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Faune

Un renard s’installe dans mon jardin, que dois-je faire ?

La cohabitation avec le renard est possible...à condition de respecter certains gestes pour favoriser son bien-être ! ©Adobestock

Avec le développement de l’urbanisation, il n’est pas rare d’observer qu’un renard s’aventure dans son jardin. Qu’il suscite l’admiration ou l’inquiétude, voix quelques gestes à connaître pour favoriser une cohabitation respectueuse avec l’espèce. Les conseils de 30millionsdamis.fr avec la LPO. 

Si le goupil est le bienvenu, vous pouvez rendre son séjour plus agréable en respectant simplement sa venue et lui laisser un peu d’espace. « On l’observe simplement, on profite de sa présence, fait savoir Benoit Viseux. Si aucun aménagement n’est nécessaire pour bien-être, vous pouvez toutefois lui offrir un abri, tel qu’une cabane ou une maisonnette, pour que le renard puisse s’y réfugier.  

À noter que l’arrivée du renard au sein de votre propriété peut offrir des avantages pour votre jardin : « Mine de rien, le renard permet la bonne régulation de rongeurs ! », ajoute le médiateur LPO, rappelant que l’espèce joue un rôle essentiel pour l’équilibre des écosystèmes

En revanche, n’essayez pas de l’approcher, de l’apprivoiser ni même de le nourrir ! « Même si on aime bien le renard, celui-ci doit rester sauvage, prévient l’expert. Si vous le nourrissez, vous risquerez de lui donner une alimentation inadaptée et de lui faire perdre toute notion de danger vis-à-vis de l’humain. »

Se protéger de l’Echinococcose alvéolaire

Maintenir une distance physique avec la faune sauvage s’avère indispensable « notamment pour la propagation des maladies », souligne Benoît Viseux. « Dans le cas du renard, on a constaté que la principale crainte réside dans la transmission de maladies, notamment l'échinococcose alvéolaire, qui est une maladie dangereuse pour l'homme ainsi que pour les chiens et les chats. » Provoquée par le développement de la larve d’un ver parasite, cette maladie est transmise par les déjections du renard (et non par l’urine !). Par conséquent, l’humain peut être contaminé au contact de plantes ou d’aliments ramassés au sol. « Persécuter les renards ne fera pas reculer la maladie. Il faut appliquer des mesures de prévention simples dans les zones infestées », déclare la FNE dans une publication sur le renard roux. Ainsi, veillez à consommer cuits légumes et fruits poussant au sol « à plus de 60°c », et lavez soigneusement les mains « après des travaux de jardinage, après tout contact avec les animaux familiers et avant chaque repas ». 

Si des animaux domestiques habitent le foyer, « ils peuvent essayer de chasser le renard qu’ils vont considérer comme un intrus, mais le renard ne va pas chercher le conflit », rassure le médiateur LPO. Pensez bien cependant à les vermifuger plusieurs fois par an contre le ver de l’échinococcose alvéolaire !

Enfin, il est important de rappeler que le renard n’est plus porteur de la rage depuis 1998. Les maladies « sont souvent utilisées comme arguments par ses détracteurs pour justifier des abattages en masse, déplore la LPO dans une fiche médiation. Cependant, aucune des zoonoses prévalentes en France actuellement n’est considérée par Santé Publique France comme un problème majeur de santé publique ». 

Si vous préférez éviter la venue du goupil…

Si la présence du renard vous inquiète, quelques recommandations sont à connaître pour anticiper sa venue au jardin, sans pour autant nuire à l’espèce. Assurez-vous en premier lieu de ne laisser aucune nourriture à disposition, y compris dans les gamelles des animaux de compagnie. « Il faut également faire attention à ce qu'on met dans le compost, notamment tout ce qui concerne nourriture carnée », précise Benoit Viseux. 

Evitez toute présence de jouet, qui pourrait être une source de distraction pour l’animal. « Même dans la nature, le renard aime bien jouer, ajoute le Responsable médiation Faune Sauvage. Il peut être attiré par des balles, des gants, ou même des chaussures. Si vous enlevez tout cela, il y aura moins d'attractivité. » Limitez aussi tout abri au jardin, au risque de voir le renard s’y abriter. « De la nourriture à volonté, plus le gîte, pourquoi le renard irait-il voir ailleurs ? », résume l’expert. 

Enfinl’animal « peut occasionner quelques dérangements mineurs : poubelles renversées, gamelles vidées », ajoute la FNEC’est pourquoi il est préférable de ranger ses sacs poubelles dans des bacs adaptés, tout en les fermant de façon hermétique.

Protéger son poulailler

Et si le renard se promène dans les parages, comment protéger son poulailler ? « Le renard ne ratera pas l’occasion d’attraper des poules en liberté, hors d’un enclos, ou de s’introduire dans un poulailler mal  protégé », avertit la FNE. Sans oublier que le goupil peut tout autant sauter que creuser. Par conséquent, quelques aménagements sont à prévoir. 

En complément, vous pouvez également « installer des piquets de soutien vers l’intérieur du poulailler », permettant d’éviter tout prédateur de s’y introduire. 

J’ai découvert un renard blessé, que faire ? 

Comment intervenir si un renard se retrouve blessé ou en détresse au sein de votre jardin ? Ne vous improvisez pas soigneur ! Contactez le centre de soins pour la faune sauvage le plus proche de votre domicile ; des spécialistes vous guideront dans la démarche à suivre.