La chasse est cruelle pour les animaux et dangereuse pour tous les usagers de la nature. La Fondation 30 Millions d’Amis lutte pour que ces pratiques d’un autre temps soient définitivement abolies sur notre territoire et que les animaux de nos campagnes et de nos forêts puissent vivre en toute quiétude.
Les chasseurs représentent moins de 2 % de la population nationale mais continuent de dicter leur loi à la pointe du fusil grâce à un lobby extrêmement puissant. La France est ainsi le seul pays où l’on chasse tous les jours de la semaine. En Grande-Bretagne, il n’y a plus de chasse le dimanche depuis 1831, tout comme aux Pays-Bas. En Italie, seuls trois jours de chasse par semaine sont autorisés, et au Portugal, seulement deux. Pourtant, en France, aucune amélioration à l’horizon, malgré les nombreux accidents, dont certains sont malheureusement mortels.
En 2026, le Baromètre annuel de la Fondation 30 Millions d'Amis /Ifop a montré que 8 Français sur 10 demandent que le dimanche devienne un jour non chassé. Un souhait très largement majoritaire qui s’accompagne d’une vive opposition à la chasse durant les week-ends et jours fériés (79%) et durant les vacances scolaires (82%).
Parmi les modes de chasse, la vénerie, (ou chasse à courre) est parmi les plus cruelles. Elle consiste à poursuivre un animal sauvage à l’aide d’une meute de chiens jusqu’à épuisement de la proie. Celle-ci est alors déchiquetée par les chiens ou achevée à l’arme blanche. Alors que de nombreux pays européens l’ont interdite, y compris au Royaume-Uni où ce procédé était pourtant historiquement très implanté, cette pratique demeure en France. Nos voisins britanniques interdisent même la chasse aux mammifères sauvages avec des chiens ! >> Signez vite notre pétition pour l'abolition de la chasse à courre.
D’autre part, renards, cerfs et autres sangliers ne sont pas protégés contre les actes de cruauté, contrairement aux animaux domestiques. En effet, les articles R.654-1 et L.521-1 du Code pénal sanctionnent les mauvais traitements et les actes de cruauté envers un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité. Il est donc « légal » de faire souffrir les animaux vivant à l’état sauvage, les auteurs de sévices graves à leur égard n’étant pas punissables.