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Un troupeau à la dérive

Vous avez été nombreux à réagir suite à l'annonce par la presse d'un troupeau de bovins laissé à l'abandon aux abords de Dieppe (76). Une histoire qui s'est soldée violemment, la semaine dernière, par l'abattage des trois quart du troupeau. La Fondation 30 Millions d'Amis a enquêté pour mieux comprendre cette tragédie.

Vous avez été nombreux à réagir suite à l'annonce par la presse d'un troupeau de bovins laissé à l'abandon aux abords de Dieppe (76). Une histoire qui s'est soldée violemment, la semaine dernière, par l'abattage des trois quart du troupeau. La Fondation 30 Millions d'Amis a enquêté pour mieux comprendre cette tragédie.

Dans le petit village de Auppegard (76), la grogne est plus que perceptible. Depuis septembre 2008, une quarantaine de bovins sont laissés à l'abandon dans leur pâture. Régulièrement, un animal mort est signalé à la municipalité. Les habitants du coin font ce qu'ils peuvent : apporter un peu de foin, vérifier l'eau de l'abreuvoir, distribuer de vieux quignons de pain. Plusieurs d'entre eux alertent le maire de la commune, Jacques Deprez, lequel fait ce qu'il peut pour entrer en contact avec les propriétaires du champ et des bêtes.

Ce cheptel appartient à deux frères, les Collubre, propriétaires d'un château et de quelques hectares aux abords du village. Mais une querelle fait rage entre les deux hommes héritiers des lieux. Par conséquent, la ferme et ses terres sont laissées en friches tandis que les animaux sont livrés à eux-mêmes. Le petit chemin vicinal qui longe la pâture des bovins a été déserté par les promeneurs, "On en avait assez de passer par-là pour tomber sur un cadavre de vache tous les trois ou quatre jours", raconte Elisabeth Metais, voisine directe des frères ennemis.

Arrivée dans la région il y a 13 ans, Elisabeth elle est une des premières à réagir au sort des bovins. "Le maire m'a promis qu'il s'occuperait de la situation, quant aux gendarmes, ils m'ont tout bonnement traitée de folle", explique-t-elle. C'est que dans ces petits villages, il faut pouvoir ménager toutes les susceptibilités.

Les mois passent et l'hiver se fait de plus en plus rude. Elisabeth prévient le maire qu'elle va alerter les médias de cette situation et celui-ci prévient les services vétérinaires. Quelques agriculteurs voisins vont même tenter, à la mesure de leurs moyens, de sauver quelques bêtes. Tout d'abord en les nourrissant à l'aide de balles de foin, puis en en adoptant une demi douzaine. Mais le mal est déjà fait. Dans le champ, les vaches sont exsangues, faméliques, malades et les petits veaux tombent les uns après les autres terrassés par la faim et le froid.

Lorsque les médias arrivent, l'accueil qui leur est réservé par les propriétaires du troupeau est plus que dissuasif. Une journaliste de M6 se voit menacée de mort et entend clairement un coup de fusil déchirer l'air alors qu'elle essaye de repartir de la propriété. Quant à la Fondation 30 Millions d'Amis, l'accueil de la municipalité n'est pas meilleur : "Vous n'aurez qu'à lire les journaux", lance la jeune femme de la réception, "la situation a été réglée et j'ai autre chose à faire". Avant de raccrocher. Après s'être exprimé sur les ondes de RTL, le maire a choisi le silence. Par "situation réglée", la jeune femme de l'accueil a sans doute voulu mentionner l'abattage du troupeau en fin de semaine dernière par les services vétérinaires.

De son côté, Elisabeth Metais malgré sa détermination avoue être sur ses gardes : "Il faut se méfier des réactions ici... On se croirait parfois que XVIIIème siècle."

Informées le jour même de l'abattage du cheptel, les associations et fondations de défense animale n'ont malheureusement pu éviter le pire.

Commenter

  1. odin 28/01/2009 à 18:24:43

    sergiboubou tu crois encore au pere noel si ils sont condamne avec sursis ce sera deja beau

  2. sergioboubou 23/01/2009 à 20:48:35

    Ce qui c'est passé dans ce village ne m'étonne pas car le monde paysan à la querelle tenace ils ont des mentalités dignent du 19 ème siècle. La municipalité autant que les autorités  sont fautifs ainsi que la SPA  et les Services vétérinaires tout ce monde à laissé pourrir la situation jusqu'à l'irréparable. c'est une honte !!

    J'espère que les deux auteurs de ces faits passeront quelques temps " à l'ombre "   

    Que ceux qui ont portés secours comme ils ont put avec du foin et de l'eau en soit vivement remerciés.

    Quel n'est pas l'être le plus cruel de la terre que l'homme car doué d'intelligence et donc capable du pire.

  3. gamin51 21/01/2009 à 22:56:09

    Je trouve scandaleux de laissar des bovins mourir de faim et de froid, pour une histoire d' héritage.

    Encore une affaire de gros sous qui passe avant le bien être de ces pauvres animaux.Quelle honte!!!

  4. sancharram 20/01/2009 à 21:35:41

    c'est lamentable... et dire qu'ils ne seront même inquiètés !!! dans cette affaires les pouvoirs publics n'ont rien fait ou juste de quoi se couvrir. ceci montre l'indifférence totale de certain vis à vis de la protection et du respect d'un être vivant. en tout cas merci à tous les habitants qui ont faient leur possible pour venir en aide à ces pauvres êtres, l'issu de cette histoire me rend bien triste.

  5. érichris 20/01/2009 à 21:17:55

    abattre le cheptel...mais oui bien sur c était la solution!!...comment les services vétérinaires ont ils pu en arriver là?

    Eux aussi sont ils du XVIII ieme siecle?...incroyable!!

  6. annelise16 20/01/2009 à 16:40:49

    c est horible  Yell