Fondation 30 Millions d'Amis

Fondation 30 Millions d'Amis
Faites un donFaire un don

 €

Votre don ne vous coûte que
XXX après réduction fiscale

Débat

Manuel Valls anti-corrida... le temps des vacances d’été

Photo : © stocktributor - Fotolia.com

Le Premier ministre a demandé à son gouvernement de ne pas s’afficher dans les arènes de France lors des corridas estivales. Une bonne nouvelle, en apparence du moins, puisque Manuel Valls est un aficionado averti qui n’a jamais caché sa passion pour la tauromachie, comme l’explique 30millionsdamis.fr.

Alors que la saison des corridas bat son plein, les ministres ont pour consigne de ne pas se rendre aux démonstrations tauromachiques. L’ordre vient de Matignon - et donc du chef de gouvernement Manuel Valls - et vise particulièrement les ministres en vacances dans des régions de culture tauromachique : Najat Vallaud-Belkacem (Landes), Carole Delga (Haute-Garonne), Aurélie Filippetti et Harlem Désir (Provence), Sylvia Pinel (Tarn-et-Garonne) et François Rebsamen (Méditerranée).

Raison d’Etat

C’est en substance l’information révélée par le quotidien Sud-Ouest (7/8/14) et qui a surpris autant les aficionados français que les défenseurs des animaux, puisque Manuel Valls, né en Catalogne, est un féru de corrida et d’activités tauromachiques en tous genres. Le Premier ministre n’a jamais laissé place au doute quant à son amour pour cette « culture à préserver » (11/9/12). Ancien vice-président du groupe d'étude sur la tauromachie à l'Assemblée nationale, l’homme d’Etat s’est également fait photographier par des médias venus en nombre en train de marquer lui-même au fer rouge un taureau, dans le Gard, en 2013... Département où le chef du Gouvernement passe actuellement ses vacances d’été.

Comment expliquer ce revirement ? Selon de nombreux observateurs, il ne s’agirait que de pragmatisme politique. A quelques semaines d’une rentrée qui s’annonce difficile pour le gouvernement - contexte économique, annonce de mouvements sociaux, insatisfaction ambiante - Manuel Valls souhaiterait éviter toute polémique mettant en cause ses ministres. Cette raison d’Etat augure-t-elle un changement d’orientation du Premier ministre vis-à-vis de la barbarie de la corrida ? Rien n’est moins sûr.