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Protection

Deux bélugas arrivés de Chine dans un sanctuaire marin en Islande

En Islande, les deux bélugas continueront à bénéficier de soins, de crainte qu'ils ne parviennent à survivre seuls dans la nature. ©Sea Life Trust

Reykjavik, 19 juin 2019 (avec AFP) - Deux bélugas provenant d'un aquarium de Shanghai sont arrivés mercredi dans un sanctuaire marin islandais, qui pourrait accueillir près de 3.000 cétacés actuellement en captivité. En France, la Fondation 30 Millions d'Amis et ses partenaires réclament toujours l’interdiction de la reproduction des cétacés dans les parcs aquatiques.

Après avoir traversé le globe dans des caissons étanches, "Petite blanche" et "Petite grise", deux femelles de 12 ans, ont atterri vers 13H45 à l'aéroport international de Keflavik, près de la capitale Reykjavik, a constaté un correspondant de l'AFP. L'appareil a été inspecté par la douane avant que des vétérinaires de l'Autorité alimentaire et vétérinaire islandaise (MAST) n'aillent s'enquérir de la santé des deux cétacés.

« Nous avons travaillé avec "Petite blanche" et "Petite grise" ces 18 derniers mois pour qu'elles soient prêtes pour le long voyage, et aussi calmes et détendues que possible », a expliqué en Islande Andy Bool, responsable de l'association Sea Life Trust, initiateur du projet avec l'organisation Whale and Dolphin Conservation (WDC).

Ces animaux d'environ 900 kilos et quatre mètres de long devaient rejoindre dans la nuit de mercredi à jeudi la baie de Klettsvik (sud-ouest) dans les îles Vestmann. Cette baie vaste de 32.000 m2 et qui atteint 10 mètres de profondeur est un terrain de jeu trois étoiles comparé aux bassins du Changfeng Ocean World, un parc aquatique où elles amusaient les visiteurs.

Un entraînement pour affronter les courants

En Islande, les deux bélugas – ou baleines blanches – continueront à bénéficier de soins, de crainte qu'ils ne parviennent à survivre seuls dans la nature. Mais aussi à évoluer sous l'oeil des touristes. Un centre d'accueil de visiteurs a été en effet construit et de petits groupes pourront approcher les bélugas en bateau.

C'est aussi dans la baie de Klettsvik qu'avait été relâché l'orque Keiko, héros du film "Sauvez Willy" mais il n'avait pu s'adapter à son nouvel environnement et avait fini par mourir dix-huit mois plus tard, en 2003.

Pour se préparer à leur nouvel espace de vie, les baleines de Shanghai ont été entraînées à retenir leur respiration plus longtemps, mais aussi à gonfler leur musculature pour faire face aux marées et aux courants, et à prendre un peu de graisse pour affronter les froides températures islandaises.

Développer d'autres sanctuaires dans le monde

Plus de 3.000 baleines et dauphins vivent en captivité et d'autres bélugas pourraient les rejoindre. « Nous allons étudier la possibilité de faire venir d'autres bélugas dans ce sanctuaire une fois que "Petite blanche" et "Petite grise" se seront acclimatées, a indiqué Cathy Williamson de la WDC. Et nous espérons que notre projet de sanctuaire constituera un modèle pour le développement de sanctuaires ailleurs dans le monde ».

Des militants de défense des animaux ont souligné l'ironie du choix de l'Islande comme lieu d'accueil de ce sanctuaire, ce pays défiant ouvertement une interdiction internationale de chasser les baleines. Le projet de sanctuaire a démarré avec une donation de plusieurs millions de livres de Merlin Entertainment (Lego Land, Tussauds group), le groupe de loisirs qui possède le Changfeng Ocean World.

7 Français sur 10 contre la captivité des cétacés

Au Canada, l’adoption du projet de loi dit "Free Willy" (Sauver Willy) interdit désormais la captivité des baleines et des dauphins mais aussi leur importation ou leur exportation. En France, l’association C’est Assez ! et les fondations 30 Millions d’Amis et Brigitte Bardot continuent leur combat auprès du ministre François de Rugy pour réclamer l’interdiction de la reproduction des cétacés dans les parcs aquatiques.

Selon le sondage Ifop exclusif pour ces trois ONG (décembre 2018), 7 Français sur 10 sont opposés à la captivité des dauphins et des orques dans des parcs aquatiques, alors que quatre établissements de ce type continuent à exploiter les cétacés pour leurs spectacles (Marineland à Antibes, Planète Sauvage près de Nantes, le Parc Astérix à Plailly et le Moorea Dolphin Center à Tahiti).

Commenter

  1. guilaine 80 29/06/2019 à 06:48:29

    Je suis très contente pour c est deux bélugas. Le gouvernement français devrait se bouger il faut qu'il s investisse beaucoup plus que sa pour les animaux

  2. lotus2003 22/06/2019 à 17:29:00

    enfin, une bonne nouvelle, mais j'ai l'impression qu'en France, nos gouvernements ne font rien pour nos amis. je pense qu'ils sont trop égoïstes pour penser à eux.