Des vidéos abominables de quatre chatons torturés par un mineur – résidant dans le Doubs - ont été diffusées sur Snapchat entre le 30 et le 31 mai 2026. Une plainte a été déposée et l'adolescent auteur présumé des faits comparaîtra devant le tribunal pour enfants de Besançon (25) le 30 juin prochain. La Fondation 30 Millions d’Amis s’est constituée partie civile et dénonce, une fois encore, la banalisation des actes de cruauté commis sur des animaux et relayés sur les réseaux sociaux.
« C’est gratuit et sadique ». Lorsque Xavier Garcia, le directeur du refuge de Besançon (25), partenaire de la Fondation 30 Millions d’Amis, découvre un signalement concernant la publication de quatre vidéos de chatons torturés, son estomac se retourne. Un adolescent se filme en train de donner la mort à quatre chatons, avant de diffuser les séquences une à une sur Snapchat. Les images, particulièrement difficiles, montrent un premier chat se faire enfourcher vivant, un second en train de se faire noyer dans un récipient, et deux autres « se faire éclater contre un mur », décrit Xavier Garcia. Ces actes de cruauté sont accompagnés par les rires de l’adolescent, et n’ont pas manqué de faire réagir la toile. « La SPA de Besançon a été inondée d’appels et de mail sur ce sujet », note le directeur du refuge.
Des actes punis par la loi !
Interpellé, l’auteur présumé des faits comparaitra devant le tribunal pour enfants le 30 juin prochain. Une plainte a été déposée pour sévices graves et actes de cruauté, ainsi pour que la diffusion d’images relatives à de la maltraitance animale sur Internet. La Fondation 30 Millions d’Amis s’est constituée partie civile.
Me Xavier Bacquet, l’avocat de la Fondation 30 Millions d’Amis rappelle que « tuer un animal n’a rien d’un jeu, et constitue un acte de cruauté puni par le législateur ! La loi du 30 novembre 2021 punit tout auteur de maltraitance ayant entraîné la mort d’un animal domestique jusqu’à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende. Une sanction pouvant toutefois être réduite de moitié si l’auteur des faits est mineur [Ordonnance du 2 février 1945] ».
Une recrudescence inquiétante
Malgré les efforts de sensibilisation, de nombreux animaux de compagnie continuent d’être, chaque jour, victimes des pires sévices. « Nous sommes intervenus précédemment pour un lapin mis dans un micro-ondes, un hamster pris comme balle de baseball ou encore pour des chatons utilisés en guise de chamboule-tout », dénonce Xavier Garcia.
Elle appelle cependant à la responsabilité de chacun et à ne pas diffuser d’informations personnelles sur de potentiels mis en cause dans des affaires pénales ; certains éléments pouvant être erronés. Une enquête est en cours et la justice s’est d’ores et déjà saisie du dossier.
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