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Faune

Les satellites favorisent la protection de la faune sauvage !

200 rennes de Sibérie ont été équipés de colliers GPS dotés d'une intelligence artificielle qui permettra de connaître leurs comportements et itinéraires de migration. Le but : restaurer l'espèce ! ©AdobeStock

Le spatial au service de la faune sauvage ! Depuis plusieurs décennies, les satellites d’observation de la Terre facilitent le suivi des animaux sauvages pour améliorer les connaissances et favoriser leur préservation. Grâce au perfectionnement de cette technologie, les actions de protection s’annoncent plus efficaces. 30millionsdamis.fr s’est intéressé à ce dispositif d’avenir.

Rennes, baleines, oiseaux migrateurs… en 40 ans, plus de 200 000 animaux ont pu être équipés de balises suivies par satellites. Et ce n’est que le début ! Car ce type d’observation devrait être accru. Le but ? Ajuster et améliorer sans cesse les actions de préservation de la faune.

Identifier les menaces qui pèsent sur certaines espèces

« Le suivi de la vie sauvage va changer d’échelle grâce aux lancements de nouveaux satellites et l’apport de l’intelligence artificielle et du big data, se réjouit dans les colonnes de Science et Avenir Christel Delmas, responsable de la télémétrie chez « Collecte Localisation Satellites », filiale du Centre national d’études spatiales (Cnes). Ce sont des milliers d’animaux que nous allons pouvoir suivre simultanément. »

Les données récoltées devraient être plus nombreuses, mais aussi plus qualitatives. Elles doivent permettre d’obtenir des informations sur les lieux de fréquentation des animaux dont les migrations sont habituellement difficiles à suivre.  L’idée est de comprendre les causes des baisses d’effectifs de certaines espèces  (raréfaction de la nourriture ? dégradation de l’habitat ? propagation d’épidémies ?)… pour ensuite y remédier.

Parmi les espèces concernées : le renne sauvage de Sibérie dont les effectifs ont chuté de 60 % en 20 ans. Les scientifiques ont déjà équipé 200 individus de colliers satellites dotés d’une intelligence artificielle. Les informations ainsi recueillies devraient permettre d’identifier les menaces auxquelles l’espèce se heurte pour, à terme, adopter les mesures de protection adéquates.

Observer des animaux de plus en plus petits

D’ici 2023, une bonne vingtaine de nano-satellites devraient s’ajouter aux 8 satellites déjà mobilisés. « Nous allons également pouvoir suivre des animaux de plus en plus petits grâce à la miniaturisation des balises », précise C. Delmas. Celles-ci ne devraient peser que 2 grammes… contre plusieurs centaines il y a 30 ans.

Un plus grand nombre de petites espèces – à l’instar d’oiseaux et de reptiles – devrait ainsi pouvoir intégrer le programme de suivi, sans que les balises ne gênent leurs mouvements naturels. Par exemple, en Nouvelle-Aquitaine, l’agence régionale de la biodiversité a mis en place un projet basé sur cette technologie afin de suivre la migration du pigeon ramier dont les populations sont en baisse. Les jeunes tortues marines pourront, elles aussi, être équipées de balises miniatures, dès leur naissance sur les plages. Le suivi précis de leurs parcours de vie devrait, là encore, permettre d’améliorer la sauvegarde de l’espèce.

La Fondation 30 Millions d’Amis souligne régulièrement les bienfaits de la science pour la sauvegarde de biodiversité, que ce soit à travers la protection des oursons polaires par les radars, ou la préservation des oiseaux via les drones.