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Première réintroduction de singes atèles au Pérou

Première réintroduction de singes atèles au Pérou

Neuf singes araignées ont recouvré la liberté dans une réserve nationale péruvienne après avoir été soignés et réhabilités. Une victoire pour l’association Ikamapérou, une structure soutenue par la Fondation 30 Millions d’Amis.

Neuf singes araignées ont recouvré la liberté dans une réserve nationale péruvienne après avoir été soignés et réhabilités. Une victoire pour l’association Ikamapérou, une structure soutenue par la Fondation 30 Millions d’Amis.

Première réintroduction de singes atèles au PérouC’est au cœur de la réserve de Pacaya Samiria (la plus grande réserve nationale du Pérou, NDLR) qu’un groupe de petits singes atèles - dits aussi singes araignées - a été réintroduit, après 6 ans de réhabilitation dans la vallée de l’Alto Mayo. Ce sanctuaire, créé et géré par l’association Ikamapérou, a pour objectif de soigner et préparer les animaux à retourner à la vie sauvage : « Tous les primates proviennent du trafic illégal et ont été confisqués, explique Hélène Collongues, la directrice. Certains étaient exhibés dans les bars de centres touristiques, beaucoup étaient à vendre sur les marchés ». Pourtant, cette espèce est classée sur la liste rouge de l'IUCN* et donc considérée vulnérable. « Les petits sont très recherchés comme animal de compagnie, rappelle Hélène Collongues. 70 % des primates chassés par les braconniers sont des femelles avec leur petit. »

Premières observations positives

Direction l’ouest du Pérou, où la réserve de Pacaya Samiria réunit toutes les conditions pour assurer à ces primates une vie digne. L’endroit, traversé par une lagune remplie de caïmans et difficile d’accès, est doté d’un écosystème très riche, « même si certaines espèces sauvages ont été victimes de la chasse il y a une douzaine d'années » précise la directrice d’Ikamapérou. Aujourd’hui, c’est un véritable paradis sauvage ponctué par des postes de vigilance et des patrouilles régulières qui veillent sur les jaguars, pécaris et tapirs. « De grandes palmeraies et figueraies garantissent une base alimentaire permanente tout au long de l'année », poursuit-elle.

Deux biologistes vivent sur place, ainsi qu’une équipe reliée par radiotracking** afin de suivre les singes araignées et leur évolution dans leur nouvel environnement : « Les années passées à Ikamapérou ont permis aux primates de retrouver des comportements naturels tant sociaux que de survie par rapport aux prédateurs à la recherche de nourriture » précise Hélène. Et aujourd’hui, les premières observations sont plutôt de bon augure. Les deux groupes se sont rapidement rassemblés pour en former un seul et unique. « Les mâles se relaient pour garder les femelles et le jeune, et surveiller le territoire » poursuit-elle.

Modèle pour les réintroductions futures

Désormais, l’équipe attend de précieuses informations sur leur comportement et surtout, sur leur reproduction éventuelle. Car à terme, cette expérience serait, en cas de réussite, un véritable modèle de programme de réintroduction. Il pourrait être élargi à d’autres espèces qui sont elles aussi en danger, « à l’instar des singes laineux et des atèles à ventre blanc » espère Hélène.

Le projet a été réalisé avec la réserve nationale de Pacaya Samiria et constitue au Pérou la première étape du renforcement des  populations sauvages d’atèles. La Fondation 30 Millions d’Amis, qui soutient Ikamapérou depuis 2011, salue ce premier succès et vous tiendra informé des suites de cette formidable expérience.

En savoir plus sur Ikamapérou et les actions de la Fondation à l’étranger

*Union internationale pour la conservation de la nature

**Systèmes de suivi ou de repérage à distance d'un animal

Photo : © Ikamapérou