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Faune

6 essentiels à connaître sur les ours polaires !

L’ours polaire femelle donne naissance jusqu’à trois oursons en hiver. Ces derniers dépendent du lait de leur mère jusqu’à l’âge de deux ans / ©AdobeStock

Répartis dans toute la zone arctique du globe, les ours polaires règnent en maîtres sur leur territoire. À l’occasion de la journée mondiale de l’ours polaire (27/02), 30millionsdamis.fr vous dévoile six caractéristiques du Seigneur de l’Arctique, et rappelle l’urgence à préserver l’avenir de cette espèce menacée.

1. Le plus gros carnivore de la planète

©AdobeStock

Perché sur la banquise et dans l’ensemble de la région arctique, l’ours polaire peut atteindre jusqu’à trois mètres de haut lorsqu’il se dresse sur ses pattes arrières. Plus grand que la femelle, le mâle peut même mesurer jusqu’à trois mètres cinquante, selon le WWF.  Ces mensurations font de lui le plus grand des ursidés… et du monde terrestre ! Avec un poids d’en moyenne 400 à 800kg et 350kg pour la femelle, il s’impose majestueusement dans le Grand Nord !

Pour remplir sa carcasse, l’ours blanc reste très dépendant de la chasse en adoptant un régime carnivore. « L’ours polaire est un prédateur très spécialisé dans la chasse aux phoques », affirme le WWF. Les scientifiques estiment qu’un individu adulte a besoin de 50 à 60 phoques par an pour survivre. » Si les phocidés constituent l’essentiel de ses repas, ce géant peut ingurgiter d’autres mammifères sur ses environs. Morses, campagnols, lemmings et même les cadavres de cétacés… l’ours blanc ne manque aucune opportunité pour se nourrir !

 2. D’excellents nageurs !

©AdobeStock

Contrairement aux autres espèces d’ursidés, l’ours polaire est un animal marin. En témoigne son nom latin, « Ursus maritimus », qui signifie « ours de la mer ». Son monde de vie fait de lui un formidable nageur, capable de traverser plusieurs centaines de kilomètres en mer avec une fourrure imperméable ! « Ses réserves de graisse l’aident à flotter, ses pattes avant font de vigoureux avirons et ses pattes arrière lui servent de gouvernail », résume le WWF. Grâce à ses pattes légèrement palmées, l’ours polaire atteint la vitesse de 3km/heure à la nage. « Il lui arrive également de plonger et de rester en apnée de longues minutes afin de capturer de frétillants poissons. »

Cependant, la glace peut dériver en raison de forts vents, et le courant peut emporter les ours en pleine mer. Ils doivent alors s’épuiser à nager pour retrouver la terre ferme, ou trouver un support de glace plus solide.

3. Les mâles n’hibernent pas

©AdobeStock

Pour lui, pas d’hibernation au programme… en tout cas pour les mâles. « L’hiver est la meilleure période pour chasser le phoque », précise Aves France. Pendant cette saison, les femelles partent somnoler dans une tanière qu’elles auront pris soin de creuser dès la fin de l’été. C’est à l’intérieur de cet abri qu’elles mettront bas, donnant naissance jusqu’à trois petits oursons, chacun pesant quelques centaines de grammes. « À partir de ce moment-là, [la femelle] s’arrête de s’alimenter et puise dans ses réserves de graisse pour pouvoir leur fournir un lait riche leur permettant de grossir », d’après l’ouvrage « Sur les pas des ours » de Geneviève Hamelin (L’àpart éditons - 2011).

Ce n’est qu’au printemps qu’elle s’alimentera à nouveau, toujours suivis de ses petits. Ces derniers devront apprendre les techniques de la chasse « en parcourant de nombreux kilomètres sur la banquise », surveillés par leur mère. Ils acquièrent leur autonomie vers l’âge de deux ans.

4. Noirs de peau !

©AdobeStock

Difficile à imaginer, mais leur épais pelage blanc (idéal pour se camoufler pendant les périodes de chasse), cache en réalité une peau…noire ! Si la fourrure de l’ours polaire l’isole du froid, son poil de jarre translucide et creux laisse pénétrer les rayons du soleil… le derme lui-même absorbant la chaleur du soleil.

Plus surprenant encore, la langue de l’ours blanc est… bleue ! « Les scientifiques n’ont toujours pas résolu l’énigme de sa langue sombre », reconnait le WWF.

5. Un animal solitaire

©AdobeStock

À l’instar de toutes les populations d’ours, le géant arctique est un solitaire. Toutefois, un individu peut tolérer ses congénères en l’absence de nourriture. Plusieurs ours polaires peuvent ainsi attendre ensemble que la glace reprenne forme dès la fin de l’été pour chasser. « Plusieurs sujets peuvent se réunir autour d’une grosse carcasse : on en a vu jusqu’à 60 près d’un cadavre de baleine », spécifient D. Macdonald et P. Barrett dans « Le Guide complet des Mammifères de France et d’Europe » (Delachaux et Niestlé - 2005).

6. Une espèce menacée

©AdobeStock

Grande figure du réchauffement climatique, la survie de l’ours polaire reste sévèrement menacée par la fonte de la banquise. « Si la fonte des glaces se poursuit au rythme actuel, la surface de son habitat estival se sera contractée de plus de 40% d’ici le milieu du 21ème siècle », alerte le WWF. Le Seigneur de l’Arctique dépend essentiellement de la banquise, qui constitue son terrain de chasse pendant la période hivernale. La hausse des températures entraine une baisse de proies et « les femelles ne peuvent pas stocker la graisse nécessaire pour avoir des petits », précise l’ouvrage « Sur les pas des ours » (op. cit.).

Mais d’autres facteurs menacent directement l’ursidé. La pollution provoque des effets directs chez chaque individu, notamment chez les plus jeunes. « Les ours blancs absorbent les polluants présents dans leurs proies à leur tour contaminés, continue Geneviève Hamelin dans un chapitre consacré à l’espèce. Les pollutions provenant du pétrole, des hydrocarbures et des déchets industriels provoquent aussi une grande vulnérabilité chez les oursons. »

©AdobeStock

Enfin, le développement d’activités humaines, telles que l’exploitation du pétrole et du gaz et le tourisme peuvent entrainer des dérangements de la faune et augmenter les risques de conflits entre les ours et les hommes. À ce jour, l’espèce est classée « vulnérable » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Elle reste chassée au Canada, au Groenland, en Alaska et dans certaines parties de la Russie orientale, d’après le groupe de spécialistes des ours polaires de la Commission de la sauvegarde des espèces de l'UICN (PBSG). Connaître le nombre d'exact d'individus reste difficile en raison des faibles densités sur des territoires éloignés. Néanmoins, le PBSG a évalué la quantitié d'ours polaires entre 22.000 et 27.000 avant les années 2000. L’estimation la plus récente s’élève à 26.000 ours polaires à l’échelle mondiale…