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Maltraitance

En Chine, les « fermes à tigres » au cœur de l’horreur

Photo : © Awely

La Chine est pointée du doigt pour la multiplication des "fermes à tigres" où les félins sont élevés dans des conditions cruelles pour leur fourrure et leurs organes. 30millionsdamis.fr dénonce ces pratiques d’un autre temps alors que l’espèce est plus que jamais menacée à l’état sauvage.

Ce sont les médias anglophones The Guardian et The Huffington Post qui ont soulevé, en ce début 2015, ce nouveau scandale bien connu des associations de protection animale. La presse dénonce l’existence de « fermes à tigres », lieux sordides où ces majestueux félins sont élevés captifs avant d’être tués pour leur fourrure et leurs organes. Pour la fabrication des médicaments - on prête en Asie des vertus aphrodisiaques aux organes et aux os des félins - mais aussi de spiritueux, tapis et autres articles de décoration. En toute légalité. Car si l’espèce est menacée de disparition, sa captivité est autorisée... tout comme la production et la commercialisation de produits dérivés.

200 fermes dans le pays

La Chine a vu émerger ces fermes dans le cadre de programmes de conservation de l’espèce : des structures où est encouragée la reproduction des animaux pour pallier le manque d’individus à l’état sauvage. Selon The Guardian, ils seraient entre 5 000 et 6 000 tigres à vivre dans 200 fermes environ, pour la majorité nés en captivité et élevés pour la plupart dans des conditions épouvantables. « Les tigres sont enfermés dans des enclos vides, sans qu’ils puissent exprimer leurs comportements naturels, explique Renaud Fulconis, directeur d’Awely*. On observe également des enclos où vivent plusieurs tigres, alors qu’il s’agit d’un animal solitaire. » En résultent de nombreux problèmes de mal-être, voire d’agressivité. « Dans ces conditions, des animaux se révèlent dominants ou dominés, avec les affrontements qui en découlent » poursuit-il.

Le site du Guardian dresse par ailleurs la liste des fermes du pays : au sud de la Chine, the Xiongshen Tiger and Bear Mountain Village (« Le village des ours et des tigres de Xiongshen ») - l’une des plus grandes - compterait environ un centaine de tigres, mais aussi des ours, des lions, des singes... « Ces fermes accueillent les visiteurs pour présenter les tigres dans de vagues spectacles, ce qui a bien entendu un effet ravageur sur le public tant les animaux sont présentés dans de mauvaises conditions » dénonce Renaud Fulconis. Maigres, décharnés, malades… nul besoin d’être un spécialiste de la faune sauvage pour constater les dégâts liés aux conditions de vie.

 

« Les tigres sont enfermés dans des enclos vides, sans qu’ils puissent exprimer leurs comportements naturels.

Renaud Fulconis - Awely

Rôle ambigu des autorités

A l’automne 2013, le journal Le Monde rapporte que l’Environmental Investigation Agency (EIA) accusait les agences gouvernementales chinoises « de laxisme, voire de complicité » dans la prolifération de ces structures. Ce sont en effet les autorités qui distribuent des licences d’ouverture pour ces établissements. « La Chine joue à ce titre un rôle ambigu, analyse Renaud Fulconis. Officiellement, elle prend des mesures pour la conservation de l’espèce conformément à la réglementation internationale. Officieusement, elle délivre les permis d’ouverture ».

Pour lutter contre ce véritable fléau, les associations de protection animale sensibilisent plutôt les populations susceptibles de consommer les produits issus du tigre. Des actions ont notamment été menées au Vietnam et au Népal. « Nous organisons des actions de sensibilisation auprès de nos groupes cibles, c’est-à-dire des groupes de personnes que nous avons identifiés comme ceux auprès de qui nous devons effectuer nos actions de sensibilisation et de développement destinées à résoudre les problèmes qui menacent l'espèce, explique Renaud Fulconis. Dans le cas du programme « Tigres au Népal » par exemple, il s'agit d'éleveurs qui font paître leur bétail dans la réserve de faune, ou de villageois ayant besoin de bois de chauffe. Ces groupes ont un impact néfaste puisqu'ils perturbent l'habitat des tigres. » Reste désormais à sensibiliser les touristes et les consommateurs pour mettre fin à cet odieux commerce très lucratif.

Les animaux sauvages sont désormais moins de 3 200 dans le monde, dont seulement une cinquantaine en Chine selon l'Union pour la conservation internationale de la nature (UICN). Au Vietnam, bien que le chiffre officiel s’élève à une vingtaine, il n’y aurait plus aucun individu à l’état sauvage selon les défenseurs des animaux. « Les Vietnamiens vont désormais en Chine pour acheter des produits à base de tigre, et c’est notamment cette forte demande étrangère qui fait perdurer les fermes chinoises » conclut le directeur d’Awely.

*Organisme de protection animale spécialisé dans les relations entre les hommes et la faune sauvage

Commenter

  1. fafafafa 07/08/2015 à 18:56:50

    Et après ils viennent nous faire des leçons de morale en critiquant l'état de saleté de

    Paris ils devraient la fermer et nottoyer chez eux. c'est la haine !

  2. launiko 10/02/2015 à 21:45:20

    J'en est vraiment marre de ce pays car il ne respecte aucun animaux!

    ils devraient avoir HONTE!

    Ils mériterais qu'on les traite pareils!

     

  3. fafa123 22/01/2015 à 13:26:51

    et ça vient acheter en France tous notre patrimoine en se faisant passer pour des personnes civilisées

    je suis sur le c

  4. Kolinka 16/01/2015 à 21:36:11

    Ces derniers jours on descendait dans la rue pour la liberté d'expression ... La nature humaine est détestable dans son hypocrisie la plus abjecte...