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Faune

2010, année de l'ours ?

2010 début sans renouvellement du plan ours !

Deux associations réclament que l'année 2010 soit décrétée "Année de l'ours". Une revendication qui intervient alors que le "plan ours 2006-2009" du ministère de l'écologie a officiellement pris fin sans qu'une relève ne soit annoncée. La Fondation 30 Millions d'Amis s'est renseignée afin d'en savoir plus.

Deux associations réclament que l'année 2010 soit décrétée "Année de l'ours". Une revendication qui intervient alors que le "plan ours 2006-2009" du  ministère de l'écologie a officiellement pris fin sans qu'une relève ne soit annoncée. La Fondation 30 Millions d'Amis s'est renseignée afin d'en savoir plus.

Manifester mercredi 21/01/10 sur le pont de l'Alma, à Paris (VIIIème), en accrochant des peluches d'ours grandeur nature à la barbe du Zouave, était une belle façon pour les associations Ferus et Pays de l'Ours-Adet de faire un clin d'œil à l'opération menée 20 ans plus tôt au même endroit. Après tout, leur première tentative avait ouvert les Pyrénées aux tous premiers ours slovènes et lancé l'idée de mettre en place un plan de restauration.

Le plan ours en suspens depuis le 31 décembre 2009

Un plan de restauration aujourd'hui en suspens puisque le dernier en date qui allait de 2006 à 2009 a très officiellement pris fin le 31 décembre dernier sans qu'aucune reconduite n'ait été annoncée. Un "statut quo qui nous convient et qu'on espère le plus long possible" a commenté Philippe Lacube, le président de l'Association de Sauvegarde du Patrimoine Ariège-Pyrénées (ASPAP), farouchement opposé à la réintroduction des plantigrades dans le massif. "On nous avait tout de même annoncé, il y a 20 ans, la réintroduction de 150 à 200 ours... Or ce serait une catastrophe pour l'écosystème local. Donc nous restons mobilisés et vigilants."

La guerre de l'ours a repris

Depuis le début de l'automne 2009 la guerre de l'ours a repris de plus belle dans les départements concernés. Au même moment, une série de tables rondes réunissant pro et anti-ours se tenait afin de savoir exactement quelle suite à donner au plan de restauration. Du côté de la secrétaire d'état à l'Ecologie, Chantal Jouanno, contactée par la Fondation 30 Millions d'Amis le 21/01/10, la prudence et le silence sont de mise : "Rien à déclarer, pas de commentaires".  "Sans doute en raison de l'approche des élections régionales", fait remarquer Philippe Lacube.

Les membres de l'association Pays de l'Ours-Adet au pont de l'Alma le 20 janvierDu côté des pro-ours, l'optimisme semble revenu. "Les rencontres ne sont pas terminées, souligne Alain Reynes, le directeur de Pays de l'Ours-Adet. Mais Madame Jouanno a tout de même expliqué en se rendant à une conférence au Museum d'Histoire Naturelle (20/01/10) que le plan de restauration de l'ours n'était pas abandonné, qu'il y en aurait un nouveau, que d'autres lâchers d'ours auraient lieux, mais que les décisions précises et l'annonce de ce plan ne serait faites qu'après les élections (les 14 et 21 mars prochains)." Une interview réalisée et diffusée par France 3 Sud (20/01/10) confirme les propos d'Alain Reynes. "Nous ne demandons pas la réintroduction de 200 ours !  reprend le directeur du Pays de l'Ours-Adet. Il en faudrait une cinquantaine pour que la population de cette espèce classée en danger critique d'extinction en France par l'Union Mondiale pour la Nature, puisse être viable. Avec un nouveau plan et des lâchers au rythme de un ou deux par an, l'objectif pourrait être atteint".

L'ours attise les passions

Depuis sa réintroduction dans le massif pyrénéen, l'ours attise les passions. Symbole de nature, de progrès écologiques et de respect de la faune sauvage pour les uns, il est devenu le bouc émissaire responsable de tous les maux des agriculteurs et des éleveurs locaux. Une rancœur que les chiffres de 2009 contredisent. Les 20 ours résidant dans le massif n'ont tué "que" 150 brebis, sur des pertes annuelles totales estimées à 50 000 individus ; une goutte d'eau d'à peine 0,3 % ! Chacune de ces brebis ayant été indemnisées à leur propriétaire comme prévu par la loi. Par ailleurs, depuis la mise en place du plan ours dans les Pyrénées, en 1996, un programme d'accompagnement des éleveurs a été mis en place garantissant l'embauche de bergers pour suivre les troupeaux en transhumances, de chien de berger pour les garder, de réhabilitation des cabanes d'altitudes leur servant d'abri, le tout équipé de panneaux solaire. A en croire Alain Reynes, qui s'appuie sur les chiffres publiés par le ministère de l'agriculture, la prédation sur les brebis aurait, depuis, chuté de 92%. L'ours serait donc, paradoxalement, un facteur d'amélioration de la survie des troupeaux plus que de leur prédation.

