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Biodiversité

L’atteinte à notre biodiversité est alarmante ! (Étude)

La France a perdu 38% de sa population de chauves-souris en 10 ans./©Pixabay

Les résultats rendus publics d’un rapport sur la biodiversité française révèlent un fort nombre d’espèces de notre faune française menacées de disparition. Cause principale : la destruction des habitats en raison de l’activité humaine et du réchauffement climatique. 30millionsdamis.fr revient sur ces nouveaux chiffres inquiétants.

En net déclin ! C’est le triste constat concernant notre biodiversité, établi par le rapport du commissariat général au développement durable (CGDD). L’édition 2018 des « chiffres clés de la biodiversité » indique « qu’en l’état actuel des connaissances, 26 % des 5073 espèces évaluées présentent aujourd’hui un risque de disparition au niveau français. Ce risque est nettement plus élevé dans les Outre-mer (40 %) par rapport à la métropole (22 %) ». Plus inquiétant encore, ce rapport révèle que 3 % de ces espèces seraient déjà éteintes, 4 % seraient en danger et 6 % sont en danger critique.

Les chauves-souris et les oiseaux spécialistes de plus en plus rares

Parmi elles, on compte notamment les chauves-souris dont la présence sur le territoire est en net recul. En 2016, on en comptait en effet 38 % de moins qu’en 2006. Ainsi, et alors que la population d’espèces comme la Pipistrelle pygmée ou la Pipistrelle de Kuhl augmente d’environ 15 %, celle de Noctule Commune à elle diminuée de 51 %. Aussi, la population d’oiseaux spécialistes – ceux rattachés à un milieu défini – décline fortement. C’est en moyenne 30 % des oiseaux liés aux milieux agricoles et bâtis qui auraient disparus à ce jour. Les oiseaux inféodés aux milieux forestiers s’en sortent mieux avec une baisse de 3 % de leur population sur le territoire.

Des milieux naturels de plus en plus dévastés

La cause commune à toutes ces disparitions semble être claire : la destruction de l’habitat de ces espèces (prairies de fauche, marais, falaises, grottes…) Chaque année, on constate une artificialisation des sols qui augmente de 1,4 % sur les territoires métropolitains.  De plus, et selon les scientifiques de ce rapport, « seul un cinquième des habitats se trouvent dans un état favorable ». Les barrières de corail sont d’ailleurs touchées par le réchauffement climatique, ainsi que par toutes les catastrophes naturelles. Alors que la France abrite 10 % des récifs mondiaux, le CGDD compte une diminution alarmante de 29 % du recouvrement en corail dans les stations suivies.

Un bilan néanmoins positif pour les grands prédateurs

L’un des motifs de satisfaction de cette étude est la situation des populations de grands prédateurs en France. En 2017, et toujours selon les auteurs de l’étude, « 5,5 % du territoire étaient couverts par la présence régulière de grands prédateurs. » Ce chiffre signe une progression rassurante de 2,8 points entre 2003 et 2017. L’une des plus fortes expansions territoriales toutes espèces confondues est celle du loup. Alors qu’ils n’en occupaient que 0,9 % en 1989, on a compté en 2017 la présence de loups sur 3,7 % du territoire français. Le lynx, a lui aussi étendu son espace de vie qui passe de 0,1 % à 1,5 % entre 1989 et 2017. Ces résultats sont largement favorisés par la politique de conservation de ces animaux dans leurs habitats d'origine et à la création d’aires protégées.

Commenter

  1. AnneV 23/01/2019 à 19:20:38

    Avec ces élus, on arrivera à ........la catastrophe !!!! Il faudra se venger lors des élections !!

  2. chatmama 15/01/2019 à 14:40:26

    Les loups favorisés par une politique de conservation ! Avec l'autorisation annuelle d'abattage du ministère de l'écologie heu non prélèvement de 50 loups !!