Fondation 30 Millions d'Amis

Fondation 30 Millions d'Amis
Faites un donFaire un don

 €

Votre don ne vous coûte que
XXX après réduction fiscale

Biodiversité

Des millions d’oiseaux tués… pour produire de l’huile d’olive !

Une centaine d’oiseaux sont retrouvés dans chaque remorque d’olives – soit 100 morts par hectare ! ©Junta de Andalucia

Dans les grandes plantations d’oliviers du bassin méditerranéen, la récolte industrielle – effectuée de nuit – cause la mort de plusieurs millions d’oiseaux migrateurs chaque année. 30millionsdamis.fr se scandalise de cette hécatombe, et s’inquiète d’un possible désastre en France.

Relayé en France par un article du média La Relève et la Peste (21/05/2019), l’appel de deux chercheuses dans la revue scientifique Nature met en lumière une tragédie méconnue : la récolte nocturne d’olives à l’échelle industrielle tue des millions d’oiseaux chaque hiver en Europe ! De nuit (pour éviter le flétrissement du fruit au soleil), d’imposantes machines ratissent les plantations d’oliviers. Surpris et désorientés par les phares des véhicules, les oiseaux migrateurs venus hiverner dans le bassin méditerranéen se retrouvent aspirés et succombent alors à des crises cardiaques.

2,6 millions d’oiseaux par an décimés en Andalousie

Les chercheuses s’appuient sur un rapport choc des autorités andalouses qui révèle que plus de 2,6 millions d’oiseaux seraient décimés chaque année par la récolte mécanisée d’olives, rien qu’en Andalousie. L’Espagne étant le premier producteur d’huile d’olive avec 57 % de la production en Europe et 38 % de la production mondiale (1,26 million de tonnes en 2017-2018). Au Portugal, ce sont 96 000 volatiles par an qui périssent dans ces circonstances. « Les gouvernements locaux ainsi que les communautés locales, nationales et internationales doivent de toute urgence évaluer l’impact de cette pratique, et prendre des mesures pour y mettre un terme », exhortent les scientifiques.

« C’est un problème réel, actuel, avec de graves conséquences environnementales qui dépassent les limites géographiques andalouses et hispaniques », affirme la Direction de la gestion des milieux naturels et des espaces protégés d’Andalousie, qui estime à une centaine le nombre d’oiseaux retrouvés dans chaque remorque d’olives – soit 100 morts par hectare. Pour les oiseaux migrateurs venus de France, des Pays-Bas, de Belgique, d’Allemagne et de Scandinavie, l’étape espagnole sera fatale, avec des espèces protégées fauchées à un stade particulièrement vulnérable de leur vie.

La France épargnée… mais pour combien de temps ?

Les autorités andalouses concluent leur rapport en recommandant « l’interdiction de la récolte intensive d’olives aux heures nocturnes ». Contactée par 30millionsdamis.fr, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO France) affirme que ce phénomène serait pour l’instant marginal en France du fait d’une « production plus artisanale » d’huile d’olive, où la récolte s’effectue souvent de nuit mais reste heureusement en très grande majorité manuelle. L’association met toutefois en garde contre une industrialisation du secteur, qui conduirait la France – et ses oiseaux – à un désastre comparable. Un impact néfaste supplémentaire sur une biodiversité déjà en berne : les populations d’oiseaux de nos campagnes se sont réduites d'un tiers en 17 ans.

Commenter

  1. Madeire 14/07/2019 à 10:42:18

    Merci pour cet article. Je ne savais pas du tout que cette pratique existait. Il serait intéressant de travailler sur un article proposant des solutions. Je suis d'accord avec les commentaires ci-dessous parlant des petits producteurs. Mais, il n'est pas toujours facile de les trouver. L'Espagne et le Portugal sont mentiones dans l'article mais pourrions nous en savoir plus sur les pratiques en Grece, en Tunisie, etc? Peut on se fier a un label? Je precise que je vis en Irlande et que de l'huile d'olive origine France, je n'en ai jamais vu ici. Merci d'avance 

  2. olive.dauple@free.fr 06/07/2019 à 15:30:14

    Il faut acheter de l'huile venant de petits producteurs. Oui ça existe. Si on boîcote les grandes entreprises, elles auront vite fait de changer leurs pratiques.

  3. murgod@outlook.com 03/07/2019 à 14:50:17

    Il n'y a qu'une espèce en trop sur terre. Devinez laquelle? Oui, c'est bien l'homme.

  4. pouguy 02/07/2019 à 18:17:35

    certaines entreprises vont dans des pays étrangers pour produire car les lois y sont moins strictes qu'en france, il faudrait que bruxelles se bouge le popotin contre ces choses là car l'espagne est un pays européens et ne respecte rien du tout en biodiversité. aussi quand on voit de telle chose, il y a aussi le gros problème c'est que nous humains sommes de plus en plus nombreux sur terre, donc il faut produire plus.

  5. bouboule87 02/07/2019 à 14:19:29

    Suite aux dires d' "HEDO":  Comparaison mesquine et fallacieuse avec la prédation naturelle des chats qui depuis des milliers d'années n'a jamais éradiqué les oiseaux sur Terre...

  6. Christian.galliano@wanadoo.fr 02/07/2019 à 13:43:02

    Pour produire l’homme détruit faune et flore et plus il y aura d’être humains sur la terre plus ça sera pire .En 2050 nous serons plus de 11milliards........

  7. corie57 02/07/2019 à 13:02:07

    çà me révolte !!! plus d'abeille bientôt, plus d'oiseaux, ...... et tout çà pour quoi pour manger de la merde de toute façon

  8. balmoubakal 29/06/2019 à 18:55:47

    La course à la production.... coûte que coûte jusqu'à la mort de ces oiseaux.....

    l'humain me dégoûte.....

  9. camisha 28/06/2019 à 16:17:18

    Je crois que nous sommes au bout du bout de la fin.

    Pauvre de nous.