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5 000 euros pour un centre de soins animaliers breton (vidéo)

A Languidic (56), une association prend en charge les animaux sauvages blessés ou malades de la région. La Fondation 30 Millions d'Amis a souhaité allouer une aide financière, qui sera utilisée pour la construction d'un enclos pour accueillir des chevreuils.

A Languidic (56), une association prend en charge les animaux sauvages blessés ou malades de la région. La Fondation 30 Millions d’Amis a souhaité allouer une aide financière, qui sera utilisée pour la construction d’un enclos pour accueillir des chevreuils.

Extrait 30 Millions d’Amis du 20/04/2013

En Bretagne-Sud, la faune sauvage peut compter sur Didier et Marie. Ce couple a créé en 2007 « Volée de piaf », une structure dédiée à l’accueil d’animaux sauvages blessés, fatigués ou malades. Une passion née en 1999, après le drame de l’Erika, dont le naufrage a ravagé les côtes bretonnes : « Je me suis rendu sur la Ria d’Etel, et j’ai donné un coup de pied dans une boule de pétrole… C’était en réalité un guillemot vivant, raconte Didier avec émotion. Je suis allé auprès d’un vétérinaire pour apprendre à nettoyer les oiseaux… Petit à petit, j’ai pu donner les premiers soins d’urgence, et j’ai ouvert mon propre centre de sauvetage ». Une quinzaine d’années plus tard, « Volée de piaf » accueille plus de 1 300 animaux par an.

Relâcher en milieu naturel

Les pensionnaires sont très variés. Des oiseaux bien sûr - continentaux et marins - mais aussi des hérissons, des écureuils, des blaireaux, des chevreuils, des chauves-souris… « 50 % animaux qui sont pris en charge sont blessés du fait des activités humaines » poursuit Didier. Les tondeuses et débroussailleurs causent des blessures très graves, parfois fatales, aux petits mammifères. « Il faut aussi compter les nombreux animaux heurtés par les voitures, et les portées de bébés ramassées par les particuliers en forêt ou en campagne » explique le président de l’association.

Chaque animal est amené en salle de soins pour que l’équipe établisse un diagnostic. Il est ensuite placé en box de contention, où il est nourri et soigné, parfois rééduqué pendant plusieurs mois, avant d’intégré une volière ou un parc de réhabilitation. « Tous sont relâchés en milieu naturel lorsqu’ils sont rétablis » poursuit Didier. Mais tous n’ont pas cette chance : les blessures sont telles que la moitié des animaux meurent dans les 48 heures suivant leur arrivée.

Nouveaux enclos pour les chevreuils

Pour diminuer ce chiffre dramatique, l’équipe de « Volée de piaf » mène des actions de sensibilisation auprès du grand public. Et pour Didier, ce travail porte ses fruits : « Lors de la création du centre, nous avons accueilli 200 animaux. 15 ans plus tard, nous en recueillons dix fois plus ! Les gens s’arrêtent de plus en plus lorsqu’ils aperçoivent un animal blessé au bord de la route ». En témoignent les vingt appels quotidiens émanant de particuliers, soucieux de savoir ce qu’ils doivent faire face à un animal sauvage en détresse.

La Fondation a accordé une aide financière de 5 000 euros, une somme qui sera utilisée pour la construction de nouveaux enclos pour les faons et les chevreuils à l’automne : « Nous accueillons 5 ou 6 chevreuils par an, précise Didier Masci. Des bébés orphelins trouvés par des promeneurs ou des adultes accidentés. » Ce nouvel espace permettra à l’association d’accueillir dans de bonnes conditions d’autres individus et de ne plus être considéré comme un centre recueillant uniquement des oiseaux blessés.