L'un des 5 ours lâchers en avril 2006 dans les PyrénéesAutant d'arguments que les défenseurs des plantigrades ont portés, mercredi 20 janvier 2010, devant la secrétaire d'état à l'Ecologie, Chantal Jouanno. Et plutôt que d'arborer une mine sévère, les amoureux de l'ours ont autoproclamé 2010 "année de l'ours", allant même jusqu'à mettre en ligne un site Internet éponyme sur lequel deux pétitions appellent à proroger le plan de restauration.

Alain Reynes est confiant : "D'autres événements devraient ainsi jalonner l'année. Des rencontres, des débats, le développement de plus en plus important d'une marque autour de l'ours, sorte de garantie de la qualité des produits du terroir dont les consommateurs sont de plus en plus friands, et qui sait, peut-être, de nouveaux lâchers !"

Pour mémoire, la Fondation 30 Millions d'Amis s'était portée partie civile dans le procès de monsieur Marquèze, reconnu en septembre 2009 coupable d'avoir abattu l'ourse Cannelle en novembre 2004 (lire notre article).

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  1. anonyme 25/01/2010 à 10:29:08

    Le 25/01/2010 à 02:05:25, Patrickaline a dit:


    Erreur ! L'homme existe depuis plus de 2000 ans et, selon les ouvrages que j'ai pu consulter et les études de doctorats réalisées, en Béarn et Bigorre la femme a été l'égale de l'homme jusqu'en 1789 y compris en terme de droit d'ainesse. La Révolution française ne semble donc pas avoir été un grand progrès pour les Pyrénées.

    Par ailleurs, les ouvrages d'histoire des Pyrénées montrent que le pastoralisme existe depuis 6 ou 7000 ans et, depuis que nous possédons des archives, il est montré que l'ours et le loup ont toujours été un fléau pour et une catastrophe sociale. Ces 2 grands prédateurs ont toujours été combattus, y compris par des incendies volontaires de forêts, pour la survie en terme alimentaire, des habitants qui, à cette époque lointaine étaient tous des éleveurs contrairement à aujourd'hui.

    Je ne prends pas position. Je ne fais que rapporter des faits historiques qui sont connus et reconnus dans de nombreux ouvrages et qui, malheureusement, sont occultés par les associations et le grand public afin d'avoir une vision plus claire des oppositions.

    J'aime bien les contradictions... L'homme existe depuis 2000 ans, le pastoralisme depuis 6 à 7000 ans... J'imagine que ce sont les ours qui gardaient les moutons avant l'homme...

    De qui se moque-t-on ? Les faits "historiques" tendent surtout à montrer qu'à partir du moment où l'homme entre en compétition avec un autre animal ou un autre homme pour le même lopin de terre, il ira jusqu'à l'extermination de son adversaire. Ca a été le cas du loup, celui de l'ours et celui d'autres espèces ailleurs dans le monde.

    On serait tenté de croire qu'au XXIème siècle, l'Homme ait fait évoluer sa façon de concevoir le monde. Pensée angéliste s'il en est... De fait, les réactions des éleveurs pyrénéens ne font que confirmer l'exact contraire.

    Entre autres "faits historiques", je me permets juste de rappeler que chaque brebis tuée ou simplement "soupçonnée" d'avoir été tuée par un ours est indemnisée du double du montant qu'elle a coûté à son éleveur. Que depuis l'instauration du "plan ours" en 1996, la mortalité dans les troupeau a baissé de 92%. Donc les éleveurs qui utilisent l'argument "l'ours est un tueur et met en péril notre cheptel" sont tout bonnement des menteurs.

    Bien à vous

  2. Patrickaline 25/01/2010 à 02:05:25

    Stompic écrit :

    "Mais ce qui n'est pas normal ce sont sont les réactions des éleveurs : n'avez-vous jamais entendu parler d'un ours qui est mort parce qu'il avait ingéré du verre pillé qu'un éleveur avait recouvert de miel ?"

     

    Oui, j'ai entendu parler au cours de mes vacances. Mais il s'agissait d'un "protecteur de l'environnement" bien connu dans la vallée de Campan qui a tenté de porter le discrédit sur les éleveurs. Il a d'ailleurs été entendu par les gendarmes d'autant que c'est le même qui a découvert, par hasard, les pots de miel.

    De la même manière, qui a été pris en flagrant délit de semer le même type de verre pilé en mai 2006 devant les troupeaux qui se rendaient à la manifestation anti-introduction d'ours à Bagnères de Bigorre ?

