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Justice

La justice épingle (une fois de plus) le déterrage de blaireaux !

Un tribunal administratif vient de retoquer la période complémentaire de déterrage des blaireaux, au motif que les petits, encore dépendants des adultes, doivent être préservés. ©AdobeStock

La période complémentaire de déterrage des blaireaux à nouveau désavouée par la justice : selon le tribunal administratif de Dijon, les blaireautins tués de mai à septembre sont encore en situation de dépendance vis-à-vis des adultes et doivent être protégés. Un arbitrage administratif supplémentaire en faveur du bien-être animal, dont la Fondation 30 Millions d’Amis demande aux préfectures de tenir compte.

Une nouvelle victoire pour les blaireaux ! Le tribunal administratif de Dijon vient d’annuler un arrêté préfectoral qui autorisait, en Saône-et-Loire, l’ouverture d’une période complémentaire de déterrage des blaireaux, entre le 15 mai et le 14 septembre 2020.

« Les petits blaireaux naissent au cours d’une période allant de janvier à mars et ne sont ni émancipés, ni sevrés, avant au moins la mi-juin, rappelle le juge. L’arrêté litigieux avait [donc] vocation à permettre le prélèvement de petits blaireaux, pour une part significative au moins, non sevrés ». Or, l’article L. 424-10 du code de l’environnement interdit « de détruire (…) les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée ».

Une décision qui pourrait faire jurisprudence

 

Une pratique en décalage avec les attentes de la société actuelle.

LPO

Si des blaireautins ont malheureusement déjà été tués - en application de l’arrêté de 2020 - la décision judiciaire devrait au moins inciter les préfectures à renoncer à ce type de mesure… Autrement dit, le jugement du tribunal administratif dijonnais pourrait faire jurisprudence et sonner la fin des périodes complémentaires de déterrage ! Malheureusement, pour l’heure, le préfet de Saône-et-Loire a déjà prévu un arrêté similaire pour 2022, le projet étant soumis à la consultation du public jusqu’au 24 mars 2022.

« La période complémentaire de chasse au blaireau ne repose sur absolument aucun fondement scientifique mais sert simplement à permettre à une soixantaine d’équipages de déterreurs d’assouvir un plaisir cruel et complètement en décalage avec les attentes de la société actuelle, déplore la Ligue pour la Protection des Oiseaux (Communiqué, 16/03). La France fait partie des rares pays – si ce n’est le dernier – à l’autoriser pendant la période de dépendance des jeunes ».

Le blaireau : un atout !

Une pratique d’autant plus incompréhensible que les dégâts imputés aux blaireaux sont marginaux.  La plupart des dommages agricoles seraient même causés par des sangliers… pour certains élevés, relâchés et chassés ! Au contraire, la présence des mustélidés s’avèrerait même bénéfique aux cultures en évitant la prolifération des larves de hanneton, des nids de guêpes, des limaces et campagnols.

Au-delà des périodes complémentaires, la Fondation 30 Millions d’Amis fustige la vénerie sous terre qui inflige des souffrances insoutenables aux blaireaux, violemment tirés de leurs terriers pour être abattus. Elle réitère auprès de la ministre de la Transition Ecologique et Solidaire Barbara Pompili sa demande d’interdire purement et simplement cette pratique d’un autre temps.