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Etude

Ecosse : un programme scolaire pour sensibiliser les enfants à la protection animale

Oscar le hibou, Rhu le lapin, Campbell le chat et Caitlyn la poule, fascinent les écoliers écossais. Pourtant, ce sont des robots. / ©Robo Wunderkind

L’intelligence artificielle au service de nos 30 millions d’amis ? C’est ce que propose le dispositif “Animal Guardian” qui a pour objectif d’apprendre aux enfants écossais le respect des animaux… à l’aide de robots dotés de capteurs. 30millionsdamis.fr a soumis ce programme expérimental au Pr Hubert Montagner, psychologue et spécialiste de la relation enfant/animal.

Oscar le hibou, Rhu le lapin, Campbell le chat et Caitlyn la poule, fascinent les écoliers d’Édimbourg, la capitale écossaise. Pourtant, ce bestiaire n’a rien de vivant : colorés et animés ces “animaux” sont des robots constitués de Lego avec capteurs intégrés, capables d’émettre des sons et de bouger. Ils font partie d’un programme de sensibilisation principalement dédié aux élèves de 4-7 ans. L’objectif : expliquer aux enfants que les animaux naissent comme eux, avec des émotions, une sensibilité et des sentiments.

Ce projet éducatif permettrait, selon ses concepteurs, de favoriser les attitudes positives et de sensibiliser les plus jeunes aux émotions et au bien-être des animaux. “Dans la vie de tous les jours, si vous demandez à un enfant de choisir entre un chien robot et un chien réel, il ne va pas hésiter longtemps. Et s’il choisit de prendre le robot, il va s’en lasser et l’abandonnera, nuance le Pr Hubert Montagner, auteur de “L’enfant et l’animal” (éd. Odile Jacob - 2002), interrogé par 30millionsdamis.fr sur l’efficacité d’un tel programme.

« Le virtuel ne remplacera jamais le réel »

 

Les enfants perçoivent très bien lorsqu’il y a une souffrance réelle chez l’animal.

Hubert Montagner, professeur universitaire

Selon le docteur ès Sciences et ancien directeur de Recherche à l’INSERM, “il est toujours intéressant qu’un enfant puisse se développer dans sa vie intellectuelle, et pour ça tous les moyens qui respectent les uns et les autres sont bons. Mais si on veut aller au-delà de ça et créer une relation très forte, avec la dimension émotionnelle et affective, il est nécessaire qu’un enfant puisse rencontrer un animal vivant. Le virtuel ne remplacera jamais le réel, affirme H. Montagner. Par exemple, si un enfant regarde un spectacle de corrida, il peut être traumatisé. Or, cet animal souffre réellement et pas virtuellement. Les enfants perçoivent très bien lorsqu’il y a une souffrance réelle chez l’animal.”

En revanche, réaliser ce programme avec des vrais animaux poserait question, comme l’explique le spécialiste : “Ce n’est pas forcément souhaitable, car cela reviendrait à conditionner l’animal à un comportement précis, pas forcément accepté ni compris par l’enfant. Il ne faut pas oublier que le conditionnement, ce n’est pas la même chose que l’éducation. Certaines personnes prennent un animal pour le modeler comme ils le souhaitent, or la relation entre un animal et un humain est bien plus complexe que ça.”

Des limites au programme

D’autant que le projet baptisé “Animal Guardian”, s’adresse également aux enfants qui ont déjà exercé de la cruauté envers les animaux. Pour le Pr Hubert Montagner, ce programme comporte des limites et risque de ne pas être suffisant pour empêcher des récidives : “Quand un enfant se livre à des actes de cruauté, de violence envers un animal, c’est pour des raisons multiples. Quelques fois, c’est parce qu’il veut explorer les réactions de l’autre à travers son propre comportement. Selon ses propres conditions de vie, il peut être tenté de reporter sur l’animal les comportements agressifs qu’il reçoit lui-même de ses proches. C’est alors la conséquence d’une frustration dans la relation avec un autre être humain, explique-t-il à 30millionsdamis.fr. Quand, dans la vie quotidienne, les enfants sont soumis à des humiliations, des harcèlements, des agressions, ils peuvent avoir tendance à reproduire le même modèle.

Mis en place il y a un an, en partenariat avec la SCPA (association écossaise de protection animale) et l’entreprise Robo Wunderkind, « Animal Guardian » pour l’instant réservé aux enfants de la région d'Edimbourg devrait à terme s’étendre à toute l’Ecosse.

Commenter

  1. pouguy 01/05/2019 à 17:23:47

    c'est  une bonne chose, mais ce n'est pas les enfants qu'ils faut sensibiliser pour cette cause mais les adultes, car les enfants une fois adulte ça sera vite oublié et c'est dommage

  2. phoenix35 01/05/2019 à 15:01:18

    Article interessant :)

    Ce programme comprend egalement une etape (etape 4 du programme) ou l'enfant est amene a visiter un refuge pour animaux.

    Plus d'infos sur ce site :

    www.scottishspca.org/education/animal-guardians/

    PS: le nom de l'association n'est pas SCPA mais SPCA :)

     

     

  3. lukas64 30/04/2019 à 20:51:34

    Ça serait bien de faire ça en France

  4. UnePersonnePassionnéeDesAnimaux22 30/04/2019 à 20:32:27

    Je trouve personnellement que c est une bonne idée pour sensibiliser les enfants des leur plus jeune age a la cause animale.\n\nA quand un \"Animal Gardians\" en France ?

  5. nancyvaltova@hotmail.com 30/04/2019 à 15:19:51

    L'emphatie doit être enseignée par LES PARENTS dès le plus jeune âge...