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Enquête

Mort brutale de 2 guépards dans un zoo : la captivité de l’animal pointée du doigt

La mort de deux guépards au zoo de Doué-la-Fontaine (49) montrent l'incompatibilité totale de l'animal avec la captivité./©Pixabay-geralt

Alors que deux guépards sont morts coup sur coup au zoo de Doué-la-Fontaine (49), une enquête de l’association Code Animal, partenaire de la Fondation 30 Millions d’Amis, montre que le guépard est particulièrement incompatible à une vie en captivité.

Un guépard qui vomit ses tripes avant de se recroqueviller sous les yeux d’enfants choqués. Les images filmées par des spectateurs sont difficilement supportables. Mais elles montrent les effets catastrophiques (et fatals) de la captivité chez cet animal. 

L’animal est mort dans la souffrance peu après. Fait surprenant, un autre guépard a perdu la vie le jour même. Après la polémique, le Bioparc de Doué-la-Fontaine a confirmé sur Facebook la mort des deux guépards et l'autopsie aurait « révélé que le traitement antiparasitaire donné le matin même et pourtant communément utilisé chez cette espèce, est la cause de cette intolérance sévère et imprévisible.» (25/6/2020)

Le guépard fait partie de ces animaux charismatiques pour ces établissements, explique Alexandra Morette, présidente de l’association Code Animal qui vient de rendre publique une enquête sur la captivité des guépards. Les naissances sont annoncées en grande pompe. Le public va avoir envie de le découvrir. Malheureusement, on ne communique pas sur les conséquences terribles de la captivité sur cet animal. Ces images choc prouvent l’absurdité d’enfermer ces animaux dans des enclos. Pour rappel, un guépard a une vitesse avoisinant les 100 km/h et peut faire des bonds de 7 mètres. Aucun enclos ne peut répliquer sa vie en milieu naturel. »

Traqué dans son milieu naturel, élevé pour divertir l’humain

Espèce classée « vulnérable » depuis 1986 sur la liste rouge de l’IUCN, le guépard est inscrit sur l’Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES). D’après l’IUCN, il ne resterait plus que 10 000 individus en Afrique et en Asie. « La population semble poursuivre sa décroissance, note Richard Thomas, porte-parole de l’ONG Traffic, contacté par 30millionsdamis.fr. En Iran, ils sont devenus extrêmement rares. L’espèce est presque confinée en Afrique. Il s’agit d’un animal nécessitant beaucoup de terres pour chasser. Les guépards sont particulièrement sujets à la perte de l’habitat. Au vu de l’expansion des activités humaines, l’avenir ne semble pas bon pour l’espèce… »

 

 

Ces images choc prouvent l’absurdité d’enfermer ces animaux dans des enclos.

Alexandra Morette - Présidente Code Animal

En difficulté dans son milieu naturel, le guépard est devenu une proie pour l’homme avide de divertissement. « Entre 1936 et 2018, plus de 550 guépards ont transité dans les zoos français, révèle Alexandra Morette. Aucun n’a jamais été relâché. Bien au contraire, on en a même capturé et importé en France. » Certains animaux ont effectivement été capturés depuis la Namibie, le Soudan et le Niger. Plus inquiétant encore, des fermes d’élevage de guépards en Afrique du Sud fourniraient même certains zoos. 

Stress, manque d’espace… Le guépard vit (très) mal la captivité

Autre motif d’inquiétude pour le guépard en captivité, la mortalité infantile. « Le guépard éprouve d’immense difficultés à se reproduire en captivité, souligne Alexandra Morette. Un nouveau né sur deux ne survit pas. L’argument de la préservation de l’espèce ne tient pas. Cela s’explique facilement : le stress de la présence humaine et de l’enfermement. Comme nous pouvons le lire dans les standards de détention de l’association des zoos européenne, les besoins des guépards ne sont pas exactement connus, notamment en terme de nourriture. Les zoos se basent donc sur les connaissances du chat domestiques pour s’occuper de ces animaux ! » Selon les informations de Code Animal, il y aurait 1835 guépards en captivité (chiffre au 31 décembre 2016) dans 289 établissements de 49 pays. 