    Il n'y a pas eu trop de publicité autour de ces 2 événements mais les noms semblent bien connus localement.

     

    Stompic écrit également :

    "L'homme doit changer son état d'esprit : nous avons mis 2000 ans avant de nous apercevoir que la femme était l'égal de l'homme,..."

     

    Erreur ! L'homme existe depuis plus de 2000 ans et, selon les ouvrages que j'ai pu consulter et les études de doctorats réalisées, en Béarn et Bigorre la femme a été l'égale de l'homme jusqu'en 1789 y compris en terme de droit d'ainesse. La Révolution française ne semble donc pas avoir été un grand progrès pour les Pyrénées.

    Par ailleurs, les ouvrages d'histoire des Pyrénées montrent que le pastoralisme existe depuis 6 ou 7000 ans et, depuis que nous possédons des archives, il est montré que l'ours et le loup ont toujours été un fléau pour et une catastrophe sociale. Ces 2 grands prédateurs ont toujours été combattus, y compris par des incendies volontaires de forêts, pour la survie en terme alimentaire, des habitants qui, à cette époque lointaine étaient tous des éleveurs contrairement à aujourd'hui.

    Je ne prends pas position. Je ne fais que rapporter des faits historiques qui sont connus et reconnus dans de nombreux ouvrages et qui, malheureusement, sont occultés par les associations et le grand public afin d'avoir une vision plus claire des oppositions.

  3. yukon 22/01/2010 à 13:53:25

     

    Je suis d'accord avec le post précedent, j'aime les ours, et tous les animaux, mais il faut se demander à qui profite la réintroduction d'ours dans les pyrénnées ? 

     

    Je ne crois pas que cela profite aux ours, on les elève de leur milieu naturel en Slovénie, pour les lacher dans un pays ou les gens leurs sont hostiles, ce qui assure un échec de leur réintroduction garantie. 

    A quoi bon, alors que les bergers et autres chasseurs vont s'empresser de les massacrés par toutes les manières possibles et imaginable...

     

    Du verre pilé couvert de miel, appat empoisonés, une des ourse s'est fait renversée en voiture... Une vrai catastrophe...

     

    Il faut savoir qu'au début, la France avait demander a l'Espagne, qui compte encore deux site de population d'ours, de leur fournir quelques spécimens pour repeupler la partie françaises des Pyrénnées... Et l'Espagne a courageusement refusé, en expliquant qu'il n'était pas question de nous donner des ours pour qu'ils se fasse tuer... Réaction très lucide de la part de nos voisins Espagnols, hélas en France tout le monde n'a pas la meme clairvoyance...

     

    Voila, il n'y a plus d'ours de souche pyrénnéen, et à mon avis il faut se faire une raison, la justice a laisser les chasseurs les massacrer jusuq'au dernier, et bien maintenant c'est trop tard , ne laissons pas d'autres ours etre victimes de ces enrager de la gachette...

     

     

  4. stompic 21/01/2010 à 19:53:51

    C'est bien beau ces plans de restauration et j'aimerais y croireUndecided, mais à chaque fois- et c'est normal- les ours viennent rôder chez les éleveurs de brebis (et autres) :c'est la nature qui veut ça, les ours ont faim, donc ils mangent..........
    Mais ce qui n'est pas normal ce sont sont les réactions des éleveurs : n'avez-vous jamais entendu parler d'un ours qui est mort parce qu'il avait ingéré du verre pillé qu'un éleveur avait recouvert de miel ?
    L'homme est la seule créature qui ose se proclamer LA plus évoluée.
    Mais commençons donc par définir ce que c'est qu'être évolué.
    Est-ce de considérer tout animal inférieur à nous-même ?
    D'avoir des nouvelles technologies tellement élaborées qu'elles pourraient nous permettre de ne presque plus polluer mais de préférer les anciennes moins coûteuses ?
    Est-ce de se soucier de la moindre perte humaine tout en se contrefichant de dizaines de milliers d'animaux qui  vivent et meurent dans des conditions atroces( imaginez UN SEUL humain à la place d'un des poulets Mc donald ou autre, vous imaginez le scandale ?).
    Nous nous disons que nous sommes "civilisés", "évolués", "intelligents", et j'en passe........ Posez-vous la question si nous le sommes vraiment....................................
    L'homme doit changer son état d'esprit : nous avons mis 2000 ans avant de nous apercevoir que la femme était l'égal de l'homme, alors imaginez le temps qu'il va falloir pour garantir aux animaux une mort indolore ( lorsqu'elle n'est pas naturelle).
    L'homme a déjà changé ses habitudes et son comportement par le passé, mais est-ce normal que cela ait pris à chaque fois autant de temps ?

    Enfin bref......... Pour les Ours, je ne pense que  leur avenir soit très gai en ce qui concerne la France...........Frown