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Culture

Le photographe Gianni Giardinelli révèle la sensibilité des animaux de compagnie

Par ses clichés spontanés et naturels, le photographe Gianni Giardinelli immortalise avec émotion la joie et la tendresse des chiens qu'il croise ! ©Gianni Giardinelli

Le comédien Gianni Giardinelli manie l’art de la photographie comme un outil d’expression et de sensibilisation au service de la cause animale. Par ses clichés, à la fois naturels et émouvants, il immortalise la tendresse et l’empathie des chiens qui croisent sa route. 30millionsdamis.fr a rencontré cet artiste instinctif.

©martinlagardère 

Vifs et spontanés, les chiens sont de parfaits modèles face à l’objectif de Gianni Giardinelli ! « Pour un photographe comme moi qui travaille exclusivement dans l’instant T, les chiens sont un sujet passionnant parce qu’ils sont 100% naturels, explique-t-il. Ils ont donc été très naturellement l’un de mes premiers thèmes de shooting lorsque j’ai démarré sérieusement la photographie, il y a une dizaine d’années ». 

Des photos instinctives et naturelles…

Pour ce photographe de rue, les shootings doivent être imprévisibles, qu’il soit en balade ou en visite chez des amis. « Parfois, lorsque je croise un chien et son maître, je demande à ce dernier l’autorisation de le – ou les – prendre en photo, précise l’artiste. Mais le plus souvent, je réalise des clichés « impulsifs » : je tire ! Clic clac ! ».

Il en ressort parfois des situations aussi inattendues qu’amusantes : « Un jour à New-York, après avoir repéré un chien à la bouille marrante, j’ai demandé l’autorisation à son maître de le photographier. Avec son accord, je me suis exécuté et, à cet instant, le chien a décidé de se soulager. Malgré ma gêne, j’ai tout de même choisi d’immortaliser la scène. Un moment assez drôle ! ».

Dans les rues de Paris, il n’est pas rare que Gianni capture le lien, fusionnel et unique, qui unit les sans domicile fixe à leurs chiens : « Les animaux leur assurent une présence protectrice, chaude, réconfortante lors des longues nuits froides et, surtout, ils ne les abandonneront jamais. C’est cette fidélité à toute épreuve qui me touche le plus ».

 … pour sensibiliser à la cause animale

Parmi ses nombreux modèles, une chienne l’émeut tout particulièrement : et pour cause, il s’agit de Nova, sa fidèle compagne, qu’il a adoptée auprès d’une personne qui ne pouvait plus assurer sa garde : « Son regard est rempli d’amour et de tendresse. J’ai toujours le sourire quand j’observe son portrait. J’adore son tempérament drôle et joueur. Elle est la joie de vivre incarnée ! ». G. Giardinelli a toujours vécu auprès de chiens dont il avoue être un « grand amoureux, pour toutes les qualités qu’on leur connaît : leur affection, leur fidélité, mais aussi, leur patience, leur pacifisme et leur intelligence ».

Ce sont toutes ces qualités que le quadragénaire espère transmettre à travers son art. Mission réussie ! Regard intense ou posture joyeuse… les expressions et attitudes que révèlent ses clichés montrent toute la fragilité et la singularité de ces êtres sensibles. Le noir et le blanc qu’il privilégie, procédés originels de la photographie, ne font que sublimer l’émotion qui s’en dégage. Une réussite telle que le photographe a eu l’idée de réaliser une exposition – « Je me la Pet » – pour partager auprès du grand public le charme et la malice des animaux de compagnie.

Car rien de tel que la photographie pour lutter contre le fléau de l’abandon et sensibiliser, plus largement, à la cause animale dans son ensemble. « Le poids des mots et le choc des photos ! assure Gianni. La photographie accompagne et renforce tous les combats. Elle transcende les âges, comme les frontières ». Pour s'en convaincre, le photographe rappelle le terrible massacre des bébés phoques au Canada. « En montrant l’animal dans son agonie qui contraste avec le blanc immaculé, les photos ont eu un impact redoutable, qui l’aurait tout autant été en noir et blanc. Même à l’ère de la vidéo, la photo reste forte et efficace, car nette et précise. »