Les conséquences dévastatrices de la captivité sont régulièrement dénoncées par la Fondation 30 Millions d’Amis. Récemment, le mini-zoo de Santander (Espagne) a été la cible des défenseurs des animaux. Les situations dramatiques des éléphants captifs au Pakistan ou des lions au Soudan ont aussi été pointées. Pourtant, des alternatives engendrées par de nouvelles technologies permettent aux spectateurs de découvrir la faune sauvage sans lui nuire, comme les réserves virtuelles.

Commenter

  1. chatmama 02/07/2020 à 12:31:39

    Le zoo Bioparc a t il relâché des guépards dans son milieu naturel ? NON ce zoo comme tous les zoos ne pensent qu'à faire de l'argent et non agir pour la conservation des espèces en grand danger d'extinction. Vos vétérinaires savent pertinemment que le guépard n'est pas fait pour vivre dans un enclos. Il a besoin de couri, bondirr et ne mange que les parties tendres, les cuisses, de ses proies. Ce félin est un acteur essentiel de l'équilibre de la faune sauvage. 

  2. Furiashoot 01/07/2020 à 07:36:56

    Pourquoi ne pas créer un espace beaucoup beaucoup plus grand reproduisant son habitats naturel où il pourrai courrir et sautez ?

    Pauvres bêtes je suis tellement désolé de ce qui leur ai t'arriver.

    Et ceux qui filme? il aurai pas pu allez chercher les secours au lieu de filmé!!!

  3. Bioparc de Doué-la-Fontaine 29/06/2020 à 09:59:25

     

    Bonjour 30millions d’amis,

     

    Nous tenons à dénoncer ces propos mensongers et rétablissons la vérité en partageant le communiqué officiel de notre parc :

     

    « Le 21 mai dernier, deux de nos guépards, les plus âgés du groupe, ont succombé à une intoxication aigüe dans leur parc. L’autopsie réalisée par les vétérinaires du parc a révélé que le traitement antiparasitaire donné le matin même et pourtant communément utilisé chez cette espèce, est la cause de cette intolérance sévère et imprévisible.

     

    L’information a été immédiatement transmise aux professionnels compétents : coordinateur européen de l’espèce, "vet-advisors" de l’espèce et vétérinaires membres de l’AFVPZ.
    Une déclaration de pharmacovigilance a également été transmise à l’ANSES.

     

    Les derniers résultats d’analyses complémentaires reçus le jeudi 25 juin d’un laboratoire spécialisé confirment le diagnostic initial.

     

    Toute l’équipe naturellement attachée aux animaux dont elle prend soin quotidiennement a été très affectée par ces disparitions brutales. Nous remercions les visiteurs présents qui ont vécu à nos côtés ce moment difficile pour leur sollicitude dès le premier jour.

     

    Nous tenons à rappeler que nos guépards, comme l’ensemble des animaux du Bioparc sont régulièrement suivis sur leur état de santé et leur état corporel. Les rations alimentaires et le poids de nos animaux sont évalués avec méthode par les vétérinaires et les soigneurs. Les régimes alimentaires de qualité sont continuellement réadaptés pour répondre à leurs besoins physiologiques de façon optimale, tout au long de leur vie.

     

    Soucieux du bien-être animal depuis des décennies, le Bioparc offre à ses animaux de vastes espaces dans un cadre riche en biodiversité qui leur permettent de s’épanouir et d’exprimer leurs comportements naturels.
    Depuis plus de 30 ans, le Bioparc s’engage pour la conservation des espèces, la préservation de la biodiversité et est un partenaire majeur et reconnu des acteurs de terrain à travers le monde. »

     

  4. Emilia CLÉ 28/06/2020 à 22:33:01

    C’est horrible juste pour qu’on les voit... Des moments (et j’espère que ça va se reprendre) il y a des associations ou des zoos pour les animaux et pour qu’ils vivent en bonne santé c une sorte de spa mais la c tt le contraire ce sont des animaux de cirque ça ne sensibilise pas les gens c honteux!!!