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Politique

Des responsables « protection animale » dans les abattoirs ?

Des salariés des abattoirs devront veiller à la protection animale. © esvetleishaya - Fotolia.com

Alors que les scandales mettant en cause des abattoirs s’enchaînent, le ministère de l’Agriculture a tenté de réagir. La Fondation 30 Millions d’Amis estime que les mesures envisagées sont insuffisantes.

Les associations de protection animale, dont la Fondation 30 Millions d’Amis, n’ont cessé de demander des mesures radicales pour mieux contrôler les abattoirs sur le territoire. Après les vidéos chocs dénonçant les pratiques des abattoirs d’Alès, du Vigan puis de Mauléon-Licharre, l’opinion attend du gouvernement qu’il agisse concrètement et vite.

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a d’abord annoncé une inspection de l’ensemble des abattoirs de France – en théorie avant la fin avril 2016. Toutefois, la présence d’inspecteurs vétérinaires dans tous les abattoirs est déjà obligatoire mais dans les faits, ces contrôles s’effectuent plutôt sur les carcasses des animaux et non sur la chaîne d’abattage.

Au micro d’Europe 1, Stéphane Le Foll a déclaré vouloir « des représentants pour la protection animale dans tous les abattoirs de France » (31/03/2016).

Ce « représentant » pour la protection animale existe déjà sous le nom de « responsable » protection animale en vertu d’une réglementation applicable depuis janvier 2013. Elle n’est cependant que peu utilisée, notamment dans les petits abattoirs.

Une mesure en demi-teinte

Le ministre a lui-même fait observer qu’il « y avait (un tel représentant, NDLR) dans cet abattoir à Pau » mais qu’il n’avait pas parlé. « Est-ce que c'est parce qu'il avait peur, est-ce que c'est parce qu'il avait des pressions ? », s'est-il interrogé.

Pour éviter que cette situation ne se reproduise, Stéphane Le Foll souhaite accorder « une protection pour ces salariés, qui pourra aller jusqu'à leur donner le statut de lanceur d'alerte pour qu'ils soient protégés et qu'ils puissent, dès que quelque chose ne va pas, le dire aux services vétérinaires ».

 

Si les opérateurs se savaient surveillés par des caméras, ce serait déjà mieux.
Jean-Pierre Kieffer, OABA.

Une mesure souhaitée depuis de nombreuses années par les associations de protection animale qui réclament pour ces salariés un statut comparable à celui d’un délégué syndical, afin qu’il puisse mener à bien sa mission sans subir de pression de la part de la direction de l’abattoir. « En tant que membre du Comité d’experts Bien-Etre animal du CNOPSAV*, l’OABA demande aussi que ces salariés bénéficient d’heures de délégation pour exercer cette mission de protection animale  sinon ils n’auront pas le temps de s’en occuper. » complète Jean-Pierre Kieffer, président de l’OABA (Oeuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs).

Le ministre de l’Agriculture doit préciser ses annonces lors d’une réunion avec les organisations de protection animale le 5 avril 2016. Par ailleurs, une commission d’enquête sur les abattoirs a été validée par l’Assemblée nationale sous l’impulsion du député divers gauche Olivier Falorni.

Vidéosurveillance

Les contrôles étant insuffisants et les cas de maltraitance se répétant dans les abattoirs, les protecteurs des animaux demandent surtout l’installation de caméras de surveillance dans les 263 établissements de France. « Si les opérateurs se savaient surveillés par des caméras, ce serait déjà mieux » affirme Jean-Pierre Kieffer.

* CNOPSAV : Conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale


Commenter

  1. alain.nicolle1@free.fr 06/04/2016 à 14:06:31

    Si les employés craignent d'etre surveillés, c'est tout simplement qu'ils ont des des choses à se reprocher pour certains ...

    Concernant les vidéos surveillances, plus d'une sur deux fonctionne mal, et une autre partie est inexploitable ( Voir les sous sols d'immeubles, gérés par la police ) La présence de surveillants permanents pourrait etre bien utile en attendant la loi M.Sapin qui ne règlera les choses que dans dix ans vu la réactivité de ce dernier !!!!

  2. Clo_21 05/04/2016 à 19:05:34

    "Cette solution a été retoquée pour le moment par le ministre arguant qu’elle serait défavorable aux salariés, qui se sentiraient surveillés en permanence". Evidemment qu'ils se sentiraient surveillés et c'est bien là le but. Quand il s'agit de mettre des caméras dans les banques, cela ne vous cause pas de problèmes...Décidément, vous n'arrêtez pas de démontrer que seul l'argent compte...

  3. fafafafa 05/04/2016 à 13:19:28

    c'est qui ce pek de représendant HDLR  qui n'a  pas fait son boulot pour dénoncer ce scandale ! sans parler  du directeur j'espère qu'il sera viré au plus vite. Je ne manges plus de viande depuis 15 jours et je suis trés bien.