de l’Observatoire - oiseauxdesjardins@lpo.fr, rassure l’association. Nous vous aiderons à l’identifier afin de pouvoir l’ajouter à la liste des espèces observées ce week-end ! ».

La science participative comme moyen de protéger l’avifaune

Les opérations de science participative, qui fleurissent au fil des ans, ont déjà porté leurs fruits. « Les données issues des sciences participatives sont régulièrement utilisées pour différentes études locales ou pour des travaux de recherche, assure M. Poitevin. Par exemple, les données de l'Observatoire ont prouvé que le fait de disposer, dans les jardins, de la nourriture pour oiseaux, constituait une véritable mesure de conservation dans les zones d'agriculture intensive où les graines naturelles sont absentes en hiver ».

Récemment, c’est le programme « BirdLab  qui a grandement contribué à la recherche scientifique. En pratique, chaque volontaire est invité à installer – entre novembre et mars – deux mangeoires identiques, dans un jardin ou un parc, et à noter – via une application mobile ou un site dédié – les déplacements des oiseaux qui viennent se nourrir. Les observations ont permis aux scientifiques de prouver que la Perruche à collier, présente sur Paris depuis une cinquantaine d’années, ne concurrence que de façon très relative les espèces locales dans leur accès aux ressources alimentaires.

 

Les données issues des sciences participatives sont utilisées pour des études locales ou des travaux de recherche.

M. Poitevin - LPO

Ces jeux collaboratifs et néanmoins à valeur scientifique connaissent un engouement d’autant plus fort en période de confinement… ou de télétravail. Pour preuve : au printemps depuis 2020, plus de 22 000 personnes ont participé à l’opération « Confinés mais aux aguets ». A cette occasion, un million et demi d’oiseaux ont été recensés à travers la France. « Une participation exceptionnelle, se réjouit la LPO. Espérons que les Français soient aussi nombreux à prendre part à notre nouvelle enquête participative, les 30 et 31 janvier 2021 ! ». Au total, ce sont plus de 100 000 personnes qui participent, chaque année, à des programmes de science participative liés à la biodiversité.

Dans la même lignée, la Fondation 30 Millions d’Amis avait invité chaque photographe en herbe à prendre part au #wildphotoathome. Créé à l’initiative de deux jeunes photographes – Thomas Goursaud et Agnès NaturesPics – lors du premier confinement, ce concept vise à observer et photographier la faune avoisinante pour prendre conscience de sa beauté, de sa fragilité et de son indispensable protection. Fort de son succès, le concours a été renouvelé avec brio pour une deuxième session lors du dernier confinement. Près de 30 000 clichés ont été partagés sur les réseaux via ce hashtag désormais bien connu !