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Protection

Un hôpital pour faune sauvage… dans un ancien pub irlandais réhabilité !

Victimes de collisions routières, plusieurs renardeaux ont déjà été admis au nouveau centre de soins. ©Wildlife Rehabilitation Ireland

En Irlande, le confinement a engendré une hausse des signalements d’animaux sauvages blessés. Pour leur venir en aide, l’association « Wildlife Rehabilitation Ireland » a décidé de construire un hôpital dédié au soin de la faune sauvage… dans un ancien pub ! 30millionsdamis.fr se réjouit d’une telle initiative.

Le tout premier hôpital pour faune sauvage d’Irlande vient de voir le jour… dans un pub de la ville de Garlow Cross, fermé pour cause de pandémie ! Si la volonté de bâtir un tel établissement est le fruit d’un long processus de réflexion engagé depuis de nombreuses années, la pandémie et le confinement auront précipité la réalisation de ce projet.

Un aménagement d’urgence lié à la crise sanitaire

 

Nous voyons beaucoup de crimes contre la faune : un blaireau blessé par un piège, une buse tuée par un fusil à plomb...

Aoife Mc Partlin - WRI

« Nous avons toujours eu l'intention de construire un hôpital pour la faune, mais avec la crise sanitaire, nous avons connu une augmentation significative des demandes de réhabilitation d’animaux sauvages, confie à  30millionsdamis.fr. Aoife Mc Partlin, responsable communication de l’organisation de protection animale « Wildlife Rehabilitation Ireland » (WRI). Eu égard au confinement, beaucoup plus de gens se sont retrouvés à la campagne et ont pris conscience des animaux qui les entouraient ». Pour alléger cette pression, le WRI s’est efforcé de mettre en place, sans tarder, un hôpital provisoire d’urgence. Pour ce faire, l’association a lancé un appel en vue de l’aménagement d’un site qui pourrait répondre aux besoins d’un tel centre.

Fermé depuis le début de la pandémie, le pub a été réaménagé en clinique pour la faune sauvage. ©WRI

C’est à cette occasion que la famille Mc Carthy a proposé de mettre à disposition son pub, le « Tara na Ri », contraint à la fermeture en raison de la crise du coronavirus. Les terrains et écuries de l’établissement ont alors rapidement été rénovés pour permettre l’accueil et la prise en charge des petits rescapés. L’étage du pub, quant à lui, a été spécialement aménagé pour accueillir les bureaux et les bénévoles. Car si la générosité des propriétaires aura permis de concrétiser ce beau projet, rien n’aurait été possible sans le dévouement de la communauté locale : « Tant de gens se sont mobilisés, y compris des commerçants, se félicite A. Mc Partlin. A long terme, l’objectif est de construire un grand hôpital pour la réhabilitation de la faune et pour la formation. »

Des animaux sauvages victimes des humains

Depuis l’ouverture officielle, le 19 février 2021, le centre a déjà recueilli 30 animaux. Un nombre déjà conséquent qui devrait continuer de croître : « Nous prévoyons d’accueillir, à terme, près de 500 animaux par mois, assure la représentante de l’association. Des animaux endémiques d’Irlande, de toutes espèces : des chauves-souris aux loutres, en passant par les hiboux et blaireaux. »

Blessé par un piège, un blaireau est actuellement soigné au centre. ©WRI

Si certains, tels que les renards, blaireaux et buses, sont victimes de collisions routières involontaires, nombre d’entre eux sont la cible directe et intentionnelle de l’Homme. « Nous voyons beaucoup de crimes contre la faune, déplore A. Mc Partlin. Actuellement, nous soignons un blaireau, blessé par un piège. Nous avons également recueilli une buse qui n’a malheureusement pas survécu après avoir été touchée par un fusil à plomb ». A ces atteintes contre la faune s’ajoutent la destruction des habitats liée à l’urbanisation, mais aussi les déversements d’hydrocarbures ou d’autres polluants, les déchets plastiques, ou encore les coupes forestières et, dans une moindre mesure, le jardinage. « On retrouve beaucoup d’animaux pris au piège dans des sacs en plastique, précise la membre de WRI. Les humains constituent la principale menace pour la faune ! »

Heureusement, ces animaux peuvent compter sur la bienveillance d’associations telle WRI qui œuvrent de toutes leurs forces pour leur protection. 

Commenter

  1. Maurin.séolane 06/03/2021 à 22:36:51

    je n aime pas les humains pour le mal qu ils font aux animaux Mais là j applaudis ces hommes bons qui savent que l animal est une vie pleine de bons sentiments

  2. AnneV 02/03/2021 à 18:41:45

    Vive l'humain ! Destruction de l'habitat, accidents liés à la route et j'en passe, tueries volontaires !!! Difficile de croire que toutes ces horreurs nous rendront plus responsables. L'humain est le prédateur de la pire espèce parce que beaucoup ont une cervelle "petit pois" et que contre cela = Que faire ?!!!!!!