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Coup de coeur

USA : des prisonniers prennent soin de chiens abandonnés

Détenus et chiens s'aident mutuellement ! / ©TAILS Facebook

Aux États-Unis, des détenus ont pour "mission" de s'occuper d'animaux abandonnés. Les liens forts qui les unissent favorisent leur resocialisation mutuelle. 30millionsdamis.fr revient sur ces initiatives réussies qui bénéficient aux prisonniers comme aux chiens et qui pourraient voir le jour en France.

En prison, détenus et chiens abandonnés entretiennent des liens forts. / ©Fondation 30 Millions d'Amis

Des chiens en prison… pour un nouveau départ ! Depuis une quarantaine d’années, des associations nord-américaines rapprochent des détenus et des chiens abandonnés pour favoriser la réinsertion des premiers et l’adoption des seconds. Ce modèle pourrait être importé dans l’hexagone dans un avenir proche.

Favoriser la réinsertion des détenus et l’adoption des chiens abandonnés

A San Francisco, la prison San Quentin, qui abrite 5 000 détenus, a mis en place avec le refuge de la ville un programme de sociabilisation de chiens abandonnés. Grâce aux prisonniers, les animaux, traumatisés et craintifs, reçoivent de l’attention, quelques soins et l’éducation nécessaires pour regagner confiance en l’humain et devenir prêts à l’adoption. Selon le responsable du refuge, « les détenus passent beaucoup de temps avec les chiens. Alors, lorsqu’un chien est timide, après plusieurs semaines, il s’habitue à la présence humaine, il est plus heureux et plus facilement adoptable ». C’est ainsi que les programmes « Jail Dogs » et « Tails » ont chacun contribué à l’adoption de 200 chiens.

Pour les détenus en rupture avec la société, « il y a une identification immédiate avec le chien, les liens sont très forts », explique Larry Carson. Grâce à cette relation, les prisonniers développent des qualités - empathie, estime de soi, responsabilisation - qui leur permettent de reconstruire des liens sociaux et familiaux, plus solides et paisibles. « Après trois jours sans chien, je commence à déprimer, s’émeut un détenu. J’ai de l’amour pour ces chiens, ils m’ont changé ! Je suis un autre homme. »

Bientôt une expérience comparable en France ?

En France, ce type de programme n’a pas encore vu le jour. Pourtant, les exemples de médiation animale en milieu carcéral sont de plus en plus nombreux : environ 12 des 190 établissements pénitentiaires y ont déjà eu recours... soit 10 de plus qu’en 2010. Le plus souvent appliquée au domaine médical, la zoothérapie témoigne du rôle indispensable que jouent les animaux pour favoriser le bien-être psychologique, psychique et social des humains. En prison, elle permet ainsi d’apaiser et de responsabiliser les détenus en leur donnant un vrai rôle social. 

En 2009, Emmanuel Doumalin a fondé l’association Umanima pour rompre l’isolement de personnes fragilisées grâce aux animaux. « Beaucoup de détenus apprécient la relation à l’animal, à la fois affective et non stigmatisante », confie-t-il à 30millionsdamis.fr. Les détenus recherchent le contact avec l’animal qui, lui-même très spontané, va naturellement vers l’humain ». Cette relation favorise l’insertion des détenus au sein du centre et, à terme, sa réinsertion dans la société.

L’association envisage de s’inspirer des expériences menées outre-Atlantique pour resociabiliser, grâce aux prisonniers, des chiens de refuge en perte de repère.

Commenter

  1. pouguy 06/08/2019 à 16:29:26

    pour une fois que ce pays fait une bonne chose, j'espère que c'est vrai

  2. chatmama 06/08/2019 à 14:48:34

    Ces programmes de réinsertion détenus et animaux abandonnés ne datent pas d'aujourd'hui. La première initiative d’intégration de chiens dans le milieu carcéral est initiée par Pauline Quinn en 1981; Des détenues d’une prison pour femmes de l’état de Washington soignaient et dressaient des chiens abandonnés afin d’assister par la suite des personnes handicapées.

    En 2013 le programme "Jails dogs" est ouvert aux chats et devient "Jail dogs & cats" . Cela se fait aussi dans l'UE la Serbie, la Hongrie. Et la France ? Un espoir car depuis 2008, la maison d’arrêt de Strasbourg possède un programme de présence et médiation animale, un bel exemple à suivre.

  3. terreoceane 06/08/2019 à 14:42:45

    C'est une très bonne ide si toutefois les autorités donnent suite à vos propositions, à condition qu'elles soient en empathie avec vous et la gent animale !

  4. SAB85 03/08/2019 à 21:44:56

    Trop génial de voir c’est prisonnier s’occuper de ces loulous ❤️mai triste quand t’il faut qu’il s’en sépare????