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Chat

Le FIV du chat : faut-il en avoir peur ?

Ni transmissible à l’Homme ni à une autre espèce animale que le chat, le virus de immunodéficience des félins est un frein pour de nombreux adoptants. /©Pixabay

Méconnu du grand public, le virus de l'immunodéficience féline est plus souvent identifié sous le nom de FIV ou « sida du chat ». Rarement contracté par les chats dits « d’appartement », il concerne 10 à 15 % de la population des chats errants. 30millionsdamis.fr donne quelques conseils pour rassurer ceux que cette maladie pourrait encore effrayer.

Le saviez-vous ? Les chats peuvent être atteints d’un virus qui s’apparente au VIH, le virus du sida. Le FIV fait partie de la famille des lentivirus. Porteur sain, le chat reste en bonne santé pendant parfois plusieurs années (quelquefois plus de 10 ans) avant que la maladie, incurable, ne se réveille. On dit de cette période qu’elle est asymptomatique, et il est donc impossible sans analyse de détecter que son animal est porteur du virus. Une fois la pathologie déclenchée, les défenses immunitaires du félin sont au plus bas, ce qui le rend plus sujet aux maladies dites opportunistes, plus ou moins graves (coryzas, gingivites, tumeurs...)

Contenu en grande majorité dans leur salive et leur sang, le virus se transmet bien souvent lors de morsures entre félins, notamment lors de bagarres. « Un seul coup de crocs peut suffire » explique le Dr Céline Moussour, vétérinaire à Bouffémont (95). Ainsi, les chats errants sont plus enclins à y être confrontés. Bien qu’une transmission lors de la mise bas ou par voie sexuelle ne soit pas prouvée, elle n’est pas à écarter.

Quelques « remèdes » simples

Quelques petits conseils simples permettent de prendre soin de son animal porteur du virus. L’alimentation par exemple doit toujours être de qualité. En complément, « on peut notamment proposer une algue appelée la spiruline. Dans son extrait aqueux, cette dernière renforce le système immunitaire et rallonge le temps de vie du chat malade. Il ne faut cependant pas s'attendre à un miracle », pronostique la praticienne.

Mieux vaut également éviter au maximum tous types de stress chez le félin. Un déménagement ou l’arrivée d’un autre animal peuvent par exemple générer une source d’angoisse pour l’animal, et le virus peut se réveiller plus rapidement. Pour éviter cela, un bon contrôle vétérinaire est crucial. « Un chat porteur du FIV doit être à jour dans tout ce qui peut le protéger d'agressions extérieures, notamment les puces et autres parasites », avertit la vétérinaire.

Protéger son félin, mais aussi ses congénères

Vivre avec un chat atteint du FIV n’est donc pas si différent d’une vie avec un chat sain. Il est cependant impératif de respecter quelques règles importantes : pour protéger votre animal, mais aussi les autres. Tout d’abord, il faut empêcher votre félin d’avoir accès à l’extérieur, afin d’éviter une propagation de la maladie. Si vous adoptez un chat porteur du FIV, il ne faut pas déjà posséder un chat non porteur du virus chez soi, car il risquerait d’être à son tour contaminé. C’est également pour éviter la transmission du virus que la stérilisation des félins est essentielle. Le Dr Moussour précise toutefois que l’opération pose parfois question pour les chats déjà atteints, l’intervention étant « source de stress ». Dans ce cas, votre vétérinaire sera le mieux placé pour vous conseiller.

Des chats presque comme les autres

Délaissés dans les refuges, ou abandonnés par leurs propriétaires, les minous atteints du FIV ont malheureusement la vie dure. Ni transmissible à l’Homme ni à une autre espèce animale que le chat, ce virus reste toutefois un frein pour de nombreux adoptants. Un chat contaminé reste 2 fois plus longtemps en refuge qu’un chat sain, précise Anne Puggioni, directrice du refuge 30 Millions d’Amis de la Tuilerie (77) : « Les chats peuvent se faire adopter en étant porteurs sains sans que la maladie ne se réveille avant des années. L’inverse est aussi possible, malheureusement. Mais il faut savoir que venir chercher un chat porteur du FIV, c’est un sauvetage à double titre. » Les refuges regorgent aujourd’hui de ces félins malades, qui n’attendent que l’amour d’un maître…

 

Commenter

  1. guilaine 80 15/01/2019 à 18:27:45

    Les chats sans famille je comprends mais ceux que leurs maîtres abandonne c'est honteux pauvre petite bête alors si quelqu'un de leur famille aurait le sida il l abandonnerai aussi il faut les gardé et les respecter jusqu a la fin