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Insolite

Un pont enjambe une autoroute pour faciliter les déplacements de singes menacés d’extinction

Les tamarins-lions dorés, qui vivent uniquement dans la forêt atlantique au Brésil, ont déjà perdu 95 % de leur territoire. ©Eric Gevaert /Adobe Stock

A Rio de Janeiro, au Brésil, un pont a été érigé pour permettre aux tamarins-lions dorés – des primates menacés d’extinction – de traverser une autoroute en toute sécurité. Inauguré en août 2020, le viaduc a été recouvert de plantes et d’arbres destinés à former, à terme, une forêt suspendue. Si les singes n’ont pas encore osé s’y aventurer, d’autres animaux ont déjà commencé à fréquenter la passerelle. Précisions avec 30millionsdamis.fr.

Le pont de l’espoir ! A proximité de la mégapole de Rio de Janeiro (sud-est du Brésil), la forêt atlantique – ou Mata atlântica – est considérée comme l’un des joyaux de la biodiversité mondiale, abritant des milliers d’espèces animales et végétales endémiques. Mais cet écosystème unique, dont la surface se réduit à mesure de l’urbanisation et de l’extension des terres agricoles, se retrouve fragmenté en une multitude de « poches » d’habitat naturel séparées par des villes, des champs... mais également par des routes ! Alors, pour faciliter la traversée des tamarins-lions dorés, une espèce de primate classée « en danger d’extinction » selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), un pont a été édifié au-dessus de l’autoroute BR-101.

Relier deux réserves naturelles

Inauguré à l’occasion de la journée mondiale du tamarin-lion doré, le 2 août 2020, le viaduc doit permettre – à terme – de relier la réserve biologique de Poço das Antas (l’un des principaux habitats de l’espèce) à la zone de protection de l’environnement du Rio São João. Avec un défi de taille : garnir le pont minéral d’une couverture végétale, suffisamment dense et protectrice pour les animaux. « Les tamarins utilisent les arbres pour se déplacer, ils ont besoin de se sentir protégés des prédateurs, expliquait Luís Paulo Ferraz, secrétaire exécutif de l’Association du tamarin-lion doré (AMLD), à la chaîne brésilienne Globo 1 au moment de l’inauguration. Si tout se passe bien avec les plantations, nous pensons que d’ici deux à trois ans, nous aurons déjà une forêt utilisable. Mais le projet est à long terme ; l’important c’est que dans les décennies à venir ce mouvement d’animaux se fasse de manière plus sûre et permette un équilibre écologique dans la réserve. »

Le pont a été recouvert de 40 essences d'arbres différentes. ©Associação Mico Leão Dourado - Facebook

Un an et demi après l’inauguration du viaduc, environ 400 plants de 40 espèces d’arbres originaires de la forêt atlantique y ont été installés, affirme l’AMLD sur sa page Facebook. Si la végétation du pont n’a pas suffisamment poussé pour que les singes au pelage doré n’osent s’y aventurer, les gestionnaires du projet ont néanmoins observé des signes encourageants. « Nous réalisons un suivi de la faune qui fréquente le pont, a confié à l’agence de presse Reuters Carlos Avarenga Jr., ingénieur forestier responsable du programme de restauration écologique (9/12/2021). (…) Nos caméras ont déjà réussi à filmer d’autres animaux qui faisaient la traversée. » Ainsi, les appareils à déclenchement automatique – installées sur le pont cette année – ont immortalisé des Cariamas huppés (espèce d’oiseau emblématique du Brésil, NDLR), un Tégu noir et blanc (reptile, NDLR), un Fourmilier à collier, un Tatou à neuf bandes ainsi que des Renards des savanes.

95 % du territoire des tamarins-lions dorés aurait déjà disparu

L’enjeu du dispositif, pour le tamarin-lion doré, est majeur : si l’effectif total de l’espèce est passé de seulement 200 animaux dans les années 1970 à quelque 3200 individus en 2014 grâce à un vaste programme de réintroduction, une récente épidémie de fièvre jaune (maladie virale transmise par les moustiques, NDLR) a néanmoins provoqué une forte mortalité, portant la population à environ 2500 singes. Toutefois, les ponts et autres initiatives locales ne seront pas suffisants pour assurer la survie de l’espèce, qui aurait déjà perdu 95 % de son territoire, principalement à cause de la déforestation visant à faire paître le bétail et à cultiver du soja pour nourrir les animaux des élevages aux États-Unis et en Europe. Par conséquent, en réduisant sa consommation de viande, chacun peut agir pour préserver le tamarin-lion doré, mais aussi les tapirs et toutes les autres espèces de la forêt atlantique. Le changement passe (aussi) par notre assiette !

Commenter

  1. AnneV 21/12/2021 à 18:37:31

    Pauvre Brésil ! Pauvres de nous !! Un Bolsonaro bon à jeter en hôpital psychiatrique qui est en train de jeter la forêt et la biodiversité à la poubelle du rendement !!!!!