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La chasse aux oies va être prolongée, déplore une ONG

PARIS, 22 jan 2014 (AFP) - L'association Humanité et Biodiversité s'est élevée mercredi contre le projet du gouvernement de prolonger de dix jours la chasse aux oies, au-delà de la date officielle du 31 janvier qui marque le début de la période de reproduction.

PARIS, 22 jan 2014 (AFP) - L'association Humanité et Biodiversité s'est élevée mercredi contre le projet du gouvernement de prolonger de dix jours la chasse aux oies, au-delà de la date officielle du 31 janvier qui marque le début de la période de reproduction.

"Nous ferons un recours contre cette décision, le gouvernement sait que c'est illégal", a déploré Christophe Aubel, directeur de Humanité et Biodiversité, déplorant "une gestion de ce dossier à la petite semaine et la volonté de faire plaisir aux chasseurs en année électorale". La fin de la chasse aux oies sauvages est normalement fixée au 31 janvier pour se conformer à la directive européenne +Oiseaux+ selon laquelle les oiseaux migrateurs ne doivent pas être chassés durant leur migration prénuptiale. Mais les chasseurs réclament chaque année une prolongation jusqu'au 10 février. Le Conseil d'Etat a déjà plusieurs fois arbitré en faveur des ONG, mais la décision survient parfois a posteriori de la prolongation et ce devrait être le cas cette année. Pour justifier sa décision, le ministère de l'Ecologie explique sur son site internet que la population d'oies cendrées est "en pleine expansion" et met en avant les "dégâts de plus en plus importants" sur les cultures surtout aux Pays-Bas et en Belgique ainsi qu'une "nécessaire régulation" de l'espèce. "Il est vrai que globalement les oies se portent bien, mais il existe une directive qui protège les oiseaux migrateurs au moment de leur reproduction, la date du 31 janvier pour le début de la période prénuptiale ne faisant pas débat", avance Christophe Aubel. "Par ailleurs, il n'y a pas de consensus sur le fait qu'il s'agit d'une population unique", entre les oies hivernant aux Pays-Bas et celles de passage en France, estime Christophe Aubel, "ou alors il faut examiner de nouvelles données scientifiques dans ce sens, cela n'a pas été fait".

La Fédération nationale des chasseurs (FNC) a estimé dans un communiqué que l'arbitrage du ministère était "à la hauteur de l'attente des chasseurs de gibier d'eau en raison du caractère très populaire de cette chasse". La FNC estime que l'impact de cette chasse à cette période est "dérisoire" et défend l'idée d'une population unique, sur la base d'études scientifiques toujours en cours sur les flux migratoires. "Nos voisins hollandais ou belges organisent chaque année des campagnes de destruction entraînant l'élimination de 100 à 150.000 oies", relève la Fédération des chasseurs.